Nous suivre

Actualité

La préfecture interdit les trois soirées du Lyon Antifa Fest prévues à Villeurbanne

Les organisateurs dénoncent « une atteinte à la liberté d’expression ».

Avatar photo

Publié

le

Le Lyon Antifa Fest, qui devait se tenir du 11 au 13 décembre à Villeurbanne, a été intégralement interdit par la préfecture du Rhône. La décision, annoncée le 10 décembre, met fin à un festival organisé depuis une quinzaine d’années qui regroupe concerts, rencontres et conférences autour de thématiques antifascistes.

Le Lyon Antifa Fest existe déjà depuis une quinzaine d’années. • © DR – Jérôme Clics – Lyon Antifa Fest

Une interdiction justifiée par des risques de troubles à l’ordre public

Dans son arrêté, la préfète Fabienne Buccio évoque des « raisons sérieuses » de craindre des affrontements, citant « l’antagonisme récurrent » entre mouvances d’ultra-gauche et d’ultra-droite. Elle souligne également la présence programmée de groupes de punk rock et de rap jugés « coutumiers de propos anti-système et anti-police », tels que Poésie Zéro, Costa, L’Allemand ou Da Uzi.

La préfecture estime que certaines paroles de chansons pourraient contribuer à des tensions, tout comme les thématiques abordées dans les conférences : antifascisme, islamophobie, violences policières ou soutien à la cause palestinienne.

La conférence sur la Palestine déjà annulée par la Ville de Lyon

La veille de l’arrêté préfectoral, la mairie de Lyon avait interdit une conférence prévue dans le cadre du festival, « La Palestine : notre boussole antifasciste », à laquelle devait participer l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. La ville invoquait un risque de troubles dans un contexte d’augmentation d’actes antisémites. Salah Hamouri, régulièrement invité puis déprogrammé à Lyon, avait déjà fait l’objet d’interdictions similaires ces dernières années.

Ces décisions interviennent quelques jours après l’action lumineuse revendiquée par les Soulèvements de la Terre lors de la Fête des Lumières, affichant des messages critiques envers la police. La préfecture considère ces éléments comme révélateurs d’un climat pouvant nourrir des débordements.

L’événement était également visé depuis plusieurs semaines par des élus d’extrême droite et des syndicats policiers. La Région Auvergne–Rhône-Alpes s’était publiquement prononcée pour son interdiction.

Villeurbanne opposée à l’annulation

Sollicité pour interdire l’événement sur sa commune, le maire PS de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael, avait refusé. Il a rappelé que les artistes programmés s’étaient récemment produits ailleurs sans incidents, tout en reconnaissant que certaines paroles pouvaient choquer.

Malgré cette opposition, la préfecture a finalement imposé l’interruption du festival. Des policiers se sont rendus dans les lieux concernés pour remettre les arrêtés aux organisateurs.

Les organisateurs dénoncent une censure

L’association à l’origine du festival qualifie cette série d’interdictions de « mesures liberticides ». Elle conteste notamment la publication tardive des arrêtés, qu’elle estime empêcher un recours rapide. Le collectif a néanmoins déposé un référé-liberté pour tenter de faire suspendre la décision préfectorale. La tenue du Lyon Antifa Fest 2025, censé démarrer dès ce soir, est donc incertaine pour le moment.

En 2023 déjà, une conférence organisée par le même collectif avait été interdite avant d’être rétablie par la justice. Les organisateurs espèrent un scénario similaire, même si le calendrier rend l’issue incertaine pour cette édition.

Pour la préfecture, cette interdiction « nécessaire et proportionnée » vise à prévenir tout trouble à l’ordre public. Pour les organisateurs, elle marque une nouvelle étape dans un durcissement des restrictions entourant les initiatives antifascistes et militantes.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Pingback: Le Lyon Antifa Fest de retour les 10 et 11 décembre 2026 - Le Radar Lyonnais

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Le funiculaire F1 à l’arrêt du 17 octobre au 1er novembre

La fréquence du F2 est renforcé pour compenser.

Avatar photo

Publié

le

Après le F2 au printemps, c’est au tour du F1 de passer à la maintenance. Le funiculaire reliant le Vieux-Lyon à Saint-Just sera interrompu du samedi 17 octobre au dimanche 1er novembre inclus, pendant les vacances de la Toussaint, pour sa révision annuelle réglementaire.

© Xavier Caré

Cette inspection, menée par un technicien agréé par l’État, passe en revue le tunnel, les stations, les rails, le matériel roulant ainsi que les équipements électriques et de sécurité. Le système de freinage est particulièrement surveillé avec des essais en conditions réelles sous une charge pouvant atteindre 21 tonnes. Le suivi des procédures est également assuré par le Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG).

Pour limiter les désagréments, TCL renforce la fréquence du F2 qui relie le Vieux-Lyon à Fourvière. Des bus relais et des solutions de remplacement sont également prévus afin de maintenir l’accès au plateau de Saint-Just. Les informations pratiques sont disponibles sur tcl.fr.

Ce contrôle intervient comme chaque année entre la fin des Nuits de Fourvière et le lancement de la Fête des Lumières. Il rappelle celui du F2, qui avait été arrêté du 7 au 22 avril dernier. À l’époque, c’est le F1 qui avait été renforcé pour compenser. Cette fois-ci, les rôles s’inversent.

Continuer à lire

Actualité

La France redevient numéro 1 mondial du ski

56,1 millions de journées-skieurs ont été comptabilisées lors de la dernière saison.

Avatar photo

Publié

le

Pour la première fois depuis onze ans, la France reprend la tête du classement mondial des destinations de ski selon le bilan publié mercredi dernier par Domaines skiables de France (DSF).

Des skieurs dans le domaine des 3 Vallées, dans les Alpes.

56,1 millions de journées-skieurs ont été comptabilisées lors de la saison 2025-2026, soit une hausse de 2,4 % sur un an. De quoi devancer l’Autriche (53,7 millions) et les États-Unis (52,6 millions) qui occupaient la première place la saison précédente. Il s’agit même de la troisième meilleure saison hivernale jamais enregistrée en France, derrière les hivers 2008-2009 et 2012-2013.

Les Alpes, moteur de la performance nationale

Cette remontée au sommet doit beaucoup aux Alpes, portées par des chutes de neige précoces dès fin novembre qui ont permis à de nombreuses stations d’ouvrir dans d’excellentes conditions avant Noël. Le retour du froid début janvier a ensuite permis à l’ensemble des massifs de déployer largement leurs domaines skiables. Résultat : une fréquentation en hausse de 3 % en janvier puis un bond spectaculaire de 20 % en mars, une première depuis la reprise post-Covid.

Depuis Lyon, il ne faut qu’une heure et demie à deux heures de route pour rejoindre les stations savoyardes et haut-savoyardes qui portent une bonne partie de cette performance nationale. La Haute-Savoie pèse à elle seule 23 % des journées-skieurs françaises, juste derrière la Savoie (42 %), et place cinq stations dans le top 15 national : Chamonix (1,7 million de journées de ski), le Grand Massif (1,3 million), Avoriaz, Châtel et Saint-Gervais (autour d’1 million chacune).

Autrement dit, une large partie de cette manne hivernale se joue à moins de deux heures de chez nous et beaucoup de Lyonnais y ont sans doute contribué entre les vacances de Noël, les week-ends de mars et les ponts de printemps.

Un modèle qui reste sous surveillance climatique

Si les Alpes et les Pyrénées ont tiré la saison vers le haut, le Massif central, le Jura et les Vosges ont dû composer avec un enneigement plus irrégulier. La Cour des comptes alertait déjà en 2024 sur la fragilité du modèle économique du ski français face au réchauffement climatique, en particulier pour les stations de moyenne montagne.

Autre enseignement du rapport DSF : la montagne ne vit plus seulement l’hiver. L’été 2026 a confirmé son attractivité avec un taux d’occupation de 65,8 % sur le cœur de saison estivale, porté notamment par de grands événements comme le Tour de France et les festivals de montagne.

Continuer à lire

Actualité

La Marche des Fiertés de Lyon et Villeurbanne se tiendra le 10 octobre

La pride de Lyon avait été reportée à cause de la canicule.

Avatar photo

Publié

le

Initialement prévue le 27 juin dernier, la Marche des Fiertés de Lyon et Villeurbanne avait été reportée en raison de l’épisode de canicule. Elle se tiendra finalement le samedi 10 octobre 2026.

Le rendez-vous est donné à 13h à l’arrêt Gratte-Ciel, à Villeurbanne, où plusieurs prises de parole ouvriront l’événement avant le départ du cortège. La marche rejoindra ensuite le parc de la Tête d’Or où les participants pourront retrouver le traditionnel Village des Fiertés, installé Porte des Enfants du Rhône.

Plusieurs événements « after pride » seront ensuite organisés pour prolonger la fête. La liste de ces événements seront bientôt communiqués.

Continuer à lire

EN TENDANCE