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Retour en images. Lujipeka lance sa tournée au Transbordeur devant une salle conquise
Il a interprété son album « Brûler Paris » mais aussi quelques anciens titres de Columbine.
Vendredi 6 février, Lujipeka faisait son retour au Transbordeur pour le coup d’envoi de sa nouvelle tournée. Retour en images par Mathis Fonvielle.

Quelques mois après avoir rempli la cour de la salle lyonnaise lors d’un concert gratuit en plein air, le rappeur rennais retrouvait cette fois le public en intérieur pour présenter son deuxième album solo, Brûler Paris. Dans une salle quasi complète, l’ambiance s’est rapidement installée, portée par une belle communion entre l’artiste et ses fans. Sur scène, il était accompagné de ses musiciens ainsi que de son DJ KCIV.
Les titres de Brûler Paris ont naturellement occupé une place centrale dans la setlist. De Grande musique à Saut périlleux, le public a découvert en live les morceaux de ce disque plus intime et tourmenté, salué par la critique pour sa profondeur et sa franchise. Avec cet album sorti en octobre dernier, l’ancien membre de Columbine explore les désillusions d’un artiste confronté au doute et au besoin de renouveau. Derrière le titre provocateur, Brûler Paris se veut une métaphore : brûler les illusions, tourner la page, avancer. Une thématique qui prend une résonance particulière sur scène, où les textes introspectifs se transforment en moments de partage collectif, comme sur L’eau et le feu, qui clôt le concert.
Mais Lujipeka n’a pas oublié son passé. Plusieurs titres issus de l’ère Columbine comme Pierre Feuille Papier Ciseaux ou Cache Cache ainsi que des morceaux de Montagnes russes, son premier album, sont venus ponctuer la soirée. Le public lyonnais, déjà salué par l’artiste lors de ses précédents passages, a répondu présent du début à la fin. Le rappeur nous avait d’ailleurs confié que Lyon avait été son public préféré lors de son précédent Puzzle Tour.
Choisir Lyon pour ouvrir cette tournée n’avait rien d’anodin. Ce premier concert a donné le ton d’une série de dates qui mènera Lujipeka à travers la France dans les prochains mois, jusqu’à un point culminant annoncé à l’Accor Arena de Paris en novembre.
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La légende italienne Eros Ramazzotti était de passage à la LDLC Arena
Le chanteur italien a fait chavirer les cœurs à la LDLC Arena vendredi dernier.
Le 27 mars 2026, Eros Ramazzotti était de passage à la LDLC Arena dans le cadre de sa tournée mondiale. Retour en images par Roméo Couturier.

Véritable icône de la musique italienne, Eros Ramazzotti s’est imposé depuis les années 1980 comme l’un des artistes les plus populaires au monde. Révélé au Festival de Sanremo avec le titre Terra promessa en 1984, il enchaîne depuis les succès internationaux. C’est d’ailleurs durant ce titre qu’il a décidé de descendre dans la foule pour saluer son public lyonnais. Sa voix reconnaissable entre toutes et ses mélodies mêlant pop et romantisme ont conquis plusieurs générations.
Avec plus de 80 millions de disques vendus et une carrière riche de nombreux albums et collaborations prestigieuses, il a su traverser les décennies sans perdre le lien avec son public. Sur scène, l’artiste italien continue de proposer des shows généreux, alternant ses plus grands classiques et des titres plus récents.
À Lyon, le public de la LDLC Arena n’a pas été déçu. Dans une salle comble, Eros Ramazzotti a offert un concert intense porté par une scénographie soignée et une véritable proximité avec ses fans.
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Au Radiant-Bellevue, Bekar confirme son ascension avec Alba
Après le Transbo en 2023 et Woodstower cet été, on était heureux de revoir Bekar à Lyon.
Samedi dernier, Bekar était de retour à Lyon pour nous présenter son dernier album Alba, sorti il y a maintenant presque un an. Retour en images par Mathis Fonvielle.

En octobre 2023, Bekar remplissait le Transbordeur ; sa plus grande salle à ce moment-là. Entre temps ? Un zénith de Paris et un zénith de Lille complets. Le petit rappeur roubaisien a fait bien du chemin depuis. Une trajectoire fulgurante pour un artiste qui, depuis ses débuts, s’impose avec un rap introspectif, sensible et à contre-courant des clichés du genre. Après un rapide passage par Woodstower l’été dernier, on le retrouvait cette fois-ci dans la grande salle du Radiant-Bellevue entouré de 2000 personnes qui ont fait le déplacement.
La soirée s’ouvre avec William. À seulement 20 ans, le jeune rappeur commence à faire parler de lui, notamment grâce à l’album Salon de Thé (2024) et plus récemment l’EP Skandal (Magaad). Une première partie solide, qui confirme l’émergence d’un artiste à suivre de près.

Peu avant 21 heures, la salle plonge dans le noir. Les premières notes de « L’orchestre » résonnent, le titre qui ouvre également Alba. Sur scène, cinq écrans suspendus diffusent une lumière orangée. Le public reconnaît instantanément les premières paroles et s’enflamme, alors que Bekar, qui a déjà commencé à chanter en coulisses, tarde à apparaître. Il surgit finalement par l’arrière de la scène, déclenchant une clameur immédiate.
Dès lors, le ton est donné et la machine est lancée. Plus affirmé que jamais, Bekar occupe la grande salle du Radiant avec assurance. Longtemps perçu comme discret, il semble aujourd’hui parfaitement à l’aise, transformant la scène en terrain de jeu. Après « L’orchestre », il enchaîne avec « Opinel » et « Dehors », deux titres emblématiques de son ascension.
Le concert fait la part belle à Alba, album charnière dans sa discographie. Pensé comme « la lumière après la noirceur » de ses précédents projets, il marque une évolution artistique plus apaisée sans renier la sincérité brute de ses débuts. À quelques exceptions près (« Au ralenti », « Pas du tout » et « Vont-ils s’entendre ? » n’ont malheureusement pas été retenus pour être joués sur scène), l’album est interprété presque intégralement.
Bekar n’oublie pas pour autant ses premiers fans. « La mort a du goût », « Soleil s’allume », clin d’œil aux sept ans de Boréal, son premier projet, ou encore « Hoodie », « Le film de ma vie » et « Triste » viennent ponctuer la setlist. Il n’a pas non plus oublié ses featurings : « Fisheye » avec PLK, « Finalement » avec SDM, « Hatem » avec Georgio et « Laponie » avec Gradur, également originaire de Roubaix.

Entre deux morceaux, l’artiste rappelle son attachement au rap français, notamment à ses racines boom bap. Une influence qu’il revendique en enchaînant « Bateau ivre » et « Entre quatre murs », dans une ambiance plus brute. Moment fort du concert : Bekar disparaît soudainement de la scène pour réapparaître au fond de la salle. Il traverse la fosse et termine au cœur du public, offrant un véritable moment de communion avec le public lyonnais.
Après plus d’une heure trente et une trentaine de titres, le concert touche à sa fin. Sur « Orangé », morceau dédié à son équipe, Bekar remercie ceux qui l’accompagnent depuis ses débuts avant de quitter la scène.
Alors que la tournée arrive à son terme, aucune nouvelle date lyonnaise n’a encore été annoncée. L’artiste poursuivra néanmoins son été sur les routes des festivals, avec notamment un passage au Golden Coast Festival de Dijon fin août. Une chose est sûre : Bekar n’en est plus à ses débuts, mais semble encore loin d’avoir atteint son apogée.
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À La Rayonne, aupinard comble ses fans venus nombreux
Un mois avant la sortie de son deuxième album, aupinard remplissait La Rayonne.
Vendredi dernier, aupinard a offert un concert remarquable devant une Rayonne remplie. Retour en images par Gaël Bourida.

Cela faisait près de 2 ans que l’on n’avait pas vu l’artiste bordelais à Lyon. Alors, après une première partie rondement menée par Feel, le public n’avait qu’une hâte : profiter ! Après une entrée réussie sur Le feu, le public a découvert d’autres titres issus de son dernier album pluie, montagnes et soleil, sorti en début d’année dernière. On a notamment pu entendre Pénélope, Un jour ou l’autre, Toutes les fleurs, …
Une proposition artistique de qualité
La présence d’instruments organiques a rendu ses interprétations encore plus vivantes. Parmi les musiciens, deux jouaient à domicile. aupinard a également proposé un son où lui seul jouait de la guitare, recréant ainsi l’ambiance simpliste des vidéos Tik Tok par lesquelles de nombreuses personnes l’ont découvert. Un moment d’autant plus suspendu lorsque toute la fosse et le balcon de la Rayonne ont allumé leurs flashs de téléphones, devenant quasiment la seule source de lumière dans la pièce.
Ce qui a également renforcé l’ambiance du concert, c’est la qualité de la scénographie : de grands draps blancs ont été utilisés, mêlés à un travail très minutieux de la lumière. Cela offrait une atmosphère suspendue, presque onirique.

De la proximité dans un show millimétré
On a pu entendre de nombreuses interactions, par exemple lorsque l’artiste a sollicité ses fans pour trouver LA paire de lunettes de soleil la plus stylée de la salle pour interpréter le morceau Jeu d’enfant. Il a aussi fait un passage en plein milieu de la fosse pour le refrain du son Quel type de vibe? .
aupinard a souhaité mettre un point d’honneur sur l’importance du moment présent. Il a alors demandé à tout le monde de ranger son téléphone le temps d’un morceau. C’est mission réussie pour l’artiste, qui a d’ailleurs procédé à quelques contrôles en demandant à tout le monde de lever ses deux mains.
Il a aussi su maintenir la fosse comme une véritable safe place ; lorsqu’un incident a eu lieu en fosse — un malaise —, il n’a pas hésité à couper la musique même en plein refrain. Un arrêt qui a été très bien accueilli par le public, car pas encore assez fréquent lors de concerts…
aupinard sort un nouvel album le 24 avril prochain. Il a déjà annoncé 12 morceaux ainsi que 3 featurings. On a bien sûr hâte d’écouter le projet, mais on a encore plus hâte de le découvrir sur scène !
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