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Trinix aux Nuits de Fourvière : pas mal non ? C’est lyonnais !
Les deux DJ lyonnais étaient de retour à Lyon.
Le théâtre antique de Fourvière a vécu l’une de ses soirées les plus électriques de l’été. Ce samedi, dans le cadre des Samedis des Nuits, le duo vénissian Trinix a enflammé le Grand théâtre devant un public conquis d’avance venu en nombre.

La date affichait complet depuis des semaines. Avant l’arrivée de Trinix, d’autres lyonnais avaient chauffé la scène : Dowdelin, quartet mêlant jazz, soul, électro et sonorités caribéennes et le mystérieux Plüm, producteur électro hip-hop qui se produit toujours masqué. Entre les sets, la DJ lyonnaise Cavale assurait la transition musicale pendant que les gourmands se retrouvaient du côté de l’Odéon autour des propositions du Lyon Street Food Festival.
Cette programmation 100 % locale n’est pas un hasard : pour son 80e anniversaire, les Nuits de Fourvière a fait le choix de mettre en lumière la scène musicale lyonnaise, en partenariat avec le festival Reperkusound.
Un retour à domicile pour Trinix
Interrogés par Le Progrès quelques heures avant de monter sur scène, Josh Chergui et Loïs Serre, qui se connaissent depuis l’enfance et qui travaillent toujours depuis leur studio de Vénissieux, ne cachaient pas leur émotion. Le duo a évoqué un rêve d’enfance qui se réalisait, se remémorant les sorties scolaires organisées jadis dans ce même théâtre. Ils ont également souligné leur attachement à Lyon et le sentiment que la scène locale mériterait d’être davantage mise en avant.

Habitués des plus grandes scènes internationales, de Tomorrowland à l’Olympia, les deux DJ ont confié ressentir une pression particulière ce soir-là : celle de jouer devant leurs proches, dont le grand-père de Loïs, 85 ans, qui découvrait son petit-fils sur scène pour la première fois.
Un show taillé sur mesure pour Lyon
Sur scène, Trinix a livré un set pensé spécialement pour l’occasion, à l’image de leur dernier album Origin, véritable tour du monde musical qui puise largement dans les sonorités sud-américaines. Le public a repris en chœur Emorio, tandis que la chanteuse argentine Natalia Doco est venue interpréter Quedate Luna aux côtés du duo. Le tube de l’été dernier, Vaitimbora, a également eu droit à son remix avant que le Lyonnais DJ Fly, plusieurs fois champion du monde de scratch, ne rejoigne la scène pour une véritable démonstration aux platines. La soirée s’est achevée sur un medley hommage à Daft Punk, faisant vibrer une dernière fois les 4 000 spectateurs du théâtre antique.
Après un Transbordeur complet au printemps, Trinix confirme dans sa propre ville, sa place parmi les valeurs sûres de la scène électro française.
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Un 51e anniversaire réussi pour les 24H de l’INSA
Les concerts, les courses et les animations des 24H de l’INSA ont rencontré un franc succès.
Les 22, 23 et 24 mai dernier, le campus de la Doua a vibré tout le week-end à l’occasion de la 51e édition des 24h de l’INSA. Entre concerts, animations et courses, le festival a une nouvelle fois tenu ses promesses dans une ambiance festive dont seuls les étudiants de l’INSA ont la recette.

Le vendredi soir, environ 9 000 festivaliers ont répondu présent pour lancer les festivités. Le lendemain, ils étaient près de 10 000 à investir le campus pour la soirée du samedi.
Côté musique, la line-up a une nouvelle fois joué la carte de la diversité entre pop, techno, rap et électro. Carbonne a ouvert le bal le vendredi soir, accompagné de Todiefor, Zélie, Gonzi ou encore Lauwend.
Le samedi, place au duo Ascendant Vierge, Sonny Rave, Liv del Estal et Bleu Soleil, sans oublier les propositions plus underground de l’Underground Stage dans un conteneur.
Un très gros coup de cœur pour Todiefor, venu enflammer la scène vendredi soir. Le producteur et DJ belge a proposé un set entre rap, techno et bass music, remixant au passage plusieurs titres de Vald, artiste avec lequel il a collaboré aux côtés de Vladimir Cauchemar. Il a également invité le Lyonnais Kaaz à le rejoindre sur scène.

Des animations gratuites pour toute la famille
En journée, plus de 80 animations gratuites ont attiré un public familial nombreux. Village des associations, ferme pédagogique, spectacle de jonglage, sérigraphie ou encore spectacle de magie : petits et grands ont pu profiter du campus transformé en terrain de jeu géant, loin de la seule ambiance festivalière nocturne.
Comme chaque année, les traditionnelles 24 heures de courses ont rythmé le week-end : course à pied, cyclisme, duathlon et triathlon ont réuni des participants venus tester leur endurance en solo, en compétition ou en loisir. Pour sa deuxième édition, la Color Run a rencontré un joli succès avec une centaine de coureurs réunis pour une course festive et colorée dans une ambiance bon enfant.

Un final en apothéose
Le week-end s’est achevé sur un spectacle de bobines Tesla puis, comme le veut la tradition, un feu d’artifice a clôturé le festival en beauté, rythmé par la musique et particulièrement réussi, offrant un dernier moment fédérateur à tous les festivaliers présents.
Le rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition des 24h de l’INSA qui continuera d’écrire l’histoire du plus grand festival étudiant de France.
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Le Positiv Festival s’offre une première lyonnaise explosive avec DJ Snake
Un des événements les plus attendus de 2026 a eu lieu samedi au Matmut Stadium.
Ce samedi 27 juin, le festival Positiv débarquait à Lyon pour une première édition au Matmut Stadium de Gerland avec en tête d’affiche un nom qui n’a pas besoin de présentation : DJ Snake. Le Matmut Stadium, habitué aux exploits sportifs du Lou Rugby, se transformait pour l’occasion en un club à ciel ouvert, accueillant des milliers de fêtards venus vivre l’une des soirées les plus attendues de l’été 2026. Retour en images par Roméo Couturier.

Déjà culte dans le sud de la France après avoir retourné les Arènes d’Orange et fait trembler l’Arena d’Aix, le mastodonte Positiv posait enfin ses valises à Lyon. Le défi était réel : le Matmut Stadium n’est pas pensé à l’origine pour le spectacle, contrairement à Orange et c’est justement ce défi qui animait les organisateurs : transformer cet espace en véritable lieu d’expérience.
Pari tenu. Dès l’ouverture des portes à 15h, un village éphémère avec foodtrucks, animations et stands s’installait le long de l’entrée avant que le show ne débute à 18h30 pour une nuit exceptionnelle.
Pardon My French : une renaissance en grandes pompes
Lancé en 2015 autour de DJ Snake, Tchami, Malaa et Mercer, le collectif Pardon My French avait pour mission de mettre en lumière la scène électronique française aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, une toute nouvelle équipe est en place pour réécrire l’histoire du projet et le show de Lyon marquait le premier chapitre de cette renaissance.
Figure majeure de la scène électronique mondiale, DJ Snake s’est fait une place parmi les plus grands avec ses hits planétaires et ses shows visuels parmi les plus impressionnants au monde. Quelques semaines plus tôt, il prenait le contrôle de la scène Quasar à Coachella 2026 avec son concept « Pardon My French » pour un cinquième passage au festival californien placé sous sa bannière.

Un plateau 100 % français entre électro, house et trap
Fidèle à l’ADN de Pardon My French, cette édition lyonnaise réunissait exclusivement des artistes français. Au-delà de DJ Snake, c’est un plateau soigneusement composé qui montait sur scène avec trois noms aux univers bien distincts.
Pour la première fois dans l’histoire du concept Positiv, le rap s’invitait officiellement à la fête avec Niska, pilier de la trap française. Une présence inédite qui élargissait sensiblement le public habitué aux soirées électro de la marque et qui confirmait l’ambition de l’organisation : rassembler tous les publics au sein d’un même événement.

Trym, figure incontournable de la nouvelle scène techno française, apportait quant à lui une dimension plus sombre et percutante avec une techno taillée pour les grands espaces puisqu’il avait notamment déjà rempli la Halle Tony Garnier. Sa musique a résonné dans tout le stade mais aussi dans tout Lyon et aux alentours avec des grosses lignes de basses.

L’objectif affiché de Positiv est clair : faire de ce rendez-vous un événement annuel incontournable à Lyon. Au vu de l’énergie déployée samedi soir au Matmut Stadium entre la scénographie, la programmation éclectique et la capacité à mélanger les genres sans perdre l’esprit, on a du mal à imaginer que Lyon n’ait pas sa date dans l’agenda Positiv l’été prochain.
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Miki et Theodora au Printemps de Pérouges : deux univers, un seul verdict
Deux des artistes féminines les plus en vue du moment sur la même scène.
Le samedi 28 juin, le parc du château de Saint-Maurice-de-Rémens, à une heure de Lyon, accueillait une soirée pop urbaine avec deux des artistes féminines les plus en vue du moment. Retour sur une double affiche qui restera dans les mémoires.

Miki : la pop laisse place au chaos (et c’est parfait)
Fondé en 1997, le Printemps de Pérouges s’est imposé comme un rendez-vous culturel estival majeur de la région et il n’est pas du genre à jouer la carte de la facilité. Programmer Miki en première partie de Theodora, c’était prendre un risque calculé : celui d’ouvrir la soirée avec une artiste que le grand public découvre encore mais dont la réputation scénique précède largement les charts.

Sur scène, un scorpion géant trône en fond de décor, clin d’œil à son EP Scorpion ascendant scorpion sorti il y a maintenant un an. Cette franco-coréenne de 27 ans, révélée à l’été 2024 avec le clip viral d’Échec et mat devant un Buffalo Grill, débarque dans une configuration réduite : son batteur est absent, seul un guitariste l’accompagne. Mais loin de plomber le show, la contrainte devient un atout. Pendant une heure, Miki dépouille ses titres de leur vernis pop pour les réinventer dans un registre électro-rock brut et physique.
Les titres de son EP Graou défilent. Miki Cowboy passe en version rock survoltée et quand elle emprunte le chapeau d’un fan au premier rang pour l’interpréter, la salle comprend à qui elle a affaire. Jtm encore, Poly-pocket, Échec et mat commencé allongée sur la scène, dans la sueur : chaque titre est une petite performance à part entière. Le moment le plus fort ?Particule, jouée au milieu de la foule, où elle réclame un circle pit comme si elle était la tête d’affiche d’un festival de metal. Nommée deux fois aux Victoires de la Musique 2026 dans les catégories Révélation Féminine et Révélation Scène, Miki n’a décidément rien d’une popstar sage.
Le public venu pour Theodora, qui ne la connaissait pas nécessairement, repart conquis. C’est peut-être ça, le vrai succès de la soirée.
Theodora : le marathon tant attendu
Il fallait mériter cette soirée. Theodora avait dû composer avec les aléas climatiques puisque la canicule avait déjà eu raison de son concert à Europavox à Clermont-Ferrand, annulé suite à une surchauffe de son matériel technique. On croisait les doigts pour Pérouges.

Aucun incident : la Boss Lady est au rendez-vous et le dispositif scénique impose d’emblée le ton avec une BBL Tower qui trône en fond de scène, des écrans géants qui habillent les côtés avec un effet vitrines d’Amsterdam assumé. Plusieurs danseurs et danseuses l’encadrent, deux musiciens assurent le live. Dès les premières secondes, Theodora prévient le public : « Je vais pas beaucoup parler pour qu’on puisse faire le maximum de morceaux. »
Theodora a remporté quatre Victoires de la Musique lors de la dernière cérémonie, établissant un record pour la soirée. Sur scène, elle justifie chaque trophée. L’oiseau rose perché sur son micro, elle entame le concert sur les titres les moins évidents de son album MEGA BBL. Une entrée en matière volontairement progressive qui joue sur la patience du public. Les médias décrivent son style comme extraordinairement varié, fusionnant bouyon, hyperpop, rap français, pop, afrobeat, zouk, dancehall et R&B. Ce soir, tous ces genres coexistent dans un même élan.
Puis les hits arrivent en cascade, sans respiration : Do U Wanna, Kongolese sous BBL, Mon Bébé, Pay, Zou Bisou, tous enchaînés. Lorsque la partie de Disiz sur Melodrama retentit, Theodora quitte brièvement la scène pour aller dédicacer le CD d’un fan au premier rang. Sur Ils me rient tous au nez, elle descend dans la foule. Les flashs de téléphones s’allument par dizaines dans les gradins. Elle a également profité de la soirée pour interpréter pour la toute première fois Be My Valentine, dont le clip avec Adèle Exarchopoulos venait tout juste de sortir la veille.
Le rappel enfonce le clou : Miss Kitoko et Fashion Designa referment une setlist sans faiblesse. « C’était génial. Elle a une bonne énergie sur scène et elle a joué tous ses plus gros titres », résume Camille, étudiante venue de Lyon spécialement pour l’occasion.
Seule fausse note de la soirée et elle est cocasse : à la fin du concert, l’écran affiche « Merci Europavox ». Un couac technique qui rappelle l’annulation de Clermont-Ferrand et qui fera sourire les amateurs d’ironie. Pérouges méritait son propre merci mais le public, malgré tout, a bien compris que la soirée était pour lui.

Le festival se clôturera demain, dimanche 28 juin, avec Louane, Luiza et Mentissa. Il reste encore des places.
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