Retour en images
Le duo Isha & Limsa d’Aulnay était au Transbordeur
Le duo revenait à Lyon avec un nouveau show.
Le 11 avril dernier, le Transbordeur accueillait Isha et Limsa d’Aulnay pour une soirée rap attendue de longue date. Une date initialement prévue en mai 2025 mais qui a finalement tenu toutes ses promesses pour les fans un peu moins d’un an plus tard. Retour en images par Gaël Bourida.

Deux carrières solos, une même logique
Après une première carrière sous le pseudonyme de Psmaker, le rappeur belge Isha revient sur le devant de la scène au milieu des années 2010 avec la trilogie d’EP La Vie Augmente, publiée entre 2017 et 2020. En avril 2022, il sort son premier album studio, Labrador Bleu. Son style se distingue par un flow posé, une voix grave et une écriture très personnelle, qualifiée par lui-même de « thérapeutique et introspective ».
De son côté, Limsa est originaire de la cité des Emmaüs à Aulnay-sous-Bois. Il fait ses premiers pas dans le rap à 17 ans en apparaissant sur la compilation Brigade des mineurs du label Karismatik en 2007. Sa véritable exposition arrive en 2020 avec la trilogie d’EP Logique, dont les trois volumes paraissent jusqu’en 2022.
« Bitume Caviar » : le projet qui a tout lancé
S’ils se connaissent depuis longtemps, c’est sur le titre Starting Block, sorti en 2020 sur Logique Part.2 de Limsa, qu’a lieu leur première collaboration. Leur rencontre remonte en réalité à 2018 lors d’un concert à La Maroquinerie à Paris où le rappeur Sopico les a mis en relation.
Du succès de leurs featurings et d’une amitié grandissante naît l’idée d’un album commun, Bitume Caviar Vol.1, sorti le 1er décembre 2023. Ce projet de 13 titres se distingue par un mélange de sens de la formule et de mélodie dans une complémentarité rare. La presse spécialisée y a vu quasi unanimement l’un des meilleurs albums communs du rap francophone, saluant l’alchimie entre les deux artistes. En décembre 2025, soit deux ans plus tard, un Vol.2 est venu prolonger l’aventure.
Forts d’une première tournée sold out à deux, ils sont revenus sur scène avec un nouveau show à partir de la rentrée 2025. La date lyonnaise du 11 avril s’inscrivait dans cette continuité.
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Wallace Cleaver a offert au Transbordeur un concert cinématographique et engagé
Le concert s’inspire directement de l’univers de son court-métrage.
Ce mercredi, Wallace Cleaver se produisait au Transbordeur de Villeurbanne devant une salle comble. Bien avant le début du concert, le public est déjà massé devant la scène, impatient. Retour en images par Nils.

Les lumières s’éteignent et le concert s’ouvre sur « Ça la vie ». Dès les premières notes, le public répond présent et l’énergie ne retombera pas jusqu’à la fin du set.
Côté visuel, la scénographie est particulièrement travaillée et soignée. Chaque séquence est pensée comme un tableau avec une vraie cohérence d’ensemble. Le spectacle rappelle directement l’univers de son court-métrage « Rework* » et confirme que l’artiste puise une large part de ses inspirations dans l’esthétique cinématographique. Un parti pris qui distingue nettement le concert d’un live classique.
Au cours de la soirée, des chants antifa s’élèvent dans le public. Wallace Cleaver ne laisse pas passer le moment et prend position sans ambiguïté : « Fuck un facho », scande l’artiste.
Il prend aussi la parole sur des sujets plus personnels. Il évoque l’amour, l’importance d’oser parler quand on va mal et la nécessité de continuer à croire en l’espoir. Des interventions sincères, qui donnent au concert une dimension plus intime et tranchent avec l’intensité du reste du set. Sur scène, Wallace Cleaver se montre énergique et inspirant du début à la fin, porté par un public investi tout au long de la soirée.
Au final, un concert haut en couleur, qui allie propos engagé, moments d’émotion et exigence visuelle. Une date qui confirme l’identité forte de Wallace Cleaver, aussi bien sur le plan musical que sur le plan esthétique.
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Un public réceptif pour NeS au Club Transbo
Près de 600 personnes réunies pour le concert de NeS.
Le vendredi 23 octobre, NeS était de passage au Club Transbo de Villeurbanne pour défendre son premier album, Des Pieds et des mains. Retour en images par Gaël Bourida.

Originaire du Val-de-Marne, NeS s’est fait remarquer très jeune : à 17 ans, il sort sa première mixtape, N.E.S Vol 1, portée par le titre « Compresses ». Sa technique, héritée du freestyle, lui permet de mélanger ses influences du rap des années 90 aux codes actuels.
Après COSMIC, il passe un cap en 2022 avec LA COURSE, le projet de la révélation, défendu sur scène lors de tournées dans toute la France. Il sort ensuite ÇA VA ALLER puis POUR 2 VRAI, où son écriture devient plus introspective.
Un premier album plus personnel
Sorti le 13 mars 2026, Des Pieds et des mains est son premier album. Il lui a demandé dix-huit mois de travail. Le titre renvoie à l’idée d’équilibre, un fil rouge du disque : famille, amis, racines françaises et italiennes, relations. NeS y est plus vulnérable que sur ses projets précédents et dit s’être détaché de la compétition pour se concentrer sur ce qu’il a envie de raconter.
L’album compte 14 titres dont deux interludes consacrés à la famille et à l’entourage. On y trouve notamment « Mèrefils » et « Post-It » ainsi qu’une collaboration avec Muddy Monk sur « DMX ». La pochette est une peinture de l’artiste américain Nick Dahlen.
C’est donc cet album que NeS est venu défendre sur la scène du Club Transbo, où il a offert un très bon concert. Le public, réceptif, a répondu présent et l’ambiance était au rendez-vous. La tournée se poursuivra avec plusieurs dates dont une au Casino de Paris le 1er décembre puis à La Belle Électrique de Grenoble le 4 décembre.
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Les pépites de demain étaient aux Nouvelles Voix en Beaujolais 2026
Direction Villefranche à trente minutes de Lyon pour découvrir de nouveaux talents.
Du 6 au 17 octobre, le festival Nouvelles Voix en Beaujolais a fait vibrer Villefranche-sur-Saône, à une trentaine de kilomètres de Lyon. Pour cette 22e édition, 24 concerts ont mis en lumière les artistes émergents. On a vécu les deux dernières grandes soirées, celles des vendredi 16 et samedi 17 octobre. Retour en images par Pauline Trentesaux.

Créé en 2005, le festival Nouvelles Voix est devenu en plus de vingt ans un rendez-vous de référence pour repérer les talents de demain. Pour cela, près de deux semaines de concerts sont organisés au Théâtre de Villefranche mais aussi dans plusieurs communes voisines comme Jassans-Riottier, Vaux-en-Beaujolais, Gleizé ou Tarare. Depuis plusieurs années, le festival a accueilli des artistes devenus ensuite très populaires : Stromae en 2011, Clara Luciani, Juliette Armanet et Eddy de Pretto en 2017 ou encore Angèle en 2018. De quoi donner envie d’aller y dénicher les noms à retenir.
À lire également : Eddy de Pretto de retour à Lyon avec un concert à la LDLC Arena
Les artistes de cette édition
La programmation a démarré mardi 6 octobre avec Lisa Claudie, suivie de Tallisker le lendemain. Rächel, Namaaskar et Mr Meon ont joué le jeudi 8 à Jassans-Riottier, puis Paolo. et Rächel le vendredi 9. Incendie et Emrode se sont produits à Tarare le samedi 10.
La deuxième semaine s’est ouverte mardi 13 avec un spectacle de Céline Milliat Baumgartner puis Lupo en soirée. Fleur sous bitume et les Lycéens de Claude Bernard ont pris la scène mercredi 14 avant Mauvaise Bouche, Thibaut et Léman jeudi 15 au Théâtre de Villefranche.
Le final a été réservé aux deux derniers soirs sur la grande scène du Théâtre : Juste Shani, Zélie et Ebony, finaliste de la Star Academy 2024 et tête d’affiche de cette édition, le vendredi 16, puis Ofé, Copycat et St Graal le samedi 17.

Vendredi 16 octobre : Nuit Noire, Juste Shani, Zélie et Ebony
La soirée a démarré en douceur au Café du Théâtre. À 19h, en entrée libre, Nuit Noire est venue présenter son premier EP à Villefranche. À la croisée de la chanson et des musiques électroniques, elle propose des berceuses électroniques qui font penser à Emilie Simon ou Laura Cahen. Un moment intime, idéal pour se mettre dans l’ambiance avant la suite.
Direction ensuite la grande scène du Théâtre pour le gros de la soirée : trois artistes, trois univers, une même énergie. Juste Shani, rappeuse et productrice autodidacte, défend un rap aux textes soignés et aux messages forts, comme sur son EP Diamant Noir. Zélie, de son côté, déploie une pop électro brute et sans filtre. Elle a déjà rempli la Cigale et jouera à l’Olympia fin 2026. On pourra également la voir à La Rayonne dans quelques jours (c’est déjà complet !). Quant à Ebony, elle impose son mélange d’électro et de bouyon avec une vraie présence scénique entre chant et danse.
Du début à la fin, l’ambiance était au rendez-vous. Le public de Villefranche a répondu présent pour une soirée où le Théâtre a pris des airs de salle de concert. Chanson électro, rap et pop s’y sont côtoyés avec énergie et sans barrières.
Samedi 17 octobre : La Parade, Ofé, Copycat, St Graal et Cavale
Le samedi, retour au Café du Théâtre dès 19h, toujours en entrée libre, pour La Parade. Ce duo d’indie pop-rock né de la complicité de deux amis d’enfance marie une voix langoureuse à des guitares bondissantes, dans l’esprit de Parcels et MGMT. Un début de soirée solaire, parfait pour se mettre en jambes.
À 20h30, la grande scène a pris le relais avec un plateau pop et rock. Ofé y a apporté sa pop rock électrique, entre fragilité et tension. Copycat, révélation rock de la saison 2025-2026, connaissait déjà bien Nouvelles Voix : le duo formé de deux cousines, armé d’une basse, d’une guitare et d’une boîte à rythmes, y était déjà passé l’an dernier. St Graal, de son côté, mêle guitares incisives, pulsations électro et voix auto-tunée dans une skate pop dansante, avec en tête le titre Je t’emmènerai. Là encore, l’ambiance était électrique. Entre les guitares d’Ofé et de Copycat et les rythmes de St Graal, le public a vibré tout au long de la soirée.
Pour celles et ceux qui n’avaient pas envie de rentrer, rendez-vous à 23h30, toujours au Café du Théâtre et en entrée libre, pour le DJ set de Cavale. Chanteuse, auteure-compositrice et DJ, elle propose un set hybride, du hip-hop à la house en passant par l’indietronica, à l’image de son dernier disque Cowboy Mouth, Chapter 2, tout juste sorti. Une façon de prolonger la fête et de clôturer cette 22e édition en beauté.
Avec ces deux soirées, les Nouvelles Voix en Beaujolais ont une nouvelle fois tenu leur promesse : faire découvrir des artistes qui montent, dans une ambiance chaleureuse, avec des places à partir de 5 euros et à moins d’une heure de Lyon. On a déjà hâte de découvrir la prochaine édition !
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