Festival
Les Fêtes Escales reviennent à Vénissieux en juillet
Au programme : Lujipeka, Rokia Traoré, Vieux Farka Touré, et une journée familiale le 14 juillet.
Le festival gratuit des Fêtes Escales dévoile sa programmation pour sa 28e édition. Rendez-vous au parc Louis-Dupic à Vénissieux, à deux pas de l’Hôtel de Ville, pour deux soirées et une journée entre rap français, musiques du monde et folk.

Samedi 11 juillet : rap et pop urbaine
La soirée s’ouvrira avec Leonem, rappeur lyonnais passé par le dispositif Plan B de Bizarre!, qui inaugure cette 28e édition. Il cède ensuite la place à Asfar Shamsi à 21h, révélation du pop-rap français formée au Conservatoire de Strasbourg.
En tête d’affiche, Lujipeka. Trois ans après un concert annulé à cause des orages, il revient honorer cette dette avec le public vénissian. L’ancien membre du collectif Columbine est attendu avec son nouvel album Brûler Paris, qu’il avait déjà eu l’occasion de venir présenter au Transbordeur en début d’année.

Dimanche 12 juillet : sonorités maliennes
La journée du dimanche est placée sous le signe des musiques du monde avec un plateau dominé par deux figures majeures de la scène malienne. Dès 19h30, le duo de sœurs Malaka venu d’Auvergne ouvrira le bal avec leur folk soul aux voix envoûtantes.
Vieux Farka Touré, fils d’Ali Farka Touré, montera également sur scène avec son blues mêlant tradition songhaï, énergie rock et influences contemporaines. Il précède la tête d’affiche du soir, Rokia Traoré, attendue avec son spectacle Fifty-Fifty aux orchestrations épurées mettant en valeur sa voix et son jeu de guitare.
Le traditionnel feu d’artifice sera tiré le lendemain, le lundi 13 juillet, à 22h30 du stade Laurent-Gérin.

Mardi 14 juillet : journée familiale
Le 14 juillet commence à 11h30 avec Le Bal de Pat Kalla, un concert jeune public participatif où les musiciens réinterprètent en direct des classiques pour enfants dans des styles aussi variés que l’afro, le funk ou le rock. Place ensuite au pique-nique populaire.
L’après-midi, le duo Barkanan, deux frères multiinstrumentistes, propose leurs chansons folk françaises tout en intimité. La dictée de l’Espace Pandora aura également lieu avant que Kompa Doudou Chéri ne clôture les festivités avec du kompa haïtien.

Après une édition 2025 qui accueillait notamment Carbonne, Féfé et Flavia Coelho, les Fêtes Escales confirment une nouvelle fois leur appétit pour une programmation qui met à l’honneur les musiques urbaines et les sonorités du monde. Entrée gratuite et ouvert à tous.
Festival
Un nouveau festival d’humour débarque à Lyon en janvier 2027
Lyon peut-elle devenir la nouvelle capitale de l’humour ?
Lyon va accueillir pour la première fois le festival Drôlement Bien, du 14 au 17 janvier 2027. Né à Besançon, l’événement s’y est imposé comme le premier festival d’humour de France avant de s’installer désormais dans la métropole lyonnaise.

La première édition lyonnaise réunira 60 artistes pour 35 spectacles, avec au moins 25 000 personnes attendues. Parmi les noms à l’affiche : Philippe Caverivière, Marc Antoine Le Bret, Camille Chamoux, Paul de Saint-Sernin, Morgane Cadignan, Yann Guillarme, GiedRé, Ariane Brodier ou encore Fills Monkey. Une place spéciale sera également réservée aux artistes lyonnais, avec notamment un plateau 100 % local prévu le vendredi 15 janvier et des ateliers d’improvisation animés par Cécile Giroud, triple championne du monde de la discipline.
La programmation complète se déroule sur quatre soirées :
- Jeudi 14 : Thomas Angelvy, Kevin Levy, Ariane Brodier, Chloé Drouet, Ameziane, Gaetan Husson
Vendredi 15 : Philippe Caverivière, Moguiz, GiedRé, Morgane Cadignan, Le Filip, Amy London, Eliott Doyle, Matthieu Nina, Morgane Meli, Plateau 100 % Lyonnais
Samedi 16 : Yann Guillarme, Camille Chamoux, Fills Monkey, Emy, Guigui Pop, Lotfi Abdelli, Marc Antoine Le Bret, Thomas Poitevin, Yazid Assoumani, Brunch Comedy
Dimanche 17 : Paul de Saint-Sernin, Alexis le Rossignol, Nash, Ghislain Blique, Into the Black, Brunch Comedy
Les humoristes se produiront notamment à la Halle Tony Garnier, à la Bourse du Travail, au Radiant-Bellevue de Caluire et au Transbordeur de Villeurbanne. Au total, neuf salles de la métropole seront mobilisées pour l’occasion.

Au-delà du stand-up
Le festival ne se limite pas aux spectacles sur scène. Au programme également : projections de films cultes dans les cinémas Pathé, escape games, enquête dans la ville, ateliers de cuisine pour enfants autour du dessin animé Ratatouille, visites guidées décalées et le concept « humour dans le noir » dans lequel des humoristes se produisent dans l’obscurité totale autour d’un repas. Un volet plus social est aussi prévu avec des actions menées dans des établissements scolaires, des hôpitaux et des établissements pénitentiaires.
L’ambition est clairement affichée : « On a bon espoir que Lyon devienne la capitale française de l’humour à travers ce festival », déclare le directeur Hamid Asseila. Le projet est porté par NG Productions en association avec Bernard Brajoux, directeur des Derniers Couchés et Fanny Delacroix, directrice artistique du festival des Fous Rires de Bordeaux.
La billetterie est d’ores et déjà ouverte sur le site du festival. La programmation complète, notamment avec les noms des gagnants du tremplin, sera dévoilée à la rentrée de septembre 2026.
Festival
Les Francophonides 2026 : Jérémy Frérot et Amel Bent en têtes d’affiche
Le festival revient sur un seul soir au lieu de deux auparavant.
Le festival de musique francophone du sud-ouest lyonnais revient pour une 15ᵉ édition au parc Jean de la Fontaine d’Oullins-Pierre-Bénite le 12 septembre.

Créé en 2011 par l’Association des Échanges Francophones, les Francophonides ont pour vocation de célébrer la diversité culturelle et musicale de la francophonie, autour de la langue française comme fil conducteur. Après avoir pris ses marques à Vernaison, le festival s’est installé au parc Jean de la Fontaine à Oullins-Pierre-Bénite en 2021. Les deux soirées de concerts en plein air réunissent environ 2 500 personnes chaque soir.
Au fil des éditions, la programmation a accueilli de nombreux artistes confirmés. Des noms comme Bénabar, Hatik, Christophe Maé, Black M, Suzane, Tiken Jah Fakoly ou Louis Bertignac ont déjà figuré à l’affiche.
Quatre artistes annoncés pour cette 15e édition
Le premier nom annoncé est celui de Jérémy Frérot, l’une des figures de la pop française de ces dernières années. Révélé avec le duo Fréro Delavega, qu’il forme avec Florian Garcia à partir de 2011 et avec lequel il se fait connaître lors de la troisième saison de The Voice, il entame une carrière solo après la séparation du duo en 2017. Son troisième album solo, Gamin des sables, paraît en septembre 2024. Parmi les titres de ce nouvel album, on retrouve notamment Adieu, qui a rencontré un franc succès à l’été 2024.
Amel Bent, valeur sûre de la scène française depuis plus de vingt ans, est la deuxième tête d’affiche de cette 15e édition des Francophonides. Révélée en 2004 lors de la deuxième saison de Nouvelle Star, elle sort la même année son premier album Un jour d’été, dont le single Ma philosophie entre directement en tête des classements. En 2025, elle sort son huitième album, Minuit une, annoncé par le single Décharge mentale, dans lequel elle aborde notamment la question de la charge mentale des femmes.
Joseph Chedid représente, lui, une certaine tradition de la chanson française artisanale et indépendante. Fils de Louis Chedid et petit-fils de la femme de lettres Andrée Chedid, il est aussi le frère de Matthieu Chedid alias -M- et d’Anna Chedid alias Nach. Chanteur, multi-instrumentiste et producteur, il sort en janvier 2025 son troisième album, Hey Friend !, aux accents pop, rock et électroniques, dont le fil conducteur est la fraternité.
Enfin, Marla Fredonne complète l’affiche. Ce groupe de rock en français, originaire de la Loire, a été fondé en 2015. Fidèle à la tradition du festival qui réserve une place aux jeunes talents régionaux, leur présence à l’affiche s’inscrit dans la vocation des Francophonides de faire découvrir des artistes de la scène locale à travers leur tremplin.
Les Francophonides se tiendront le samedi 12 septembre 2026 au parc Jean de la Fontaine d’Oullins-Pierre-Bénite. Un tarif préférentiel est proposé aux habitants de la commune. Les places sont déjà en vente au prix de 38 euros.
Festival
Les Chants de Mars ont brillamment fêté leurs 20 ans à Lyon
Quel bilan pour cette édition anniversaire du festival des Chants de Mars ?
Pendant deux semaines, du 12 au 28 mars, le festival Les Chants de Mars a investi les salles lyonnaises pour célébrer un double anniversaire : vingt ans d’existence et dix ans du challenge des 24h du Mot. Pour cette édition anniversaire, le festival a proposé une programmation très riche, défendant une chanson francophone qui mêle pop, folk, électro, rock, rap et hip-hop.

Un festival ancré dans ses valeurs depuis deux décennies
Depuis vingt ans, Les Chants de Mars fait vibrer Lyon et ses alentours au rythme d’une chanson en mouvement : libre, engagée et profondément humaine. Organisé par la MPT des Rancy et la MJC du Vieux Lyon, le festival célèbre la diversité, favorise l’émergence et la découverte de nouveaux styles et talents tout en fédérant la scène professionnelle de la Métropole de Lyon et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à travers ses différents projets.
Pour cette 20e édition, le mot d’ordre était l’engagement : plus de 60 % d’artistes féminines ont été programmées et de nombreux projets collectifs ont rythmé ces deux semaines. Au-delà des concerts, des concerts jeune public, un cabaret queer, des créations intergénérationnelles et des rencontres professionnelles ont également animé la programmation.
MPL au Transbordeur : le phénomène pop grenoblois en tête d’affiche (13 mars)
Les soirées affichant complet n’ont pas manqué : MPL et la lyonnaise Lisa Claudie ont ouvert le bal le 13 mars au Transbordeur. Le groupe grenoblois, l’un des plus fédérateurs de la nouvelle scène chanson pop française, n’a plus rien à prouver. Formés de Cédric, Manu, Arthur, Julien et Andreas, les cinq amis rassemblent un public grandissant avec une musique sans réelle famille affiliée, décomplexée et libre, à califourchon entre la chanson acoustique, la pop et de légères influences urbaines ou électroniques.
Depuis leur victoire au Prix Claude Nougaro en 2012, leur ascension n’a cessé de s’accélérer. Leur quatrième album Bisou magique, sorti en février dernier, marque une nouvelle étape pour le groupe avec des collaborations avec Clou et Ben Mazué et une tournée qui affiche complet dans la plupart des villes. Avec ce nouvel album, le groupe poursuit une montée en puissance émotionnelle explorant l’amitié, l’enfance, l’amour et le manque à travers une pop aux textures plus aériennes et mélancoliques. Ainsi, le Transbordeur, plein à craquer, a offert à ces « empathiques enfants du désordre » un cadre à la mesure de leur popularité grandissante le 13 mars.

Zélie et Salut l’Orage à Rillieux-la-Pape (14 mars)
Le lendemain, la scène de la MJC Ô Totem de Rillieux-la-Pape accueillait deux visages d’une jeunesse musicale en pleine effervescence. Zélie développe une musique pop qualifiée d’urbaine et authentique, entre pulsations synthétiques et textures electro, portée par des textes directs et très personnels. Après son premier album Un million de petits chocs en 2024, elle a sorti en février 2026 Le cœur et sa dictature, un deuxième opus de quinze titres abordant des souvenirs d’adolescence, la relation avec son père, des troubles corporels et les violences sexistes et sexuelles. Parmi les titres de ce nouvel album, on retrouve Je ne serai jamais et Copines? qui sont de véritables singles. Une artiste en pleine ascension, attendue à l’Olympia en décembre prochain … et c’est déjà complet ! À Lyon, on pourra la voir aux 24H de l’INSA le mois prochain.

En première partie, Salut l’Orage a apporté sa propre énergie à la soirée. Ce duo stéphanois, formé par Maxime Chorel à la batterie et Lucas Pourrat à la guitare et au chant, construit son identité sur un rock urbain chanté en français, avec des influences puisées aussi bien dans le rock anglophone que dans la poésie des rappeurs français. Entre batterie, guitare et amplis, Salut l’Orage propose des chansons trash, sensibles et sincères, et des concerts survoltés qui transpirent la hargne. Un duo à surveiller de près (même s’ils viennent de Saint-Étienne !).

James Baker et son indie pop cinématographique à La Rayonne (18 mars)
Direction La Rayonne pour une soirée placée sous le signe de l’indie pop la plus singulière de la nouvelle scène française. Originaire de la banlieue parisienne, James Baker est un jeune artiste autodidacte qui s’est forgé une identité artistique unique en puisant dans un large éventail d’influences musicales, allant de l’indie pop à l’électro, en passant par le rock et le rap.
Sa particularité ? Une passion dévorante pour le cinéma qui irrigue toute sa démarche artistique. L’ancien YouTubeur a sorti en début d’année Romy Rose, un double EP conceptuel inspiré du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind, entre mélancolie pop et fulgurances électroniques avec des influences allant de Djo à Fontaines D.C. en passant par Daft Punk ou The Strokes. Des centaines de personnes s’étaient donc donné rendez-vous à La Rayonne, confirmant l’engouement grandissant autour d’un artiste qui refuse de plaire à tout prix mais qui touche juste.

Sam Sauvage à l’Épicerie Moderne : la révélation de l’année (19 mars)
La soirée du 19 mars à l’Épicerie Moderne affichait également complet. Sam Sauvage, révélation masculine de l’année aux Victoires de la Musique 2026, a retourné la scène de la salle de Feyzin avec Arkange en première partie.
Derrière ce nom de scène se cache Hugo Brebion, auteur-compositeur-interprète dont le style mêle pop, chanson française et électro, portés par une voix grave et une présence scénique singulière. Admirateur de Bob Dylan, d’Alain Bashung et de Zaho de Sagazan, Sam Sauvage peuple ses chansons de noctambules, de danseurs solitaires et de figures ordinaires ou fragiles, dans une pop oscillant entre rock 80’s et new wave. Il a sorti son premier album Mesdames, Messieurs ! le 30 janvier 2026 et a notamment assuré la première partie de Feu! Chatterton pour leur premier Bercy. Pour celles et ceux qui l’auraient manqué, il sera de retour au Transbordeur cette fois-ci, le 12 décembre.

La soirée de clôture au Transbordeur : la carte blanche de Terrenoire (28 mars)
Pour boucler ces deux semaines de festival, le Transbordeur a vibré au rythme d’une soirée de clôture placée sous le signe de la fraternité. Pour célébrer ses 20 ans, le festival a choisi de confier le parrainage de l’édition à Terrenoire.
Originaires du quartier Terrenoire à Saint-Étienne, les deux frères ont sorti l’année dernière l’album Protégé.e. En parallèle, ils ont imaginé une tournée en cohérence avec leurs valeurs : engagée, ancrée dans les territoires et pensée de manière écoresponsable. Leur lien avec les Chants de Mars est ancien : le festival les avait découverts en 2018, lorsqu’ils participaient au challenge des 24h du Mot, avant qu’ils ne reviennent en 2019 comme tête d’affiche de la soirée du FAIR. Cette fois-ci, le groupe était accompagné d’une chorale qui a surpris le public en se mettant dans les balcons du Club Transbo.

Pour leur carte blanche, les frères de Terrenoire ont réuni trois artistes de leur choix. Alma Rechtman, autrice compositrice à la voix rauque parfois à la limite de la rupture, porte des textes qui disent l’amour, l’abandon, la solitude et la colère douce dans un projet qui est une déclaration d’amour à la soul, au jazz, aux femmes et à la folk. Son premier EP est paru début 2026.

Steve Ibrahim, repéré très jeune dans les studios de répétition du 94, propose entre indie folk et R&B des productions minimalistes mêlant sonorités organiques et modernes, dans le sillage d’artistes tels que Bon Iver ou Mustafa, avec des textes chantés en français qui puisent dans son parcours personnel. Son premier EP L’Oiseau Bleu, sorti également en janvier, explore son enfance, ses relations amoureuses et sa foi avec une vulnérabilité maîtrisée et touchante.

Ofé, enfin, a apporté sa pop rock bouillonnante à cette nuit de clôture, complétant une affiche pensée comme un manifeste des liens qui unissent la région à une certaine idée de la chanson vivante.

Une 20e édition à la hauteur de l’enjeu
Au terme de ces deux semaines, le bilan est positif pour cette édition anniversaire. Vingt ans à tisser des liens entre artistes émergents, structures locales, publics fidèles et curieux de passage. Cette 20e édition a su honorer cette histoire tout en regardant vers demain avec une programmation qui n’a jamais sacrifié l’exigence artistique à la nostalgie. Rendez-vous en 2027 pour la suite !
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