Concerts
Le concert de Patrick Bruel à Lyon annulé ?
Le maire de Lyon a appelé à l’annulation du concert du chanteur.
Visé par plusieurs enquêtes pour viol et agression sexuelle, Patrick Bruel fait face à une pression croissante pour annuler sa tournée de cinquante-huit dates. À Lyon, le maire Grégory Doucet a pris position. La LDLC Arena, elle, renvoie la décision aux organisateurs.

Le chanteur doit se produire le 19 novembre 2026 à la LDLC Arena dans le cadre de sa tournée « Alors regarde 35 » célébrant les trente-cinq ans de son album éponyme. Mais la tenue de ce concert est de plus en plus incertaine, au vu du contexte judiciaire qui entoure l’artiste.
Patrick Bruel est actuellement visé par au moins six plaintes pour agression sexuelle, tentative de viol et viol déposées en France, auxquelles s’ajoutent des plaintes au Canada et en Belgique. Au total, une trentaine de femmes ont témoigné publiquement, même si toutes n’ont pas saisi la justice. Des faits que le chanteur de 67 ans nie vigoureusement, affirmant n’avoir « jamais forcé » une femme à des relations sexuelles. En 2019, plusieurs plaintes et signalements avaient déjà été déposés, notamment par des masseuses, avant d’être classés sans suite faute de preuves fin 2020.
Grégory Doucet appelle Bruel à se mettre en retrait
Face à la multiplication des accusations, plusieurs maires de grandes villes françaises ont pris la parole cette semaine pour demander au chanteur de suspendre sa tournée. À Paris, Emmanuel Grégoire a été le premier à s’exprimer publiquement mercredi 20 mai, appelant Bruel à « mettre entre parenthèses sa carrière ». Ses homologues de Marseille et Nancy ont suivi dans la journée, rejoints par le maire de Brest, qui a demandé au chanteur d’agir « sans délai ».
À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a lui aussi pris position, bien qu’aucun concert ne soit prévu dans Lyon même mais à Décines. Interrogé par Lyon Capitale, il a estimé « préférable » que Patrick Bruel se tienne « à distance des salles de concerts pour permettre à la justice de faire sereinement son travail, dans le respect de sa présomption d’innocence et le respect de la parole des victimes ». Il a ajouté : « Monsieur Bruel doit comprendre l’émoi que provoque la tenue de ses représentations au vu des graves accusations portées à son encontre. À Lyon, comme ailleurs, la parole des femmes doit être écoutée, considérée et respectée. »
La LDLC Arena renvoie la balle aux organisateurs
Du côté de la LDLC Arena, la direction se montre plus prudente. La salle indique avoir « pris connaissance des accusations visant Patrick Bruel » et suivre « cette situation avec la plus grande attention », tout en rappelant que « la présomption d’innocence s’applique à ce stade ». Elle précise également « tenir à exprimer son respect pour la parole des femmes qui ont témoigné », avant de conclure que « dans l’attente d’une décision judiciaire, le choix du maintien ou de l’annulation du concert relève uniquement de la responsabilité des organisateurs ».

Un risque financier colossal
Derrière la question judiciaire et morale se pose aussi une question économique. La tournée de cinquante-huit dates, organisée et financée par 14 Productions, la société dont Patrick Bruel est le gérant, représente un investissement considérable. Si le chanteur annule de lui-même, c’est lui qui supporterait l’intégralité de la facture estimée à une dizaine de millions d’euros en prenant en compte les frais techniques et artistiques déjà engagés ainsi que les pertes pour l’ensemble de la chaîne : producteurs, salles, prestataires, restaurateurs et hôteliers.
Car si les producteurs ou les salles déclenchaient l’annulation de leur côté, ce seraient eux qui en assumeraient le coût ; une perspective que peu de structures peuvent ou veulent envisager. La situation est encore plus délicate pour les festivals qui, eux, achètent le concert et assument donc l’intégralité du risque financier.
Au Québec, trois dates prévues en décembre ont déjà été annulées par les organisateurs canadiens. En France, la tournée doit débuter le 16 juin à Paris. Pour l’heure, toutes les dates en France sont maintenues, y compris celle de Décines en novembre. Il reste encore quelques centaines de places disponibles pour le concert à la LDLC Arena.
Une pétition lancée fin avril par le collectif Salon féministe, appelant au retrait du chanteur, a déjà recueilli plus de 33 000 signatures.
Concerts
Radio Fuego organise une soirée pour son lancement officiel
Parmi les invités : Willy William, Lucenzo, FVDM, Bianca Costa, Bormin’, …
Le 17 juin 2026, la Fiducial Asteria accueillera le Viva Fuego Festival, la grande soirée inaugurale de Radio Fuego, radio spécialisée dans les sons latino, dance et urbain. Un événement sur invitation, gratuit, qui promet de réunir 3 000 convives.

Une radio née à Lyon
Anciennement connue sous le nom de Radio Capsao, la station a officiellement changé de nom et de propriétaire fin décembre 2024, devenant Radio Fuego. La couleur latino dynamique est conservée mais la radio évolue en ajoutant des tubes dance et urbain, avec l’ambition d’être « un média solaire, vivant et good vibes à échelle nationale ». Sous le slogan The Social Music, elle se veut multilingue et accessible, diffusée en DAB+ dans plus de 40 villes en France, Suisse et Belgique ainsi que sur application mobile et enceintes connectées.
Un plateau de stars internationales
Pour marquer les esprits, Radio Fuego a réuni une affiche solide, dominée par des artistes aux chiffres vertigineux.
Willy William ouvrira en grande pompe. DJ, chanteur et auteur-compositeur-interprète franco-jamaïco-mauricien, il est notamment l’auteur d’Ego, devenue en septembre 2023 la troisième chanson en langue française à dépasser le milliard de vues sur YouTube. C’est surtout son titre Mi Gente avec J Balvin, qui totalise plus d’un milliard de streams sur Spotify et 3,5 milliards de vues sur YouTube, qui l’a propulsé au rang des artistes français les plus écoutés dans le monde.
À ses côtés, Lucenzo, autre figure incontournable de la musique latine francophone. Il s’est imposé comme l’un des acteurs majeurs du kuduro à l’international, un style fusionnant les musiques d’Afrique lusophone, de folklore portugais et de sonorités électro. C’est avec Danza Kuduro en duo avec Don Omar que sa carrière a explosé, le titre figurant notamment dans la bande originale de Fast and Furious 5.
Côté électro, FDVM viendra représenter la scène house française. Ce DJ lillois s’est fait connaître grâce à un mélange d’influences des années 80, de la pop et du disco, évoluant vers les sons de la disco house. Sa carrière a pris un tournant décisif en 2017 avec le single Make It Right avant de le mener sur les scènes de Tomorrowland et de Coachella.
Le reste de l’affiche complète le tableau avec Dr Yaro, Bianca Costa, Samurai Jay, Bormin’, Avril Del Mar, La Coya, L2K ainsi que les DJs barcelonais Miquel Gonzalez et Hector Ortega.
Un tremplin est également organisé : le lauréat ouvrira le show.
Une soirée pensée comme un festival
Dès 18h, food trucks, animations karaoké live, performances de danseurs et surprises accueilleront les invités à l’extérieur. À partir de 19h15, le grand show prend place à l’intérieur de la salle : scénographie spectaculaire, écrans géants, shows inspirés du folklore d’Amérique latine, espace VIP, karaoké géant et des cadeaux à gagner dont des places pour les concerts de Bad Bunny, Karol G et Shakira.
L’événement est réservé aux invités. Pour tenter de gagner des places, il suffit d’envoyer le mot VIVA au 7 10 71 par SMS (service facturé 2 × 0,75 € + coût d’un SMS selon opérateur, réservé aux majeurs résidant en France métropolitaine). Plus d’infos sur le site de la radio.
Le rappeur lillois BEN plg vient de lancer une triple annonce sur Instagram : un nouveau morceau, un album à venir, et une tournée. « J’envoie une grünt, un album, une tournée de batard », écrit-il. Coup d’envoi le 26 novembre à Lyon, au Transbordeur.

De son vrai nom Thomas Léger, BEN plg est originaire de Tourcoing. À 34 ans, il cumule six albums depuis ses débuts en 2013, une réputation bâtie dans la durée, loin des coups d’éclat médiatiques. Sa musique colle au réel : écriture brute, images du quotidien, ton introspectif. Il a collaboré avec Sofiane Pamart, Soso Maness ou encore Lujipeka, et figure parmi les nouvelles voix du rap français.
2026, une année charnière
BEN plg est en pleine accélération. Il vient de sortir « Toujours un gamin », un single qui explore l’enfance sous un angle sincère et nostalgique ; le genre de titre qui lui réussit bien. Quelques jours plus tôt, il s’était produit sur le toit du Zénith de Lille pour une performance remarquée avec GRÜNT. Et en mai, il a annoncé ses deux premiers zéniths : Paris puis Lille. « Ce que j’annonce là, je pensais jamais le faire », écrivait-il alors, « choqué » par sa propre trajectoire. Une progression qui n’est pas sans rappeler celle de Bekar, lui aussi passé par la case des deux zéniths de Lille et Paris avant de s’imposer comme une référence.
Lyon, première date de la tournée
C’est au Transbordeur que BEN plg ouvrira cette tournée le jeudi 26 novembre. La salle de Villeurbanne est un cadre qui lui va bien : à la fois intime mais exigeante. Une date à surveiller de près pour ceux qui veulent le voir avant les grandes salles. Son dernier passage à Lyon remonte désormais à l’été dernier, lors du festival Woodstower.
La billetterie est déjà disponible sur Shotgun uniquement.
Concerts
Qui fera la première partie de Doja Cat à la LDLC Arena ?
C’est une chanteuse néerlandaise qui s’occupera de chauffer le public lyonnais.
Samedi, la LDLC Arena accueillera l’une des artistes les plus en vue de la scène pop et hip-hop mondiale : Doja Cat s’arrête à Lyon dans le cadre de son Ma Vie World Tour 2026, une tournée portée par son cinquième album Vie, sorti en septembre 2025.

Mais avant que Doja Cat n’entre en scène, une artiste de choix viendra chauffer la salle. C’est Naomi Sharon qui assurera la première partie du concert, qu’on surnomme également la « First Lady of OVO »

Née le 4 mars 1995 à Rotterdam, Naomi Sharon est une auteure-compositrice-interprète néerlando-caribéenne dont le son fusionne R&B éthéré et soul contemporaine. Issue d’une famille de musiciens avec un père DJ et une mère chanteuse, elle a d’abord fait ses armes dans la comédie musicale, jouant notamment dans Le Roi Lion et Dreamgirls, avant de quitter les planches pour se consacrer à l’écriture et à la musique solo.
C’est en 2019 que tout bascule : Drake la repère via un message Instagram, ce qui débouche en 2023 sur sa signature au label OVO Sound, dont elle devient la première artiste féminine. Son premier album, Obsidian, publié en octobre 2023, a été salué pour sa profondeur émotionnelle et la diversité de ses influences entre sensualité, chaleur et modernité avec une touche de nostalgie.
Elle a ensuite enchaîné avec l’Obsidian Tour, une tournée incluant des dates en Amérique du Nord et en Europe, avant de sortir le single Nothing Sweeter en janvier 2024, puis une collaboration avec DJ Snake intitulée Goodbyes en septembre de la même année.
Avec sa voix veloutée et un univers artistique soigné, Naomi Sharon s’impose comme l’une des révélations R&B les plus prometteuses de ces dernières années. Son passage à Lyon le 6 juin sera une belle occasion de la découvrir avant que Doja Cat ne prenne le relais.
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