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Rosalía enflamme Lyon pour la première mondiale de son Lux Tour
La star espagnole a lancé son Lux Tour à la LDLC Arena hier soir.
C’est Lyon que Rosalía a choisi de donner le coup d’envoi de son Lux Tour hier soir. Une première mondiale préparée en toute discrétion lors d’une semaine de résidence lyonnaise et pensée comme une véritable œuvre scénique, à mi-chemin entre concert pop, opéra et performance contemporaine.

Dès 20h50, l’entrée en scène de l’orchestre installé au cœur de la fosse donne le ton. Quelques minutes plus tard, la chanteuse apparaît dans une grande boîte, libérée par ses danseurs, vêtue d’un tutu et d’un débardeur blanc. Le premier acte, épuré et aérien, évoque les codes du ballet classique, où la danse occupe une place centrale.
Construit en plusieurs tableaux, le spectacle alterne constamment entre moments rythmés et séquences plus contemplatives. Fidèle à l’architecture de son album Lux, le show se déploie comme une pièce en plusieurs actes mêlant influences lyriques, flamenco, électro et pop expérimentale. Entre chaque partie, des intermèdes viennent enrichir l’expérience, entre mini concertos de l’orchestre et images de coulisses mettant en scène la troupe de danseurs.

Autre particularité notable : l’intégralité des chansons est surtitrée en français, renforçant la dimension théâtrale du spectacle et le rendant accessible à tous. Sur scène, Rosalía multiplie d’ailleurs les interactions dans plusieurs langues, s’adressant régulièrement au public en français mais aussi en espagnol et en anglais, allant jusqu’à lancer un « Wesh le 69 la trik » qui déclenche l’enthousiasme de la salle.
Au fil du concert, l’image initiale de ballerine sage laisse place à des tableaux plus audacieux. Parmi les moments marquants, une séquence où l’artiste se met en scène en Mona Lisa, reprenant Can’t Take My Eyes Off You face à des fans invités à monter sur scène, transformés en visiteurs de musée. Plus tard, elle rejoint le public pour interpréter Dios es un stalker au milieu de la foule, renforçant la proximité avec le public lyonnais. Le concert fait également la part belle à ses plus grands succès. L’enchaînement de Bizcochito et Despechà constitue l’un des temps forts les plus explosifs de la soirée, contrastant avec d’autres passages plus intimistes, comme lorsqu’elle s’installe au piano pour échanger avec le public venu des quatre coins du monde pour cette première mondiale.

Après près de deux heures, la fin du concert se veut spectaculaire : Rosalía se laisse tomber en arrière depuis des escaliers, rattrapée in extremis par un matelas géant, sous les acclamations. Elle revient ensuite pour un dernier titre, Magnolias, avant de quitter définitivement la scène. Avec ce lancement lyonnais, le Lux Tour s’impose déjà comme l’un des shows les plus importants de l’année et l’un des plus ambitieux de la carrière de Rosalía, confirmant sa volonté de repousser les frontières de la pop contemporaine.

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Le Transbordeur sous le charme de Yuston XIII
Le Transbo était plein à craquer pour voir le jeune artiste.
Un concert un dimanche, ça vous tente ? Malgré l’arrivée des beaux jours lyonnais, on a décidé de s’enfermer au Transbordeur en bonne compagnie, celle de Yuston XIII. Retour en images par Gaël Bourida.

On sait encore peu de choses sur Yuston XIII. Et pour cause, l’artiste cultive le mystère. Sa première véritable interview n’a été publiée qu’il y a quelques semaines dans les colonnes du Parisien. On y découvre que le rappeur, Liam de son vrai prénom, est âgé de 29 ans. Il a grandi en Espagne jusqu’à ses 18 ans avant de poursuivre ses études en France. Passionné de cinéma, il a également vécu sept ans à Lyon, où il a étudié dans une école d’ingénieurs. Un passage lyonnais qui donne une saveur particulière à cette date au Transbordeur.
Nagä, une ascension fulgurante
Pour ouvrir la soirée, le public découvre Nagä. Un nom encore récent sur la scène rap, mais dont la trajectoire s’accélère à grande vitesse. En décembre 2025, l’artiste publiait sur Instagram : « Il y a deux mois, j’étais à 67 auditeurs mensuels ». Quelques jours plus tard, il se retrouvait déjà sur scène au Zénith de Caen pour assurer la première partie de Orelsan. Une opportunité qui lui a offert une visibilité soudaine.
Ce dimanche, Nagä remet ça en ouvrant pour Yuston XIII. Mission réussie : le public lyonnais répond présent et se laisse rapidement emporter par son énergie.

Une entrée en scène théâtrale
Arrive ensuite Yuston XIII sur scène. Enfin, pas vraiment. Rentrent d’abord ses musiciens et le rappeur est bien accompagné : violoncelliste, altiste, violoniste, deux percussionnistes, et un musicien qui alterne entre piano et guitare. Puis apparaît enfin Yuston XIII, dissimulé derrière un grand portail installé au centre du décor. L’univers visuel est sombre, presque cinématographique, parfaitement en phase avec l’identité artistique du rappeur.
Après deux morceaux interprétés en fond de scène, l’artiste franchit finalement ce portail symbolique pour s’approcher du public. Les premiers rangs explosent immédiatement : beaucoup connaissent déjà les paroles par cœur.

Lyon au sommet de la tournée ?
« Vous avez de l’énergie à Lyon ! », lance-t-il avec un sourire. La température monte encore d’un cran lorsque résonne Dystopia, extrait de son EP Origine sorti en 2023.
Avant d’enchaîner avec Mirage, il lance un défi à la salle : « Depuis que je suis en tournée, je tiens un classement des villes où il y a le plus d’ambiance. Je compte sur vous pour être le meilleur public ! ». Verdict ? Il faudra attendre le lendemain. Sur ses réseaux sociaux, l’artiste écrira finalement : « Lyon, un des plus beaux concerts de ma vie ». Mission accomplie.
À mesure que le concert touche à sa fin, les chants du public redoublent : « Yuston ! Yuston ! Yuston ! ». Sans surprise, l’artiste revient pour un dernier moment suspendu. Il descend alors directement dans la fosse pour interpréter L’âme du Phoenix au milieu des spectateurs.

Avant de quitter la scène, il glisse : « Merci pour le souvenir qu’on a créé ce soir. J’espère vous revoir très vite, que ce soit ici, sur une autre date de la tournée ou à Bercy ». Si aucune nouvelle date lyonnaise n’a pour l’instant été annoncée, les fans pourront le retrouver cet été au Musilac, aux côtés notamment de Orelsan, Styleto et Miki.
Une séance de dédicaces écourtée
Après le concert, Yuston XIII prend le temps de rejoindre ses fans dans le hall du Transbordeur pour une séance de dédicaces. Un moment d’échanges malheureusement interrompu plus tôt que prévu.
Le lendemain, l’artiste explique la situation sur ses réseaux sociaux : « Hier soir, pendant la séance de dédicaces après mon concert à Lyon, une fan a eu des gestes très déplacés envers moi. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais elle s’est permise de me toucher à des endroits inacceptables. Ça m’a mis dans le mal. J’ai essayé de prendre sur moi pour continuer les dédicaces avec le reste du public, mais je n’y arrivais pas… ». Malgré cet incident, le rappeur conclut son message sur une note positive : « Mais quoi qu’il en soit, merci pour ce merveilleux concert Lyon. »
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Ambiance de feu au concert d’Airbourne au Transbordeur
Les australiens ont électrisé la salle villeurbannaise avec leur hard rock souvent comparé à AC/DC.
Hier soir, le Transbordeur affichait complet pour le retour très attendu d’Airbourne. Un an après leur passage dans la même salle en février 2025, le groupe australien de hard rock est revenu à Lyon pour une nouvelle déferlante sonore. Retour en images par Loïck Andujar.

Formé en 2003 par les frères Joel et Ryan O’Keeffe en Australie, Airbourne s’est imposé au fil des années comme l’un des groupes les plus explosifs de la scène rock mondiale. Leur style, souvent comparé à celui d’AC/DC, puise dans le hard rock classique des années 70 et 80 avec une énergie brute et une fougue résolument moderne.
Dès les premières notes, le ton est donné par l’infatigable Joel O’Keeffe, guitariste et chanteur du groupe. Dans une salle pleine à craquer, l’ambiance devient rapidement électrique. Sur scène, Airbourne privilégie le son brut et direct, fidèle à l’esprit du hard rock à l’ancienne. Les riffs puissants, les rythmiques martelées et les refrains fédérateurs s’enchaînent à toute vitesse, transformant le Transbordeur en une immense vague de headbangs. Face à eux, un public bouillant répond présent à chaque instant.
« On nous compare au meilleur groupe de rock encore en activité… Que veux-tu qu’on fasse ? Qu’on pleure et qu’on demande à être comparés à Coldplay ? », plaisante Joel O’Keeffe lorsqu’on évoque les comparaisons avec AC/DC. Une référence assumée, mais que le groupe dépasse sur scène avec un sens du spectacle et une intensité qui lui sont propres.
Avec des albums comme Runnin’ Wild, No Guts. No Glory., Breakin’ Outta Hell ou encore Boneshaker, Airbourne s’est forgé une solide réputation sur la scène hard rock internationale. Et mercredi soir, les Australiens l’ont une nouvelle fois prouvé.
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Rowtag, Ledouble et Gen ont brillé à Bizarre!
Les trois rappeurs ont retourné la salle de Vénissieux.
Le 28 février dernier, Bizarre! accueillait une soirée rap intense avec Gen, Ledouble et Rowtag. Retour en images par Mathis Fonvielle sur un concert marqué par trois univers distincts et une énergie brute.

Rowtag
La soirée débute avec Rowtag, rappeur lyonnais du label Gars Sûrs Municipaux. Sur scène, il impose rapidement son style direct et viscéral. Sa voix grave et son énergie débordante portent des textes ancrés dans un quotidien rude entre galère et lucidité. Habitué des scènes locales, il capte l’attention d’un public déjà réceptif à son rap conquérant.
Ledouble
En préshow, Ledouble apporte une autre couleur à la soirée. Originaire de Montpellier, il déroule une trap nonchalante nourrie d’influences américaines. Avec un flow relâché et des placements parfois déroutants, le rappeur joue avec les rythmes et les rimes, tout en conservant une attitude décontractée. Une performance qui confirme l’ascension du jeune artiste sur la scène rap, qui a déjà eu le droit à son propre Grünt (rien que ça !).
Gen
La soirée se conclut avec Gen, l’une des figures montantes du rap francophone. Le rappeur parisien propose un set dense avec une réelle introspection et surtout une énergie scénique débordante. Porté par des productions hybrides entre rap et électro, il navigue entre moments bruts et passages plus atmosphériques et légers. Une prestation marquée par une vraie connexion avec le public et une identité artistique affirmée.
Encore une fois, Bizarre! a réussi à réunir trois artistes aux sensibilités et aux signatures rap bien distinctes.
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