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Damso à la LDLC Arena : une œuvre totale pour refermer la boucle

Le rappeur a offert un sublime concert d’adieu au public lyonnais.

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Damso s’est offert deux soirs à la LDLC Arena. On était présents sur la deuxième soirée, le 21 mai. On vous raconte. Retour en images par Gaël Bourida.

On était présents au tout dernier concert de Damso à Lyon. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Damso s’est imposé comme l’une des figures majeures du rap francophone depuis ses débuts. Il se fait remarquer en 2016 avec Batterie Faible, unanimement salué pour sa plume introspective et son authenticité brute. L’année suivante, Ipséité le propulse au rang de superstar, notamment grâce au titre Macarena. Lithopédion (2018) confirme son talent de conteur avant que QALF (2020) n’assoie définitivement son influence sur la scène rap.

En 2025, il dévoile BĒYĀH, sorti le 30 mai, et annonce d’emblée la couleur sur ses réseaux : « BĒYĀH sera mon dernier album ». Ce sixième album studio compte 15 titres, dont un duo avec la chanteuse Sarah Ses qui faisait sa première partie à la LDLC Arena et un morceau intégrant de l’intelligence artificielle pour les chœurs. Un disque personnel, profond et soigné.

La sortie de l’album a été orchestrée avec une précision rare. À Cannes, Damso a monté les marches du festival pour accompagner R.E.M : Épisode 00, un court-métrage de science-fiction et de dystopie lié au projet musical. Le film d’une trentaine de minutes plonge le spectateur dans un univers complexe où, suite à un mystérieux phénomène, l’ancien système monétaire est remplacé par le BĒYĀH, un réseau neuronal interconnecté où l’énergie devient la nouvelle devise. Cinéma, musique, narration visuelle : la frontière entre les disciplines s’efface pour Damso.

Désireux de se lancer dans le 7e art, Damso réserve toutefois un dernier tour de piste à son public avec le BĒYĀH Tour. Une tournée d’une trentaine de dates à travers la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, avec une scénographie immersive et sensorielle à l’image de sa musique introspective et puissante.

À Lyon, le 21 mai, il a tenu sa promesse. Une scénographie impressionnante. Une ambiance obscure et ténébreuse, presque suspendue. Il avait annoncé « une scénographie inédite et immersive pensée comme une œuvre totale » et il n’a pas menti. Imaginé comme une pièce de théâtre en structure classique, le spectacle se déroule en cinq actes, 30 morceaux au total, portés par l’artiste et une troupe de danseurs. L’artiste belgo-congolais a proposé une mise en scène sombre et troublante dans un spectacle puissant et renversant.

Dix titres de BĒYĀH pour poser les fondations du soir, puis un retour progressif dans la discographie : J’ai Menti, QALF, Ipséité, Lithopédion, jusqu’aux premières heures de Batterie Faible. Et en bout de course, les classiques envoyés comme des uppercuts : Mwaka Moon, 911, Macarena et Morose qui ont fait vibrer la salle d’une seule voix, avant de disparaître sur KAKI.

Avec plus de 3,5 millions d’albums vendus et une plume qui a redéfini les codes du rap francophone, Damso n’aura rien laissé au hasard pour refermer ce chapitre. Ce soir-là à la LDLC Arena, il a offert bien plus qu’un concert avec un adieu à la hauteur du public lyonnais.

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Wallace Cleaver a offert au Transbordeur un concert cinématographique et engagé

Le concert s’inspire directement de l’univers de son court-métrage.

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Ce mercredi, Wallace Cleaver se produisait au Transbordeur de Villeurbanne devant une salle comble. Bien avant le début du concert, le public est déjà massé devant la scène, impatient. Retour en images par Nils.

L’entrée de Wallace Cleaver. • © Nils – Le Radar Lyonnais

Les lumières s’éteignent et le concert s’ouvre sur « Ça la vie ». Dès les premières notes, le public répond présent et l’énergie ne retombera pas jusqu’à la fin du set.

Côté visuel, la scénographie est particulièrement travaillée et soignée. Chaque séquence est pensée comme un tableau avec une vraie cohérence d’ensemble. Le spectacle rappelle directement l’univers de son court-métrage « Rework* » et confirme que l’artiste puise une large part de ses inspirations dans l’esthétique cinématographique. Un parti pris qui distingue nettement le concert d’un live classique.

Au cours de la soirée, des chants antifa s’élèvent dans le public. Wallace Cleaver ne laisse pas passer le moment et prend position sans ambiguïté : « Fuck un facho », scande l’artiste.

Il prend aussi la parole sur des sujets plus personnels. Il évoque l’amour, l’importance d’oser parler quand on va mal et la nécessité de continuer à croire en l’espoir. Des interventions sincères, qui donnent au concert une dimension plus intime et tranchent avec l’intensité du reste du set. Sur scène, Wallace Cleaver se montre énergique et inspirant du début à la fin, porté par un public investi tout au long de la soirée.

Au final, un concert haut en couleur, qui allie propos engagé, moments d’émotion et exigence visuelle. Une date qui confirme l’identité forte de Wallace Cleaver, aussi bien sur le plan musical que sur le plan esthétique.

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Un public réceptif pour NeS au Club Transbo

Près de 600 personnes réunies pour le concert de NeS.

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Le vendredi 23 octobre, NeS était de passage au Club Transbo de Villeurbanne pour défendre son premier album, Des Pieds et des mains. Retour en images par Gaël Bourida.

© Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Originaire du Val-de-Marne, NeS s’est fait remarquer très jeune : à 17 ans, il sort sa première mixtape, N.E.S Vol 1, portée par le titre « Compresses ». Sa technique, héritée du freestyle, lui permet de mélanger ses influences du rap des années 90 aux codes actuels.

Après COSMIC, il passe un cap en 2022 avec LA COURSE, le projet de la révélation, défendu sur scène lors de tournées dans toute la France. Il sort ensuite ÇA VA ALLER puis POUR 2 VRAI, où son écriture devient plus introspective.

Un premier album plus personnel

Sorti le 13 mars 2026, Des Pieds et des mains est son premier album. Il lui a demandé dix-huit mois de travail. Le titre renvoie à l’idée d’équilibre, un fil rouge du disque : famille, amis, racines françaises et italiennes, relations. NeS y est plus vulnérable que sur ses projets précédents et dit s’être détaché de la compétition pour se concentrer sur ce qu’il a envie de raconter.

L’album compte 14 titres dont deux interludes consacrés à la famille et à l’entourage. On y trouve notamment « Mèrefils » et « Post-It » ainsi qu’une collaboration avec Muddy Monk sur « DMX ». La pochette est une peinture de l’artiste américain Nick Dahlen.

C’est donc cet album que NeS est venu défendre sur la scène du Club Transbo, où il a offert un très bon concert. Le public, réceptif, a répondu présent et l’ambiance était au rendez-vous. La tournée se poursuivra avec plusieurs dates dont une au Casino de Paris le 1er décembre puis à La Belle Électrique de Grenoble le 4 décembre.

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Les pépites de demain étaient aux Nouvelles Voix en Beaujolais 2026

Direction Villefranche à trente minutes de Lyon pour découvrir de nouveaux talents.

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Du 6 au 17 octobre, le festival Nouvelles Voix en Beaujolais a fait vibrer Villefranche-sur-Saône, à une trentaine de kilomètres de Lyon. Pour cette 22e édition, 24 concerts ont mis en lumière les artistes émergents. On a vécu les deux dernières grandes soirées, celles des vendredi 16 et samedi 17 octobre. Retour en images par Pauline Trentesaux.

Juste Shani face au public de Villefranche-sur-Saône. • © Pauline Trentesaux – Le Radar Lyonnais

Créé en 2005, le festival Nouvelles Voix est devenu en plus de vingt ans un rendez-vous de référence pour repérer les talents de demain. Pour cela, près de deux semaines de concerts sont organisés au Théâtre de Villefranche mais aussi dans plusieurs communes voisines comme Jassans-Riottier, Vaux-en-Beaujolais, Gleizé ou Tarare. Depuis plusieurs années, le festival a accueilli des artistes devenus ensuite très populaires : Stromae en 2011, Clara Luciani, Juliette Armanet et Eddy de Pretto en 2017 ou encore Angèle en 2018. De quoi donner envie d’aller y dénicher les noms à retenir.

À lire également : Eddy de Pretto de retour à Lyon avec un concert à la LDLC Arena

Les artistes de cette édition

La programmation a démarré mardi 6 octobre avec Lisa Claudie, suivie de Tallisker le lendemain. Rächel, Namaaskar et Mr Meon ont joué le jeudi 8 à Jassans-Riottier, puis Paolo. et Rächel le vendredi 9. Incendie et Emrode se sont produits à Tarare le samedi 10.

La deuxième semaine s’est ouverte mardi 13 avec un spectacle de Céline Milliat Baumgartner puis Lupo en soirée. Fleur sous bitume et les Lycéens de Claude Bernard ont pris la scène mercredi 14 avant Mauvaise Bouche, Thibaut et Léman jeudi 15 au Théâtre de Villefranche.

Le final a été réservé aux deux derniers soirs sur la grande scène du Théâtre : Juste Shani, Zélie et Ebony, finaliste de la Star Academy 2024 et tête d’affiche de cette édition, le vendredi 16, puis Ofé, Copycat et St Graal le samedi 17.

Ebony sur la scène des Nouvelles Voix. • © Pauline Trentesaux – Le Radar Lyonnais

Vendredi 16 octobre : Nuit Noire, Juste Shani, Zélie et Ebony

La soirée a démarré en douceur au Café du Théâtre. À 19h, en entrée libre, Nuit Noire est venue présenter son premier EP à Villefranche. À la croisée de la chanson et des musiques électroniques, elle propose des berceuses électroniques qui font penser à Emilie Simon ou Laura Cahen. Un moment intime, idéal pour se mettre dans l’ambiance avant la suite.

Direction ensuite la grande scène du Théâtre pour le gros de la soirée : trois artistes, trois univers, une même énergie. Juste Shani, rappeuse et productrice autodidacte, défend un rap aux textes soignés et aux messages forts, comme sur son EP Diamant Noir. Zélie, de son côté, déploie une pop électro brute et sans filtre. Elle a déjà rempli la Cigale et jouera à l’Olympia fin 2026. On pourra également la voir à La Rayonne dans quelques jours (c’est déjà complet !). Quant à Ebony, elle impose son mélange d’électro et de bouyon avec une vraie présence scénique entre chant et danse.

Du début à la fin, l’ambiance était au rendez-vous. Le public de Villefranche a répondu présent pour une soirée où le Théâtre a pris des airs de salle de concert. Chanson électro, rap et pop s’y sont côtoyés avec énergie et sans barrières.

Samedi 17 octobre : La Parade, Ofé, Copycat, St Graal et Cavale

Le samedi, retour au Café du Théâtre dès 19h, toujours en entrée libre, pour La Parade. Ce duo d’indie pop-rock né de la complicité de deux amis d’enfance marie une voix langoureuse à des guitares bondissantes, dans l’esprit de Parcels et MGMT. Un début de soirée solaire, parfait pour se mettre en jambes.

À 20h30, la grande scène a pris le relais avec un plateau pop et rock. Ofé y a apporté sa pop rock électrique, entre fragilité et tension. Copycat, révélation rock de la saison 2025-2026, connaissait déjà bien Nouvelles Voix : le duo formé de deux cousines, armé d’une basse, d’une guitare et d’une boîte à rythmes, y était déjà passé l’an dernier. St Graal, de son côté, mêle guitares incisives, pulsations électro et voix auto-tunée dans une skate pop dansante, avec en tête le titre Je t’emmènerai. Là encore, l’ambiance était électrique. Entre les guitares d’Ofé et de Copycat et les rythmes de St Graal, le public a vibré tout au long de la soirée.

Pour celles et ceux qui n’avaient pas envie de rentrer, rendez-vous à 23h30, toujours au Café du Théâtre et en entrée libre, pour le DJ set de Cavale. Chanteuse, auteure-compositrice et DJ, elle propose un set hybride, du hip-hop à la house en passant par l’indietronica, à l’image de son dernier disque Cowboy Mouth, Chapter 2, tout juste sorti. Une façon de prolonger la fête et de clôturer cette 22e édition en beauté.

Avec ces deux soirées, les Nouvelles Voix en Beaujolais ont une nouvelle fois tenu leur promesse : faire découvrir des artistes qui montent, dans une ambiance chaleureuse, avec des places à partir de 5 euros et à moins d’une heure de Lyon. On a déjà hâte de découvrir la prochaine édition !

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