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Le Transbordeur sous le charme de Yuston XIII

Le Transbo était plein à craquer pour voir le jeune artiste.

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Un concert un dimanche, ça vous tente ? Malgré l’arrivée des beaux jours lyonnais, on a décidé de s’enfermer au Transbordeur en bonne compagnie, celle de Yuston XIII. Retour en images par Gaël Bourida.

Yuston XIII sur la scène du Transbordeur. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

On sait encore peu de choses sur Yuston XIII. Et pour cause, l’artiste cultive le mystère. Sa première véritable interview n’a été publiée qu’il y a quelques semaines dans les colonnes du Parisien. On y découvre que le rappeur, Liam de son vrai prénom, est âgé de 29 ans. Il a grandi en Espagne jusqu’à ses 18 ans avant de poursuivre ses études en France. Passionné de cinéma, il a également vécu sept ans à Lyon, où il a étudié dans une école d’ingénieurs. Un passage lyonnais qui donne une saveur particulière à cette date au Transbordeur.

Nagä, une ascension fulgurante

Pour ouvrir la soirée, le public découvre Nagä. Un nom encore récent sur la scène rap, mais dont la trajectoire s’accélère à grande vitesse. En décembre 2025, l’artiste publiait sur Instagram : « Il y a deux mois, j’étais à 67 auditeurs mensuels ». Quelques jours plus tard, il se retrouvait déjà sur scène au Zénith de Caen pour assurer la première partie de Orelsan. Une opportunité qui lui a offert une visibilité soudaine.

Ce dimanche, Nagä remet ça en ouvrant pour Yuston XIII. Mission réussie : le public lyonnais répond présent et se laisse rapidement emporter par son énergie.

Nagä, en première partie de Yuston XIII. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Une entrée en scène théâtrale

Arrive ensuite Yuston XIII sur scène. Enfin, pas vraiment. Rentrent d’abord ses musiciens et le rappeur est bien accompagné : violoncelliste, altiste, violoniste, deux percussionnistes, et un musicien qui alterne entre piano et guitare. Puis apparaît enfin Yuston XIII, dissimulé derrière un grand portail installé au centre du décor. L’univers visuel est sombre, presque cinématographique, parfaitement en phase avec l’identité artistique du rappeur.

Après deux morceaux interprétés en fond de scène, l’artiste franchit finalement ce portail symbolique pour s’approcher du public. Les premiers rangs explosent immédiatement : beaucoup connaissent déjà les paroles par cœur.

© Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Lyon au sommet de la tournée ?

« Vous avez de l’énergie à Lyon ! », lance-t-il avec un sourire. La température monte encore d’un cran lorsque résonne Dystopia, extrait de son EP Origine sorti en 2023.

Avant d’enchaîner avec Mirage, il lance un défi à la salle : « Depuis que je suis en tournée, je tiens un classement des villes où il y a le plus d’ambiance. Je compte sur vous pour être le meilleur public ! ». Verdict ? Il faudra attendre le lendemain. Sur ses réseaux sociaux, l’artiste écrira finalement : « Lyon, un des plus beaux concerts de ma vie ». Mission accomplie.

À mesure que le concert touche à sa fin, les chants du public redoublent : « Yuston ! Yuston ! Yuston ! ». Sans surprise, l’artiste revient pour un dernier moment suspendu. Il descend alors directement dans la fosse pour interpréter L’âme du Phoenix au milieu des spectateurs.

© Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Avant de quitter la scène, il glisse : « Merci pour le souvenir qu’on a créé ce soir. J’espère vous revoir très vite, que ce soit ici, sur une autre date de la tournée ou à Bercy ». Si aucune nouvelle date lyonnaise n’a pour l’instant été annoncée, les fans pourront le retrouver cet été au Musilac, aux côtés notamment de Orelsan, Styleto et Miki.

Une séance de dédicaces écourtée

Après le concert, Yuston XIII prend le temps de rejoindre ses fans dans le hall du Transbordeur pour une séance de dédicaces. Un moment d’échanges malheureusement interrompu plus tôt que prévu.

Le lendemain, l’artiste explique la situation sur ses réseaux sociaux : « Hier soir, pendant la séance de dédicaces après mon concert à Lyon, une fan a eu des gestes très déplacés envers moi. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais elle s’est permise de me toucher à des endroits inacceptables. Ça m’a mis dans le mal. J’ai essayé de prendre sur moi pour continuer les dédicaces avec le reste du public, mais je n’y arrivais pas… ». Malgré cet incident, le rappeur conclut son message sur une note positive : « Mais quoi qu’il en soit, merci pour ce merveilleux concert Lyon. »

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Le duo Isha & Limsa d’Aulnay était au Transbordeur

Le duo revenait à Lyon avec un nouveau show.

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Le 11 avril dernier, le Transbordeur accueillait Isha et Limsa d’Aulnay pour une soirée rap attendue de longue date. Une date initialement prévue en mai 2025 mais qui a finalement tenu toutes ses promesses pour les fans un peu moins d’un an plus tard. Retour en images par Gaël Bourida.

Limsa d’Aulnay (à gauche) et Isha (à droite). • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Deux carrières solos, une même logique

Après une première carrière sous le pseudonyme de Psmaker, le rappeur belge Isha revient sur le devant de la scène au milieu des années 2010 avec la trilogie d’EP La Vie Augmente, publiée entre 2017 et 2020. En avril 2022, il sort son premier album studio, Labrador Bleu. Son style se distingue par un flow posé, une voix grave et une écriture très personnelle, qualifiée par lui-même de « thérapeutique et introspective ».

De son côté, Limsa est originaire de la cité des Emmaüs à Aulnay-sous-Bois. Il fait ses premiers pas dans le rap à 17 ans en apparaissant sur la compilation Brigade des mineurs du label Karismatik en 2007. Sa véritable exposition arrive en 2020 avec la trilogie d’EP Logique, dont les trois volumes paraissent jusqu’en 2022.

« Bitume Caviar » : le projet qui a tout lancé

S’ils se connaissent depuis longtemps, c’est sur le titre Starting Block, sorti en 2020 sur Logique Part.2 de Limsa, qu’a lieu leur première collaboration. Leur rencontre remonte en réalité à 2018 lors d’un concert à La Maroquinerie à Paris où le rappeur Sopico les a mis en relation.

Du succès de leurs featurings et d’une amitié grandissante naît l’idée d’un album commun, Bitume Caviar Vol.1, sorti le 1er décembre 2023. Ce projet de 13 titres se distingue par un mélange de sens de la formule et de mélodie dans une complémentarité rare. La presse spécialisée y a vu quasi unanimement l’un des meilleurs albums communs du rap francophone, saluant l’alchimie entre les deux artistes. En décembre 2025, soit deux ans plus tard, un Vol.2 est venu prolonger l’aventure.

Forts d’une première tournée sold out à deux, ils sont revenus sur scène avec un nouveau show à partir de la rentrée 2025. La date lyonnaise du 11 avril s’inscrivait dans cette continuité.

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Anaïs MVA au Marché Gare : une soirée douce et sans filtre

Anaïs MVA a transformé le Marché Gare en confessionnal pop doux et sincère.

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Le 2 avril dernier, la salle du Marché Gare accueillait Anaïs MVA pour une soirée à son image : intime, sincère et portée par une communauté de fans qui connaissait chaque mot par cœur. Une parenthèse bienveillante en ce début du doux mois d’avril à Lyon. Retour en images par Gaël Bourida.

Anaïs MVA au Marché Gare, le 2 avril. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Une artiste à fleur de peau

Née sous le signe du Scorpion, Anaïs MVA baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Enfant, elle se tourne vers le violon pendant dix ans au conservatoire et apprend le solfège tout en se formant en autodidacte à la guitare, au piano et au chant. Après une adolescence en région parisienne, elle s’oriente d’abord vers la médecine. Étudiante en médecine à l’ULB à Bruxelles le jour et future star de la pop francophone la nuit, la trajectoire d’Anaïs MVA est aussi atypique que fascinante.

Car c’est bel et bien la musique qui finit par l’emporter. Autrice-compositrice-interprète de 23 ans, elle a déjà conquis de nombreux fans avec ses chansons aux thématiques parfois jugées « tabou ». Dans ses textes, elle parle de santé mentale, de troubles du comportement alimentaire et d’addictions et enrobe tout cela de textures pop. Ses morceaux, aux thèmes lourds et intimes, trouvent naturellement un écho auprès de nombreux auditeurs.

TikTok, journal intime et 30 millions de streams

Ce qui distingue Anaïs MVA dans le paysage pop français, c’est aussi la manière dont elle construit sa relation avec son public. Depuis ses débuts, elle invite ses fans dans son processus créatif en partageant sur TikTok des extraits de ses chansons en cours, sans filtre, accompagnée de son piano ou de sa guitare. Une transparence qui tient presque du journal intime : elle confie écrire sur sa vie personnelle, sur des thèmes qu’elle connaît de près et c’est en les sortant qu’elle s’est rendu compte que ça pouvait avoir un impact. Le résultat ? Plus de 30 millions de streams, une Cigale complète à Paris et des salles de plus en plus grandes en France, comme le Marché Gare à Lyon.

Après son premier EP Métastases sorti en 2023 et son EP Remède à l’été 2024, Anaïs MVA ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. C’est avec son troisième projet, Le lapin blanc, qu’elle se présente au Marché Gare. Un EP à la fois brumeux et lucide, où les émotions se faufilent entre les silences et les vertiges. Elle explique l’avoir écrit à un moment où elle était perdue dans sa vie personnelle, évoquant cette ligne fine entre le vertige et le monde réel, comme une forme de vulnérabilité. Les singles monde et vriller donnent le ton : une pop sensible et précise dans ses mots.

Anaïs MVA en live, ça donne quoi ?

L’ambiance, ce mercredi soir à Lyon, est exactement celle qu’on attendait. Pas de lasers ni de pyrotechnie ! Juste une artiste et ses chansons, face à un public acquis qui chante, qui sourit et qui se reconnaît dans chaque couplet. Les fans, déjà très nombreux et fidèles, forment cette communauté chaleureuse qu’Anaïs MVA a su tisser au fil des années sur les réseaux. Elle met des mots simples sur les maux d’une jeune génération en quête de sens et d’identification et entretient avec son public une proximité attachante.

Le concert s’écoule avec la douceur d’une confidence partagée. On repart avec cette impression souvent trop rare de nos jours : avoir assisté à quelque chose d’authentique.

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Les fans de Louis Tomlinson conquis à la LDLC Arena

Dix ans après One Direction, Louis Tomlinson a retrouvé ses fans lyonnais.

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Il y a dix ans, Louis Tomlinson remplissait des stades avec quatre autres garçons sous la bannière One Direction. Ce mardi 15 avril, il était de retour à Lyon, seul cette fois-ci mais toujours soutenu d’une fanbase qui ne lâche rien.

Louis Tomlinson à la LDLC Arena. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Louis Tomlinson est l’un des cinq membres de One Direction, le groupe britannique qui a déferlé sur la planète entre 2010 et 2015 avant de se mettre en pause (pour toujours). Depuis, chacun a tracé son chemin. Le sien a été plus discret que celui de Harry Styles ou Niall Horan mais pas moins sincère.

Après deux premiers albums solos, Walls en 2020 et Faith in the Future en 2022, tous deux entrés dans le top 10 du Billboard 200, Louis Tomlinson a posé ses valises en studio pour un troisième acte. Pour ce nouvel album, il a notamment fait le voyage jusqu’à Santa Teresa au Costa Rica, aux côtés de son fidèle collaborateur Nico Rebscher.

Sorti le 23 janvier 2026, How Did I Get Here? est le troisième album studio de Louis Tomlinson. Il le résume lui-même en une formule dans une interview pour Rolling Stones : « Le disque que j’ai toujours mérité de faire. » « Ma matière première, c’est l’honnêteté. Je porte vraiment mon cœur sur ma manche, et j’espère que ça passe dans la musique. »

Le single qui a lancé l’ère et le concert, Lemonade, donne le ton. Guitares funk et groove-heavy, percussions généreuses, voix charismatique et un brin enjouée et qui résonne comme un morceau pensé pour sonner grand dès la première écoute. « Il fallait que ce premier single soit ambitieux soniquement. Il devait être grand et fun », expliquait-t-il à sa sortie.

Pale Waves et ADMT en première partie

Avant que Tomlinson n’entre en scène, deux groupes se sont chargés de chauffer la salle. Pale Waves, groupe fondé en 2014 autour de la chanteuse Heather Baron-Gracie, a livré son indie pop teintée de dream pop et de goth-pop avec l’énergie caractéristique d’un groupe habitué à défendre ses titres sur scène. Le groupe s’est également autorisé une reprise de Zombie des Cranberries.

Les fans de Louis Tomlinson au rendez-vous

Ce soir-là, la LDLC Arena n’affichait pas complet. La fosse et une partie des gradins laissaient suffisamment d’espace pour que chacun s’installe à son aise et bouge sans contrainte. Ce que les fans ont d’ailleurs fait : l’ambiance était celle d’un concert où l’on danse vraiment, pas où l’on subit la foule.

Dehors, avant l’ouverture des portes, les fans les plus organisés avaient mis en place un système de bracelets numérotés tirés au sort afin de décider qui passerait en premier. Une initiative spontanée, typique d’une fanbase rodée aux grandes soirées et qui dit beaucoup de la culture qui entoure l’artiste depuis ses années One Direction.

Même si Louis Tomlinson n’est pas du genre à saturer les réseaux ou à multiplier les coups médiatiques, sa fanbase reste très solide. Il construit, album après album, un univers cohérent et personnel. Comme il le dit lui-même : « Prendre toutes les étapes qui m’ont amené ici était important. J’avais besoin de la confiance pour devenir l’artiste que je voulais être ». Le concert de Lyon en est une nouvelle démonstration : la route est longue, mais elle est la sienne.

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