Retour en images
Arma Jackson de retour à Lyon avec « No Man’s Land »
La « baby soul » du Lausannois a envoûté le Club Transbo.
De retour à Lyon avec No Man’s Land, Arma Jackson a posé sa « baby soul » sur la scène du Club Transbo pour une soirée douce et très personnelle. Retour en images par Gaël Bourida.

Plus d’un an après son passage à Bizarre! de Vénissieux, le Lausannois revenait à Lyon dans un contexte bien différent. Entre-temps, il a sorti No Man’s Land en février 2026, son troisième album, qu’il présente comme « son projet le plus personnel à ce jour » et s’est lancé dans une nouvelle tournée française pour le défendre. Le Club Transbo, salle à taille humaine dans le hall du Transbordeur, accueillait ce soir-là un artiste en pleine ascension et visiblement heureux d’être là.
Sur scène, Arma Jackson confirme ce que laissait déjà entrevoir sa musique : une présence tranquille, jamais dans la frime et qui laisse la place aux mélodies et aux mots. Sa « baby soul », comme il la nomme, prend tout son sens en live. La salle, réceptive dès les premiers instants, s’est rapidement laissée embarquer dans cet univers sensible, quelque part entre pop introspective et soul contemporaine.
Un artiste forgé entre chambre et scène
Formé dans l’intimité de sa chambre à Lausanne, Arma Jackson s’est construit à force d’expérimentations, de mélanges et de beaucoup de curiosité. Ses références ? Elles disent tout de sa singularité : Michael Jackson, Aznavour, Coldplay. Autant de modèles qui dessinent une musique hybride qui ne se laisse pas facilement étiqueter.
Récompensé aux Swiss Music Awards en 2021, il a depuis affiné son processus créatif avec le compositeur BlackDoe, son acolyte de longue date. Pour No Man’s Land, ils ont commencé à travailler ensemble en juin 2025, dans leurs habituels séminaires créatifs à Paris, aboutissant à un album cohérent de quatorze titres.
L’album dont il était question toute la soirée
No Man’s Land explore la santé mentale et la foi avec une honnêteté désarmante. Du manque de soutien de l’entourage jusqu’à la douceur du succès, Arma Jackson s’y livre comme jamais. Le disque s’appuie sur des collaborations de choix : Jok’air sur Guess What, morceau solaire porté en single, Youssoupha sur Feu et Tayron Kwidan’s sur Chicago. Des invités qui enrichissent le propos sans jamais effacer la voix centrale d’Arma Jackson.
En live, plusieurs titres de l’album ont trouvé une nouvelle dimension dont Feu notamment, avec ses relents de soul brûlante ou encore Grand Spectacle qui claque davantage sur scène qu’à l’écoute de l’album.
Si vous avez manqué ce passage au Transbordeur, sachez qu’il est prévu qu’Arma Jackson reviendra en région lyonnaise. Le 23 octobre, il sera au Toboggan (Décines) aux côtés de la révélation pop Camille Yembe. Une date à bloquer sans attendre.
Retour en images
Damso à la LDLC Arena : une œuvre totale pour refermer la boucle
Le rappeur a offert un sublime concert d’adieu au public lyonnais.
Damso s’est offert deux soirs à la LDLC Arena. On était présents sur la deuxième soirée, le 21 mai. On vous raconte. Retour en images par Gaël Bourida.

Damso s’est imposé comme l’une des figures majeures du rap francophone depuis ses débuts. Il se fait remarquer en 2016 avec Batterie Faible, unanimement salué pour sa plume introspective et son authenticité brute. L’année suivante, Ipséité le propulse au rang de superstar, notamment grâce au titre Macarena. Lithopédion (2018) confirme son talent de conteur avant que QALF (2020) n’assoie définitivement son influence sur la scène rap.
En 2025, il dévoile BĒYĀH, sorti le 30 mai, et annonce d’emblée la couleur sur ses réseaux : « BĒYĀH sera mon dernier album ». Ce sixième album studio compte 15 titres, dont un duo avec la chanteuse Sarah Ses qui faisait sa première partie à la LDLC Arena et un morceau intégrant de l’intelligence artificielle pour les chœurs. Un disque personnel, profond et soigné.
La sortie de l’album a été orchestrée avec une précision rare. À Cannes, Damso a monté les marches du festival pour accompagner R.E.M : Épisode 00, un court-métrage de science-fiction et de dystopie lié au projet musical. Le film d’une trentaine de minutes plonge le spectateur dans un univers complexe où, suite à un mystérieux phénomène, l’ancien système monétaire est remplacé par le BĒYĀH, un réseau neuronal interconnecté où l’énergie devient la nouvelle devise. Cinéma, musique, narration visuelle : la frontière entre les disciplines s’efface pour Damso.
Désireux de se lancer dans le 7e art, Damso réserve toutefois un dernier tour de piste à son public avec le BĒYĀH Tour. Une tournée d’une trentaine de dates à travers la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, avec une scénographie immersive et sensorielle à l’image de sa musique introspective et puissante.
À Lyon, le 21 mai, il a tenu sa promesse. Une scénographie impressionnante. Une ambiance obscure et ténébreuse, presque suspendue. Il avait annoncé « une scénographie inédite et immersive pensée comme une œuvre totale » et il n’a pas menti. Imaginé comme une pièce de théâtre en structure classique, le spectacle se déroule en cinq actes, 30 morceaux au total, portés par l’artiste et une troupe de danseurs. L’artiste belgo-congolais a proposé une mise en scène sombre et troublante dans un spectacle puissant et renversant.
Dix titres de BĒYĀH pour poser les fondations du soir, puis un retour progressif dans la discographie : J’ai Menti, QALF, Ipséité, Lithopédion, jusqu’aux premières heures de Batterie Faible. Et en bout de course, les classiques envoyés comme des uppercuts : Mwaka Moon, 911, Macarena et Morose qui ont fait vibrer la salle d’une seule voix, avant de disparaître sur KAKI.
Avec plus de 3,5 millions d’albums vendus et une plume qui a redéfini les codes du rap francophone, Damso n’aura rien laissé au hasard pour refermer ce chapitre. Ce soir-là à la LDLC Arena, il a offert bien plus qu’un concert avec un adieu à la hauteur du public lyonnais.
Retour en images
MadeInParis enflamme Bizarre! avec une soirée rap qui a tenu toutes ses promesses
MadeInParis nous a offert une soirée rap sensuelle et groove.
Le jeudi 30 avril dernier, Bizarre! à Vénissieux accueillait MadeInParis pour une soirée qui s’est avérée être exactement ce que les amateurs de rap sensuel attendaient. Retour en images par Gaël Bourida.

Avant que la tête d’affiche ne monte sur scène, le duo lyonnais 6na & LPR a assuré la première partie entre rap et R&B, qui a su convaincre le public rapidement.
MadeInParis est ensuite monté sur scène. Derrière ce pseudo se cache Dave Wayne, un véritable artiste protéiforme : rappeur, compositeur, réalisateur, ingénieur du son, graphiste et photographe, il maîtrise l’ensemble de la chaîne créative, de l’écriture au mixage en passant par la conception visuelle de ses projets. C’est d’ailleurs lui qui se trouve derrière le mixage de Djadja, le tube d’Aya Nakamura, avant de s’imposer en tant qu’artiste à part entière.
Sa mixtape Voulez-vous coucher avec moi (2022) représente la véritable révélation grand public, avec des titres rapidement appropriés sur TikTok et en streaming. Le titre Sex (Interlude) issu de ce projet atteint la 42ᵉ place des charts français et dépasse les frontières, générant des collaborations avec des artistes américains, allemands et espagnols. Depuis, l’EP Mourir peut attendre est sorti en octobre 2024 et un nouveau projet est annoncé pour 2026. Depuis, seul le titre 7 days de Boîte noire, sur lequel il fait une apparition avec Monsieur Nov est sorti.
L’univers de MadeInParis est immédiatement reconnaissable : un R&B caniculaire et explicite, des versets débordants de sensualité quelque part entre The Weeknd, Hamza et Luidji. Sur scène à Bizarre!, ce groove si particulier s’est facilement imposé, porté par une salle acquise à sa cause dès les premiers titres. L’ambiance était chaude, les tubes Las Vegas, Paranoia, Sex ou encore No Cap ont tous fait leur effet et le public n’a pas manqué de chanter chaque refrain. Une belle soirée rap, décontractée et bien sentie comme Lyon et Bizarre! savent en offrir.
Retour en images
Le duo Isha & Limsa d’Aulnay était au Transbordeur
Le duo revenait à Lyon avec un nouveau show.
Le 11 avril dernier, le Transbordeur accueillait Isha et Limsa d’Aulnay pour une soirée rap attendue de longue date. Une date initialement prévue en mai 2025 mais qui a finalement tenu toutes ses promesses pour les fans un peu moins d’un an plus tard. Retour en images par Gaël Bourida.

Deux carrières solos, une même logique
Après une première carrière sous le pseudonyme de Psmaker, le rappeur belge Isha revient sur le devant de la scène au milieu des années 2010 avec la trilogie d’EP La Vie Augmente, publiée entre 2017 et 2020. En avril 2022, il sort son premier album studio, Labrador Bleu. Son style se distingue par un flow posé, une voix grave et une écriture très personnelle, qualifiée par lui-même de « thérapeutique et introspective ».
De son côté, Limsa est originaire de la cité des Emmaüs à Aulnay-sous-Bois. Il fait ses premiers pas dans le rap à 17 ans en apparaissant sur la compilation Brigade des mineurs du label Karismatik en 2007. Sa véritable exposition arrive en 2020 avec la trilogie d’EP Logique, dont les trois volumes paraissent jusqu’en 2022.
« Bitume Caviar » : le projet qui a tout lancé
S’ils se connaissent depuis longtemps, c’est sur le titre Starting Block, sorti en 2020 sur Logique Part.2 de Limsa, qu’a lieu leur première collaboration. Leur rencontre remonte en réalité à 2018 lors d’un concert à La Maroquinerie à Paris où le rappeur Sopico les a mis en relation.
Du succès de leurs featurings et d’une amitié grandissante naît l’idée d’un album commun, Bitume Caviar Vol.1, sorti le 1er décembre 2023. Ce projet de 13 titres se distingue par un mélange de sens de la formule et de mélodie dans une complémentarité rare. La presse spécialisée y a vu quasi unanimement l’un des meilleurs albums communs du rap francophone, saluant l’alchimie entre les deux artistes. En décembre 2025, soit deux ans plus tard, un Vol.2 est venu prolonger l’aventure.
Forts d’une première tournée sold out à deux, ils sont revenus sur scène avec un nouveau show à partir de la rentrée 2025. La date lyonnaise du 11 avril s’inscrivait dans cette continuité.
-
Concertsil y a 2 semainesLe concert de Patrick Bruel à Lyon annulé ?
-
Retour en imagesil y a 4 semainesMadeInParis enflamme Bizarre! avec une soirée rap qui a tenu toutes ses promesses
-
Festivalil y a 1 moisLe Nantua Fest fête ses 5 ans avec une programmation ambitieuse
-
Concertsil y a 6 joursQui fera la première partie de Doja Cat à la LDLC Arena ?
-
Retour en imagesil y a 2 semainesDamso à la LDLC Arena : une œuvre totale pour refermer la boucle
-
Footballil y a 3 semainesCherki, Barcola, Gusto : trois lyonnais sélectionnés pour la Coupe du Monde 2026
-
Festivalil y a 3 semaines10 raisons d’aller aux 24H de l’INSA ce week-end
-
Festivalil y a 4 semainesLe Lyon Antifa Fest de retour les 10 et 11 décembre 2026
