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Retour en images. Suzane à Lyon devant un Transbordeur complet
La chanteuse originaire d’Avignon était de retour au Transbordeur, salle qu’elle connait bien désormais.
Ce vendredi 23 janvier, Suzane a brillé au Transbordeur. Devant près de 1800 personnes, la chanteuse a offert 1h15 de show. On y était, on vous raconte.

Cela faisait plus de deux ans que Suzane n’avait pas mis les pieds en terres lyonnaises. Son dernier passage remontait à fin 2023, à l’occasion des Francophonides de Pierre-Bénite. Entre-temps, la chanteuse a sorti un nouvel album, Millenium. C’est ce troisième opus qu’elle est venue défendre vendredi dernier au Transbordeur, dans le cadre d’une tournée d’une vingtaine de dates entamée en novembre.
Après une première partie brillamment assurée par Lou Dassi, plusieurs « Suzanes » arrivent sur scène, incarnées par ses danseuses. Fini le temps où l’artiste se produisait seule, avec pour seuls compagnons son Mac et son Akai Mini, qui l’ont accompagnée sur toutes les scènes de France, au point de faire d’elle l’artiste la plus programmée en festivals en 2019. Cette fois-ci, l’énergie n’est pas doublée ni triplée, mais bien quadruplée, avec la présence de quatre danseuses. De quoi promettre un spectacle total.
Suzane arrive en crevant – littéralement – l’écran, après avoir fait patienter le public sur Désenchantée de Mylène Farmer. « Mouvement, mouvement, tout est dans le mouvement », annonce-t-elle sur l’introduction de son single sorti il y a bientôt un an. Noir total. Le public crie, le Transbordeur tremble déjà avec des spectateurs qui tapent des pieds. Le concert est lancé, devant une foule clairement pas prête pour la claque qu’elle s’apprête à recevoir.
L’Avignonnaise enchaîne plusieurs titres de son nouvel album. Forte d’une solide expérience scénique, Suzane n’a même plus besoin de chauffer le public lyonnais :« Et bah, Lyon, on dirait que vous êtes en forme ! » s’amuse-t-elle. Entre chaque chanson, elle prend le temps d’échanger avec la salle. Elle se rappelle notamment que le Transbordeur fut l’une de ses premières scènes, lors de la tournée Pernod Ricard, en mai 2019. L’émotion est palpable lorsqu’elle évoque les sept années parcourues depuis. L’occasion de lancer son premier single, L’Insatisfait. Enfin, pas besoin de vraiment le lancer : le public le connaît déjà par cœur. Le premier rang entonne la mélodie, Suzane envoie le son, toute la salle chante. Une recette gagnante.
La setlist est finement rodée. Suzane alterne titres calmes remplis d’émotion, morceaux dansants et chansons engagées comme Je t’accuse ou Virile. Nos coups de cœur ? À la vie et Au grand jour, issus de Millenium, qui apportent un véritable souffle au spectacle. Les titres défilent, l’énergie monte crescendo. Seule petite frustration : aucun morceau de Caméo, son deuxième album, n’est au programme. On aurait adoré entendre Génération désenchantée ou Pura Vida.
Le pic de la soirée survient lorsque la chanteuse interprète Suzane, extrait de son premier EP sorti en 2018. Le public reprend chaque parole et l’artiste s’offre un bain de foule avant de remercier ses équipes. Fin du concert ? Pas tout à fait. Suzane revient sur scène pour un rappel de deux titres. Mais cela ne suffit pas au public lyonnais, qui en redemande encore. Surprise, la chanteuse revient une nouvelle fois, un peu embêtée de ne pas avoir prévu de rappel supplémentaire. Qu’à cela ne tienne : elle improvise avec humour et relance Suzane, que le public se fait une joie de chanter une seconde fois.
Difficile de ne pas ressortir conquis de ce concert, débordant d’énergie et d’émotions. Loin des effets pyrotechniques de Rilès, vu à la LDLC Arena il y a deux semaines, Suzane parvient à occuper la scène avec brio, sur deux étages, entourée de ses danseuses et avec une simplicité authentique qui fait son succès. Le lendemain, elle annonçait un Accor Arena à Paris. Nul doute qu’elle pourrait remplir une salle plus grande que le Transbordeur à Lyon … affaire à suivre ! En attendant, on espère la revoir très vite dans la région. Pour les plus téméraires, Suzane sera au Foreztival, entre Saint-Étienne et Roanne, le 1er août.
Retour en images par Isaac Nils.
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Guitare en Scène 2026 : Airbourne, Steel Panther et un orage qui a tout chamboulé
On était une soirée au festival incontournable de la région pour les amateurs de rock.
Pour sa 19e édition, le festival Guitare en Scène a une nouvelle fois posé ses amplis à Saint-Julien-en-Genevois, à une heure et demie de Lyon, du 14 au 18 juillet. Retour en images par Loïck Andujar.

Cinq soirées, une jauge volontairement limitée à 5000 festivaliers et une programmation qui mélange légendes (Kool & The Gang, Pixies, Ben Harper) et pépites plus confidentielles, sur trois scènes à taille humaine. On était sur place le jeudi 16 juillet, une soirée qui restera dans les mémoires pour deux raisons bien différentes : la déferlante Airbourne et Steel Panther d’un côté et un orage retentissant qui a forcé les organisateurs à revoir leur programme de l’autre.
Une ambiance électrique avant même le premier riff
Avant de parler musique, impossible de ne pas s’arrêter sur l’atmosphère qui règne sur le site. Guitare en Scène, c’est aussi tout un village annexe qui vaut le détour : de quoi se restaurer et se désaltérer un peu partout mais aussi une vraie offre de stands qui sort de l’ordinaire avec des luthiers, des enseignes de vêtements et même des disquaires proposant des vinyles.
Sur la Scène Quartier Libre, le duo Quintana Dead Blues eXperience a lancé les hostilités. Puis, direction le Chapiteau pour Steel Panther, venu comme toujours avec son kitsch assumé, ses riffs bien gras et son humour potache et cette fois-ci un invité de marque : Ryan Roxie, le guitariste d’Alice Cooper, monté sur scène pour l’occasion. Une apparition qui a fini de mettre le feu à un public déjà bien chaud.
Mais la vraie claque de la soirée est venue d’Airbourne. Pendant que les éclairs éclairaient le ciel juste à l’extérieur, les Australiens ont livré un show d’une folle intensité : énergie débordante, riffs qui ne relâchent jamais la pression et une présence scénique qui a transformé le public en une masse compacte et hurlante comme au Transbordeur en mars dernier. Difficile de savoir qui de la météo ou du groupe générait le plus de décibels.

Un orage qui a rebattu les cartes de la soirée
Car pendant que le Chapiteau vivait ces moments de grâce, les intempéries s’invitaient sérieusement dans la partie. Le concert d’ARH a notamment dû être stoppé en plein set à cause des conditions météo. The Inspector Cluzo, qui devait clôturer cette soirée du jeudi, n’a finalement pas pu monter sur scène, contraignant le festival à écourter sa soirée d’une heure pour se terminer autour de minuit.
De quoi laisser un petit goût d’inachevé pour ARH et The Inspector Cluzo, mais rien qui n’ait entamé l’énergie du public ni la magie de cette soirée du jeudi entre le blues-rock sans filtre de Quintana Dead Blues eXperience, le show endiablé de Steel Panther et son guest de choix et la tornade Airbourne, plus forte que l’orage. Une soirée mouvementée mais qui restera comme l’un des moments forts de cette 19e édition de Guitare en Scène.
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Trinix aux Nuits de Fourvière : pas mal non ? C’est lyonnais !
Les deux DJ lyonnais étaient de retour à Lyon.
Le théâtre antique de Fourvière a vécu l’une de ses soirées les plus électriques de l’été. Ce samedi, dans le cadre des Samedis des Nuits, le duo vénissian Trinix a enflammé le Grand théâtre devant un public conquis d’avance venu en nombre.

La date affichait complet depuis des semaines. Avant l’arrivée de Trinix, d’autres lyonnais avaient chauffé la scène : Dowdelin, quartet mêlant jazz, soul, électro et sonorités caribéennes et le mystérieux Plüm, producteur électro hip-hop qui se produit toujours masqué. Entre les sets, la DJ lyonnaise Cavale assurait la transition musicale pendant que les gourmands se retrouvaient du côté de l’Odéon autour des propositions du Lyon Street Food Festival.
Cette programmation 100 % locale n’est pas un hasard : pour son 80e anniversaire, les Nuits de Fourvière a fait le choix de mettre en lumière la scène musicale lyonnaise, en partenariat avec le festival Reperkusound.
Un retour à domicile pour Trinix
Interrogés par Le Progrès quelques heures avant de monter sur scène, Josh Chergui et Loïs Serre, qui se connaissent depuis l’enfance et qui travaillent toujours depuis leur studio de Vénissieux, ne cachaient pas leur émotion. Le duo a évoqué un rêve d’enfance qui se réalisait, se remémorant les sorties scolaires organisées jadis dans ce même théâtre. Ils ont également souligné leur attachement à Lyon et le sentiment que la scène locale mériterait d’être davantage mise en avant.

Habitués des plus grandes scènes internationales, de Tomorrowland à l’Olympia, les deux DJ ont confié ressentir une pression particulière ce soir-là : celle de jouer devant leurs proches, dont le grand-père de Loïs, 85 ans, qui découvrait son petit-fils sur scène pour la première fois.
Un show taillé sur mesure pour Lyon
Sur scène, Trinix a livré un set pensé spécialement pour l’occasion, à l’image de leur dernier album Origin, véritable tour du monde musical qui puise largement dans les sonorités sud-américaines. Le public a repris en chœur Emorio, tandis que la chanteuse argentine Natalia Doco est venue interpréter Quedate Luna aux côtés du duo. Le tube de l’été dernier, Vaitimbora, a également eu droit à son remix avant que le Lyonnais DJ Fly, plusieurs fois champion du monde de scratch, ne rejoigne la scène pour une véritable démonstration aux platines. La soirée s’est achevée sur un medley hommage à Daft Punk, faisant vibrer une dernière fois les 4 000 spectateurs du théâtre antique.
Après un Transbordeur complet au printemps, Trinix confirme dans sa propre ville, sa place parmi les valeurs sûres de la scène électro française.
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Un 51e anniversaire réussi pour les 24H de l’INSA
Les concerts, les courses et les animations des 24H de l’INSA ont rencontré un franc succès.
Les 22, 23 et 24 mai dernier, le campus de la Doua a vibré tout le week-end à l’occasion de la 51e édition des 24h de l’INSA. Entre concerts, animations et courses, le festival a une nouvelle fois tenu ses promesses dans une ambiance festive dont seuls les étudiants de l’INSA ont la recette.

Le vendredi soir, environ 9 000 festivaliers ont répondu présent pour lancer les festivités. Le lendemain, ils étaient près de 10 000 à investir le campus pour la soirée du samedi.
Côté musique, la line-up a une nouvelle fois joué la carte de la diversité entre pop, techno, rap et électro. Carbonne a ouvert le bal le vendredi soir, accompagné de Todiefor, Zélie, Gonzi ou encore Lauwend.
Le samedi, place au duo Ascendant Vierge, Sonny Rave, Liv del Estal et Bleu Soleil, sans oublier les propositions plus underground de l’Underground Stage dans un conteneur.
Un très gros coup de cœur pour Todiefor, venu enflammer la scène vendredi soir. Le producteur et DJ belge a proposé un set entre rap, techno et bass music, remixant au passage plusieurs titres de Vald, artiste avec lequel il a collaboré aux côtés de Vladimir Cauchemar. Il a également invité le Lyonnais Kaaz à le rejoindre sur scène.

Des animations gratuites pour toute la famille
En journée, plus de 80 animations gratuites ont attiré un public familial nombreux. Village des associations, ferme pédagogique, spectacle de jonglage, sérigraphie ou encore spectacle de magie : petits et grands ont pu profiter du campus transformé en terrain de jeu géant, loin de la seule ambiance festivalière nocturne.
Comme chaque année, les traditionnelles 24 heures de courses ont rythmé le week-end : course à pied, cyclisme, duathlon et triathlon ont réuni des participants venus tester leur endurance en solo, en compétition ou en loisir. Pour sa deuxième édition, la Color Run a rencontré un joli succès avec une centaine de coureurs réunis pour une course festive et colorée dans une ambiance bon enfant.

Un final en apothéose
Le week-end s’est achevé sur un spectacle de bobines Tesla puis, comme le veut la tradition, un feu d’artifice a clôturé le festival en beauté, rythmé par la musique et particulièrement réussi, offrant un dernier moment fédérateur à tous les festivaliers présents.
Le rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition des 24h de l’INSA qui continuera d’écrire l’histoire du plus grand festival étudiant de France.
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