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Orelsan signe deux concerts spectaculaires à Lyon

Face au succès de ces deux dates, le chanteur a déjà annoncé de nouvelles dates fin 2026.

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Jeudi et vendredi soir, Orelsan a transformé la LDLC Arena en véritable terrain de jeu artistique. Retour en images par Roméo Couturier.

© Roméo Couturier – Le Radar Lyonnais

Pendant près de deux heures, l’artiste a proposé bien plus qu’un simple concert devant une LDLC Arena complète sur deux soirs. Sur scène, il a multiplié les visages et les univers, passant du héros plein d’autodérision à son double plus sombre, Orelsama. Une performance qui puisait largement dans l’univers de Yoroi, son film sorti en octobre dernier.

Le spectacle s’est distingué par une scénographie impressionnante et mouvante. Maison japonaise reconstituée, quai de métro futuriste ou encore camion traversant la scène sous le regard du Mont Fuji… chaque tableau plongeait le public dans un nouvel imaginaire.

Côté musique, Orelsan a su équilibrer moments fédérateurs (La Quête, Ailleurs, Basique, Défaite de famille, …) et passages plus introspectifs. Entre classiques repris en chœur et titres plus sombres, le public lyonnais a vécu un show dense, parfois spectaculaire, parfois intime. La présence de Yamê sur Encore une fois a également marqué la soirée.

Un succès tel que l’artiste a déjà annoncé son retour à Décines avec deux nouvelles dates en novembre 2026. Un phénomène qui rappelle celui de Gims, lui aussi contraint d’ajouter une date lyonnaise face à la forte demande du public.

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So Good MAIF Festival : une journée pour s’engager et se défouler

La quatrième édition du festival a été un succès.

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Ce samedi, le So Good MAIF Festival posait ses valises pour sa quatrième édition au H7 & Heat. Entre conférences en journée et concerts le soir, le rendez-vous a rassemblé quelques centaines de festivaliers.

Ebony sur la scène du So Good MAIF Festival. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

La journée avait commencé sous le signe du débat. Dans l’après-midi, des intervenants comme Amélie Deloche (influence responsable), Côme Girschig (liberté et engagement écologique) ou encore Sarah-Maria Hammou (justice climatique) ont animé des tables rondes et prises de parole autour de la thématique du festival lyonnais : Libres et solidaires.

Lordslay lance les hostilités des concerts

C’est le lyonnais Lordslay qui a ouvert le bal en terrain conquis. L’artiste, dont l’univers oscille entre rap et influences électroniques, n’avait pas à faire ses preuves devant un public qui le connaît. Son set a posé les fondations de la soirée et a progressivement chauffé une salle qui n’attendait que ça.

Le rappeur lyonnais Lordslay. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Ebony : de la « Rage » au rock, en passant par Mylène Farmer

Ebony a débarqué sur scène sur Rage et le ton était donné. Finaliste de la Star Academy 2024, elle s’est imposée d’emblée comme une performeuse complète, loin de l’image de la simple candidate de télé-crochet. Le public a suivi, réceptif dès les premières secondes.

La chanteuse a ensuite pris tout le monde par surprise avec une reprise de Désenchantée de Mylène Farmer. Elle a transformé le Heat en vrai club avant de virer vers quelque chose de plus rugueux, plus rock, avec Amer. La transition a pris tout le monde à contre-pied dans le bon sens, bien évidemment.

Avant I Don’t Care, elle a prévenu : « C’est le moment de slay. » Et elle a tenu sa promesse. Quant à Rage, le titre qui avait ouvert son show, il a aussi fermé sa sortie de scène. La boucle est bouclée et Ebony nous a offert là une prestation digne de ce nom.

Ebony a « slay » ce samedi soir au Heat. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Kiddy Smile : house, afro, RnBoi, Beyoncé et Modjo

La tête d’affiche de la soirée, Kiddy Smile, a pris possession du Heat pour une heure et demie de DJ set entre house, électro et quelques incursions afro. L’artiste, figure incontournable de la culture ballroom en France, a déroulé un set généreux et éclectique : Mon Bébé de RnBoi, Lady de Modjo, du Bad Bunny (NuevayolTiti Me Pregunto), Beyoncé, Natasha Bedingfield, Only Girl in the World de Rihanna … Un voyage sonore qui a maintenu la salle en mouvement jusqu’à 23h30 sans jamais décrocher.

Kiddy Smile nous a offert un set de 1H30. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Miel de Montagne clôture en douceur

En clôture, Miel de Montagne a choisi une autre approche. Entouré de plusieurs amis sur scène, il a débuté son set tout en douceur, instaurant une atmosphère plus intimiste après celui de Kiddy Smile. Un atterrissage en douceur pour une soirée réussie.

Miel de Montagne, à droite, au So Good MAIF Festival. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Cette édition lyonnaise réussie confirme que le format fonctionne : l’après-midi gratuit pour débattre puis la soirée pour se défouler et une vraie énergie collective qui circule d’un bout à l’autre de la journée. Le So Good MAIF Festival poursuit son aventure à Marseille le 26 septembre avec Camélia Jordana et Danyl à l’affiche puis à Nantes le 16 octobre.

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Arma Jackson de retour à Lyon avec « No Man’s Land »

La « baby soul » du Lausannois a envoûté le Club Transbo.

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De retour à Lyon avec No Man’s Land, Arma Jackson a posé sa « baby soul » sur la scène du Club Transbo pour une soirée douce et très personnelle. Retour en images par Gaël Bourida.

Une fois de plus, Arma Jackson a conquis les lyonnais. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Plus d’un an après son passage à Bizarre! de Vénissieux, le Lausannois revenait à Lyon dans un contexte bien différent. Entre-temps, il a sorti No Man’s Land en février 2026, son troisième album, qu’il présente comme « son projet le plus personnel à ce jour » et s’est lancé dans une nouvelle tournée française pour le défendre. Le Club Transbo, salle à taille humaine dans le hall du Transbordeur, accueillait ce soir-là un artiste en pleine ascension et visiblement heureux d’être là.

Sur scène, Arma Jackson confirme ce que laissait déjà entrevoir sa musique : une présence tranquille, jamais dans la frime et qui laisse la place aux mélodies et aux mots. Sa « baby soul », comme il la nomme, prend tout son sens en live. La salle, réceptive dès les premiers instants, s’est rapidement laissée embarquer dans cet univers sensible, quelque part entre pop introspective et soul contemporaine.

Un artiste forgé entre chambre et scène

Formé dans l’intimité de sa chambre à Lausanne, Arma Jackson s’est construit à force d’expérimentations, de mélanges et de beaucoup de curiosité. Ses références ? Elles disent tout de sa singularité : Michael Jackson, Aznavour, Coldplay. Autant de modèles qui dessinent une musique hybride qui ne se laisse pas facilement étiqueter.

Récompensé aux Swiss Music Awards en 2021, il a depuis affiné son processus créatif avec le compositeur BlackDoe, son acolyte de longue date. Pour No Man’s Land, ils ont commencé à travailler ensemble en juin 2025, dans leurs habituels séminaires créatifs à Paris, aboutissant à un album cohérent de quatorze titres.

L’album dont il était question toute la soirée

No Man’s Land explore la santé mentale et la foi avec une honnêteté désarmante. Du manque de soutien de l’entourage jusqu’à la douceur du succès, Arma Jackson s’y livre comme jamais. Le disque s’appuie sur des collaborations de choix : Jok’air sur Guess What, morceau solaire porté en single, Youssoupha sur Feu et Tayron Kwidan’s sur Chicago. Des invités qui enrichissent le propos sans jamais effacer la voix centrale d’Arma Jackson.

En live, plusieurs titres de l’album ont trouvé une nouvelle dimension dont Feu notamment, avec ses relents de soul brûlante ou encore Grand Spectacle qui claque davantage sur scène qu’à l’écoute de l’album.

Si vous avez manqué ce passage au Transbordeur, sachez qu’il est prévu qu’Arma Jackson reviendra en région lyonnaise. Le 23 octobre, il sera au Toboggan (Décines) aux côtés de la révélation pop Camille Yembe. Une date à bloquer sans attendre.

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Damso à la LDLC Arena : une œuvre totale pour refermer la boucle

Le rappeur a offert un sublime concert d’adieu au public lyonnais.

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Damso s’est offert deux soirs à la LDLC Arena. On était présents sur la deuxième soirée, le 21 mai. On vous raconte. Retour en images par Gaël Bourida.

On était présents au tout dernier concert de Damso à Lyon. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Damso s’est imposé comme l’une des figures majeures du rap francophone depuis ses débuts. Il se fait remarquer en 2016 avec Batterie Faible, unanimement salué pour sa plume introspective et son authenticité brute. L’année suivante, Ipséité le propulse au rang de superstar, notamment grâce au titre MacarenaLithopédion (2018) confirme son talent de conteur avant que QALF (2020) n’assoie définitivement son influence sur la scène rap.

En 2025, il dévoile BĒYĀH, sorti le 30 mai, et annonce d’emblée la couleur sur ses réseaux : « BĒYĀH sera mon dernier album ». Ce sixième album studio compte 15 titres, dont un duo avec la chanteuse Sarah Ses qui faisait sa première partie à la LDLC Arena et un morceau intégrant de l’intelligence artificielle pour les chœurs. Un disque personnel, profond et soigné.

La sortie de l’album a été orchestrée avec une précision rare. À Cannes, Damso a monté les marches du festival pour accompagner R.E.M : Épisode 00, un court-métrage de science-fiction et de dystopie lié au projet musical. Le film d’une trentaine de minutes plonge le spectateur dans un univers complexe où, suite à un mystérieux phénomène, l’ancien système monétaire est remplacé par le BĒYĀH, un réseau neuronal interconnecté où l’énergie devient la nouvelle devise. Cinéma, musique, narration visuelle : la frontière entre les disciplines s’efface pour Damso.

Désireux de se lancer dans le 7e art, Damso réserve toutefois un dernier tour de piste à son public avec le BĒYĀH Tour. Une tournée d’une trentaine de dates à travers la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, avec une scénographie immersive et sensorielle à l’image de sa musique introspective et puissante.

À Lyon, le 21 mai, il a tenu sa promesse. Une scénographie impressionnante. Une ambiance obscure et ténébreuse, presque suspendue. Il avait annoncé « une scénographie inédite et immersive pensée comme une œuvre totale » et il n’a pas menti. Imaginé comme une pièce de théâtre en structure classique, le spectacle se déroule en cinq actes, 30 morceaux au total, portés par l’artiste et une troupe de danseurs. L’artiste belgo-congolais a proposé une mise en scène sombre et troublante dans un spectacle puissant et renversant.

Dix titres de BĒYĀH pour poser les fondations du soir, puis un retour progressif dans la discographie : J’ai MentiQALFIpséitéLithopédion, jusqu’aux premières heures de Batterie Faible. Et en bout de course, les classiques envoyés comme des uppercuts : Mwaka Moon911Macarena et Morose qui ont fait vibrer la salle d’une seule voix, avant de disparaître sur KAKI.

Avec plus de 3,5 millions d’albums vendus et une plume qui a redéfini les codes du rap francophone, Damso n’aura rien laissé au hasard pour refermer ce chapitre. Ce soir-là à la LDLC Arena, il a offert bien plus qu’un concert avec un adieu à la hauteur du public lyonnais.

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