Festival
Les Vendanges Musicales 2026 : 9 000 spectateurs pour une 12e édition réussie
Ofenbach, Skip The Use, Suzane, Bekar, Gaëtan Roussel … étaient à Charnay le temps d’un week-end.
Du 17 au 19 septembre, la douzième édition des Vendanges Musicales a fait vibrer Charnay, aux portes de Lyon. Trois soirées à guichets fermés, 9 000 spectateurs et 11 artistes, de Gaëtan Roussel à Ofenbach en passant par Suzane, Skip The Use et Bekar : retour sur un week-end réussi.

Cette année encore, Les Vendanges Musicales ont affiché complet : 9 000 spectateurs en trois soirées, soit 3 000 festivaliers chaque soir pour 11 artistes à l’affiche. Chaque soirée a sa couleur : la chanson francophone le jeudi, le pop-rock le vendredi, le rap et l’électro le samedi. Et chaque soir, des talents émergents de la région côtoient des artistes confirmés : les deux lauréats du tremplin du festival ouvrent d’ailleurs les soirées du vendredi et du samedi.
Jeudi 17 septembre : la chanson francophone en ouverture
Pour sa soirée d’ouverture, consacrée à la scène francophone, le festival a affiché complet et réuni trois univers très différents.
Lisa Claudie a lancé les festivités avec son « bal des fous », un spectacle où elle fait vivre sur scène les personnages qui peuplent sa tête. Avec sa voix vibrante, ses kicks et ses basses techno, elle met en chansons des folies très humaines, peurs, excès et fragilités, comme autant de contes modernes. Un set libérateur pensé pour lâcher prise et danser.
Sam Sauvage a ensuite pris le relais. Révélation masculine aux Victoires de la musique 2026, il défendait son premier album, Mesdames, Messieurs !, sorti en début d’année. Avec son allure de dandy et son charisme, le jeune homme originaire du Pas-de-Calais a aussi fait rire le public : à force d’oublier le nom de la commune (Charnay), il a fini par la rebaptiser simplement « le Beaujolais ».
Entre deux concerts, le maire de Charnay, Olivier Mars, élu en mars dernier, a pris la parole devant une place du village comble : « Vous êtes 3000 ce soir, je ne peux malheureusement pas pousser les murs. »
En tête d’affiche, Gaëtan Roussel a fait une entrée remarquée. Il a commencé par « Marjolaine », qui donne son nom à son dernier album. Alors qu’il n’était pas encore sur scène, son visage apparaissait sur de grands écrans aux couleurs saturées. Le chanteur a ensuite déroulé ses plus grands titres, comme « Help Myself » ou « Dis-moi encore que tu m’aimes », sans oublier ceux de Louise Attaque, dont « Ton invitation », « Les nuits parisiennes » ou « Léa ». Sur « Je reste là », il a demandé au public d’allumer les flashs des téléphones pour former de « petites étoiles » et la place s’est illuminée. À la fin du concert, la foule a réclamé un rappel, avec « J’t’emmène au vent » en tête. Une prestation qui a conquis toute la place.
Vendredi 18 septembre : une soirée pop-rock entre émotion et furie
Deuxième soirée, deuxième complet : le vendredi était placé sous le signe du pop-rock avec quatre artistes aux univers bien distincts.
Fleur sous Bitume, l’un des deux lauréats du tremplin du festival, a ouvert la soirée. Le chanteur et guitariste franco-allemand, installé à Lyon, mêle rap pudique, pop et chanson française. Accompagné de son claviériste, il a livré des textes sensibles et offert à la place du village une belle découverte pour démarrer.
Adèle Castillon a pris la suite, pour ce qui était sa dernière date de festival de l’été. Passée de YouTube au duo Videoclub avant de se lancer en solo, elle a publié deux albums, Plaisir Risque Dépendance (2023) et Crèvecœur (2025). Proche de son public, elle a enchaîné ses titres phares, comme « Impala » ou « Alabama » sans oublier le tube de l’été, « Été avec toi ». Son troisième album, (Re)Belle, sortira le 20 novembre. Les Lyonnais pourront la retrouver au Transbordeur à Villeurbanne le 25 mars 2027, ainsi qu’à la LDLC Arena en 2028.
Suzane, elle, était déjà venue à Charnay en 2018. Elle est revenue avec un tout autre visage : un show millimétré, entourée de danseuses, loin de l’ambiance plus spontanée d’il y a quelques années. À l’exception de « SLT », extrait de son premier album Toï Toï, elle n’a interprété que des titres de Millénium, son dernier album sorti en septembre 2025. Dans ce disque électro-pop engagé, elle dénonce les violences sexistes, les injustices, les injonctions de la société tout en livrant un message d’espoir et en laissant place à la fête avec « Champagne » ou « Lendemain de fête ».
Puis est venu le moment le plus électrique du week-end avec Skip The Use. Le groupe lillois, qui présentait son sixième album Love & Anxiety, était en furie et a électrisé la place du village. Très bavard, Mat Bastard a échangé sans relâche avec le public avant de descendre dans la fosse pour lancer un circle pit, le deuxième de l’histoire du festival. Le groupe a ressorti son tube « Ghost » et rendu hommage à Catherine Ringer en reprenant « C’est comme ça » des Rita Mitsouko. Pour Skip The Use, c’était le dernier festival de l’été et le groupe s’est montré nostalgique devant un public qui en redemandait. Le rendez-vous est déjà pris à Lyon : le groupe sera au Radiant-Bellevue de Caluire-et-Cuire le 30 janvier 2027.
Samedi 19 septembre : rap et électro pour une clôture en beauté
Pour la dernière soirée, encore à guichets fermés, le public s’est nettement rajeuni avec une affiche tournée vers le rap et l’électro.
Leonem, rappeur lyonnais sélectionné lors du tremplin du festival, a ouvert la soirée. À la fois musicien, beatmaker et réalisateur, il s’approprie les codes du rap avec des sonorités inspirées de Kanye West, Kid Cudi ou Kendrick Lamar. Côté français, il puise ses inspirations du côté de Disiz et Médine. Sur scène, il a fait brandir au public les drapeaux de Grande Avenue Musique, son propre label indépendant.
Teddybear, présenté comme la révélation 2026, lui a succédé. À 24 ans, ce jeune artiste belge originaire de Mons puise dans la chanson française avec Jacques Brel comme influence majeure mais se voit souvent comparé à Stromae. Il a notamment assuré les premières parties de Clara Luciani, de Feu! Chatterton et de Julien Doré. Ce soir-là, il a présenté des titres de son premier album, Le plus beau, attendu le 30 octobre, ainsi que « Chaussures roses », qui l’a fait connaître. Pendant le concert, il a aussi annoncé qu’il se produirait au Transbordeur de Villeurbanne en mars 2027.
Place ensuite à Bekar, l’une des têtes d’affiche les plus attendues. Le rappeur lillois, qui cumule un demi-milliard de streams et deux disques d’or en seulement trois projets, a d’abord intrigué : beaucoup de spectateurs étaient sceptiques à l’idée d’entendre du rap à Charnay. Mais le charme a très vite opéré. Face à un public mêlant générations, il a lancé : « Y’a des jeunes, y’a des darons. J’adore les festivals comme ça, c’est les meilleurs festivals ». Au premier rang, de nombreux fans venus exclusivement pour lui, d’une communauté très engagée, reprenaient ses textes en chœur. Son set s’est surtout appuyé sur son album Alba, avec des titres comme « « Il existe un endroit » »Quand il neigeait encore », « Tourmente » ou « 2k17 » pour finir sur une nostalgie estivale. À la fin du concert, les commentaires du public parlaient d’eux-mêmes : beaucoup repartaient conquis.
Il revenait enfin au duo parisien Ofenbach de clôturer le festival. Dorian et César, le groupe qui fait partie des français les plus streamés au monde avec deux disques de diamant, 26 certifications platine et 22 certifications or, ont déroulé leurs plus gros tubes, en envoyant dès le début « Be Mine ». S’en sont suivis « Head Shoulders Knees & Toes », « Wasted Love » ou encore « Hurricane ». Le village de Charnay s’est transformé en immense dancefloor à ciel ouvert pour un final plus que réussi.
Une 12e édition réussie entre découvertes et têtes d’affiche
Avec 9 000 spectateurs sur trois soirées à guichets fermés, 11 artistes et une programmation qui a alterné chanson francophone, pop-rock, rap et électro, cette douzième édition des Vendanges Musicales confirme la place du festival dans le paysage culturel de la région lyonnaise. Chaque soirée a eu son temps fort : l’émotion de Gaëtan Roussel le jeudi, la furie de Skip The Use le vendredi puis la belle surprise Bekar et le final festif d’Ofenbach le samedi.
Pour les Lyonnais, plusieurs de ces artistes seront bientôt de retour près de chez eux : Skip The Use au Radiant-Bellevue le 30 janvier 2027, Adèle Castillon et Teddybear au Transbordeur en mars 2027 et Suzane à la Halle Tony Garnier. En attendant la prochaine édition, Les Vendanges Musicales ont prouvé qu’un village de 1 000 habitants pouvait faire danser, chanter et vibrer 3 000 personnes chaque soir.
Festival
L’édition 2027 du Lyon Bière Festival annulée
Un rendez-vous de moins au calendrier pour les amateurs lyonnais de bière artisanale.
Le Lyon Bière Festival n’aura pas lieu en 2027. Les organisateurs ont annoncé mercredi 21 octobre 2026 qu’ils mettaient le festival en pause, alors que la 10e édition approchait.

En cause, la fermeture du Double Mixte, à Villeurbanne. Ce vaste espace de 10 000 m², qui accueillait le festival depuis 2024, doit laisser place à un complexe de padel avec une douzaine de pistes.
Ainsi, sans nouveau lieu capable de recevoir les exposants et le public dans de bonnes conditions, l’équipe a préféré arrêter. Dans leur communiqué, les organisateurs parlent d’une décision difficile mais qui leur semble la bonne : « Plutôt que de continuer à tout prix, nous préférons nous arrêter là ». À ce stade, aucun nouveau lieu ni date de retour n’a été annoncé.
Neuf éditions de bière artisanale à Lyon
Créé en 2016, le Lyon Bière Festival était devenu le grand rendez-vous de la bière artisanale à Lyon. Passé par L’Embarcadère, puis par La Sucrière à Confluence, il s’était finalement installé au Double Mixte à partir de 2024.
Chaque année, le festival attirait entre 8 000 et 1000 visiteurs ainsi qu’une centaine de brasseurs français et européens qui venaient présenter leurs créations avec des dégustations, des animations, des conférences et des rencontres avec le public. La dernière édition s’est tenue les 24 et 25 avril 2026.
Les organisateurs remercient le public pour son énergie et sa fidélité et promettent que les souvenirs de ces éditions resteront. Pour les amateurs de bière artisanale, c’est un rendez-vous de moins au calendrier lyonnais en 2027.
Festival
Musilac ouvre une partie de sa billetterie ce jeudi
David Guetta sera la tête d’affiche de l’édition 2027.
Le festival d’Aix-les-Bains ouvre ce jeudi 22 octobre la billetterie de l’édition 2027 pour la date du 11 juillet avec David Guetta.

Musilac passe à la suite. Ce jeudi 22 octobre, le festival ouvre sa billetterie pour la journée du dimanche 11 juillet 2027 qui clôturera l’édition. Rendez-vous sur l’Esplanade du Lac, à Aix-les-Bains, du 8 au 11 juillet pour les 25 ans du festival. De nouveaux noms doivent aussi être annoncés ce jour-là.
La date du 11 juillet est celle de David Guetta. Musilac avait dévoilé sa venue dès le 22 juin, avant même le début de l’édition 2026. La prévente, ouverte quelques jours plus tard, avait bien fonctionné. Le DJ français revient à Musilac douze ans après son dernier passage, en 2015. Il ne fera que trois festivals en France en 2027 : Garorock, Main Square et Musilac.
L’an dernier, le festival avait mis les petits plats dans les grands : Katy Perry le jeudi, Orelsan le vendredi, Gorillaz et Jamiroquai le samedi, Bigflo & Oli en clôture le dimanche. Charlotte Cardin, Lost Frequencies et Cassius complétaient l’affiche.
Festival
Le Jarring Fest’ passe à prix libre
Une grille solidaire pour les tarifs a été mise en place.
À quelques jours de son ouverture, le festival lyonnais met en place une grille solidaire. Chacun pourra entrer, quel que soit son budget.

Le Jarring Fest’ revient à Lyon du 14 au 16 octobre, mais pas tout à fait comme prévu. Les organisateurs ont annoncé que le festival passait à prix libre. Les places sont offertes et le public est invité à contribuer selon ses moyens.
Une décision assumée
L’annonce s’accompagne d’un constat sans détour. « Soyons transparents. Les préventes ne décollent pas. On peut pas rester les bras croisés. Alors plutôt que de laisser le prix d’un billet devenir un obstacle, on ouvre les portes. Cette année, on met en place une grille solidaire pour le Jarring Fest’ », expliquent les organisateurs dans leur post Instagram.
Cette décision est à replacer dans le contexte de la rentrée : des fins de mois qui arrivent plus tôt, des prix qui augmentent et une jeunesse qui descend dans la rue pour réclamer un avenir. Dans ces conditions, disent-ils, il n’était pas question de demander au public de choisir entre ses courses et une soirée de musique.
Comment ça marche ?
Des billets à 0 € et des billets à moitié prix sont créés en plus des tarifs habituels, notamment sur la billetterie Shotgun. La grille repose sur trois repères à commencer par la gratuité à 0€, le tarif solidaire à moitié prix et le prix « juste » à 100%.
Toutefois, les organisateurs rappellent que la musique n’est pas gratuite pour autant. Derrière chaque concert, il y a des artistes, des techniciennes et des techniciens, des bénévoles et une équipe qui travaille toute l’année. Ils invitent donc le public à donner « ce que la soirée vaut » pour lui, que ce soit un euro, dix, cinquante ou rien si le mois ne le permet pas, sans avoir à se justifier. Les contributions serviront à rémunérer celles et ceux qui font le festival et à lui permettre d’exister l’an prochain.
Pour celles et ceux qui avaient déjà pris leurs billets, les organisateurs les remercient d’avoir fait confiance au festival avant tout le monde. Deux options leur sont proposées : être remboursé intégralement ou laisser son billet comme contribution solidaire, ce qui permettra à d’autres de venir.
Derrière le Jarring Fest’, on retrouve Jarring Effects qui se définit comme une coopérative indépendante. Elle défend l’idée que la culture doit rester un espace commun, « plus encore quand les temps se durcissent ».
Trois soirs, trois lieux
Pour cette édition, le Jarring Fest’ propose trois concerts et performances poétiques dans trois lieux différents.

Mercredi 14 octobre : Alliance Française de Lyon
La soirée d’ouverture met à l’honneur Lwanbe entre hip-hop, bass music, maloya, salegy et électronique. Elle présente à Lyon, en première, son live KAPOK, tiré de son premier album à paraître chez Galant Records. Un cocktail d’ouverture est prévu.
Jeudi 15 octobre : Salle des Rancy
Cette soirée est placée sous le signe de la poésie. La Peau Douce mêle poésie queer, spoken word et électronique radicale (acid techno, noise) avec une nouvelle création après son passage remarqué en 2023. ECRIRE en Y – Le Parchemin, avec la musicienne Jasmine, propose une performance où les textes se déploient sur de longs rouleaux de calque. L’Espace Pandora, organisateur du festival Magnifique Printemps, présentera une restitution des ateliers d’écriture menés en amont les 1er, 8 et 15 octobre à la MPT des Rancy. Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous sur inscription.
Vendredi 16 octobre : Le Marché Gare
Les Mamans du Congo & Robin présentent WA SANGI (« Écoute la forêt »), un spectacle entre chant polyphonique, danse, percussions traditionnelles et électronique, tiré de leur album à paraître début octobre. Puis, on retrouvera Sharouh avec un live entre héritages arabes et judéo-arabes et textures électroniques, accompagnée de Yaelllavie et Ysk Parchem. Ce sera sa première fois à Lyon en formule trio.
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