Festival
Clap de fin pour Woodstower ?
Les deux potentiels repreneurs se sont finalement désistés.
Début septembre, on apprenait que le festival était placé en redressement judiciaire, à la recherche de repreneurs. Le sort du festival lyonnais Woodstower semble désormais scellé.

Placé en redressement judiciaire en septembre, l’événement fondé en 1998 n’a finalement pas trouvé de repreneur, malgré deux candidatures jugées sérieuses par la direction. À trois semaines de l’audience décisive devant le tribunal, l’hypothèse de la liquidation apparaît aujourd’hui comme la plus probable.
Deux repreneurs… puis plus aucun
Début octobre, deux dossiers avaient été déposés : un de Rosebud, groupe de médias lyonnais (La Tribune de Lyon, Grains de Sel, …) et un autre d’un groupement réunissant le Ninkasi, Nomad Kitchens et IzyPay. Ces deux candidatures avaient redonné un temps l’espoir d’un maintien du festival. Mais Rosebud s’est rapidement retiré, et le second projet, pourtant très avancé, a lui aussi été abandonné il y a quelques jours.
Selon Maxime Noly, directeur général de Woodstower, plusieurs facteurs ont conduit à cet échec : des difficultés financières internes à deux des trois structures impliquées, et des synergies de mutualisation moins évidentes que prévu. « Nous étions dans une phase de finalisation du projet et nous nous projetions même sur l’édition 2026. Mais l’aspect financier a tout fait basculer », explique-t-il.
La période de dépôt étant close, aucun nouveau repreneur ne peut désormais se manifester.
Un modèle qui s’effondre
Déjà fragilisé par deux éditions déficitaires cumulant 600 000 € de pertes, Woodstower espérait se relancer en 2025 grâce à un déménagement au parc de Gerland et un soutien renforcé de la Ville et de la Métropole. La fréquentation était en hausse avec 23 500 spectateurs, contre 20 000 en 2024, mais insuffisante pour atteindre l’équilibre, fixé à environ 25 000 entrées. Résultat : un nouveau déficit de 200 000 €, portant la dette totale à plus de 800 000 €.
Pour Maxime Noly, cette situation dépasse le seul cas Woodstower. « Le modèle du festival péri-urbain et multi-esthétiques est globalement en crise. Je crains qu’elle ne touche d’autres festivals à l’avenir », analyse-t-il, pointant une offre culturelle de plus en plus dense dans la métropole lyonnaise, entre l’ouverture de nouvelles salles et l’arrivée de festivals concurrents comme Hypnotize ou le Positiv Festival, qui prépare une édition à Gerland avec DJ Snake en tête d’affiche.
Vers la liquidation ?
Avec le retrait des repreneurs, l’audience prévue le 9 décembre 2025 au tribunal judiciaire de Lyon sera déterminante. Elle pourrait aboutir à la liquidation de l’association ou à la poursuite de l’activité si des perspectives crédibles étaient identifiées, ce qui semble peu probable aujourd’hui.
Après 28 années d’existence, Woodstower, l’un des derniers festivals indépendants de la région lyonnaise depuis la disparition de Démon d’or en 2019, pourrait ainsi tirer définitivement sa révérence. La fin d’une aventure culturelle majeure, mais aussi un signal d’alarme pour tout un secteur en pleine mutation.
Festival
Kiddy Smile, Ebony et une soirée pour bouger le monde avec le So Good MAIF Festival
Le festival mélange conférences et débats engagés avec des concerts le soir.
Samedi, Lyon accueillera la première étape du So Good MAIF Festival pour une journée entre débats engagés et concerts.

Avec une quatrième édition cette année, le So Good MAIF Festival s’impose comme un OVNI dans le paysage événementiel lyonnais : ni tout à fait un festival de musique, ni un forum associatif classique, il fait les deux à la fois. Co-fondé par le média indépendant So Good Stories et la MAIF, le festival parcourt en 2026 trois villes françaises : Lyon le 13 juin, Marseille le 26 septembre et Nantes le 16 octobre avec à chaque étape une thématique propre.
À Lyon, la thématique du jour sera « Libres et solidaires ! », autour de la question de la liberté individuelle et collective face aux enjeux écologiques et sociaux. L’après-midi (à partir de 14h, entrée gratuite) est consacré à des conférences et tables rondes avec des intervenants comme Amélie Deloche, cofondatrice du collectif Paye ton influence, ou encore Côme Girschig, ingénieur et conférencier engagé. À partir de 19h, place à la fête.
Ebony, de la Star Ac’ à la scène lyonnaise
Pour la soirée concerts, la première tête d’affiche est une révélation récente de la scène pop française. Finaliste de la Star Academy 2024, Ebony s’est révélée au grand public avec son premier titre « Unforgettable », avant de confirmer avec « Rage », un titre qui mélange bouyon et sonorités électro. Star montante du RnB et de la pop francophone, c’est la première fois qu’elle viendra à Lyon en solo, avant d’enchainer avec un Olympia le 1er novembre. Aussi à l’aise en chant qu’en danse, elle s’impose comme une véritable performeuse, offrant à chaque apparition scénique un show à part entière.
Avant elle, le lyonnais Lordslay ouvrira la soirée avec son rap sur des prods électro taillées pour la scène. Miel de Montagne sera également de la partie en mode DJ set avec sa pop teintée d’électro.
Kiddy Smile pour clore la nuit
La tête d’affiche absolue de cette soirée lyonnaise, c’est Kiddy Smile. Ancré dans la house de Chicago et la culture ballroom, son son est à la fois physique et politique. Son titre « Let a Bitch Know » est devenu un véritable hymne queer des banlieues françaises. Il a joué à Sónar et a également fait les premières parties de Madonna et Grace Jones. En novembre 2025, il avait transformé la Grande Halle de la Villette en temple de la ballroom pour son festival « Feel in vogue », avec waacking, lip-sync et DJ sets. Attendre minuit pour son set de samedi sera une évidence.
Il reste des places pour cette journée festive et engagée.
So Good MAIF Festival
📍 H7 & HEAT • 70 Quai Perrache, Lyon 2ème
🗓️ Samedi 13 juin 2026
Après-midi conférences (14h–19h) : gratuit
Soirée concerts (19h–00h) : 27,50 € plein tarif / 20 € tarif réduit
Festival
Nuits de Fourvière : Kery James annule, Georgio le remplace le 22 juillet
Isha & Limsa d’Aulnay sont toujours prévus en première partie.
Mauvaise nouvelle pour les fans de Kery James : il ne se produira finalement pas aux Nuits de Fourvière cet été. L’artiste a annulé l’ensemble de sa tournée estivale pour des raisons qui n’ont pas encore été communiquées.

Il est ainsi remplacé dans plusieurs festivals en France. Par exemple, au Festival de Thau (Hérault) par Yuri Buenaventura tandis qu’aux Galettes du Monde en Bretagne, il est remplacé par Médine. À Lyon, c’est donc Georgio qui montera sur la scène du Grand Théâtre le 22 juillet, accompagné d’Isha et Limsa d’Aulnay en première partie.
Rendez-vous incontournable de l’été lyonnais, les Nuits de Fourvière investissent chaque année le site antique de Fourvière, dominant la ville depuis la colline. Le festival propose plusieurs concerts, spectacles de théâtre, danse et performances dans un cadre unique qui attire des dizaines de milliers de spectateurs entre juin et juillet.
Georgio, déjà conquis par Lyon
Georgio n’est pas un inconnu pour le public lyonnais, loin de là. En février dernier, il avait affiché complet au Transbordeur, jouant ainsi devant plus de 1 800 personnes. Ce retour aux Nuits de Fourvière sera donc sa deuxième date à Lyon en l’espace de quelques mois, signe d’une relation qui prend.

En dix ans de carrière, Georgio a fait de sa vie le fil conducteur de sa musique : les amours, les traversées difficiles ou encore la dépression. Son dernier album Gloria, sorti en 2025, est principalement né du deuil de son père. Malgré tout, il a réussi à proposer un disque où la joie finit par reprendre le dessus, porté par une écriture ciselée et une énergie de scène qui n’est plus à prouver.
Les billets déjà achetés restent valables. Les spectateurs qui souhaitent annuler leur venue en raison du changement de programmation sont invités à contacter la billetterie des Nuits de Fourvière à l’adresse billetterie@nuitsdefourviere.com, avant le 30 juin. Pour celles et ceux qui n’avaient pas encore pris leurs billets, il reste des places en vente, au prix de 39 euros.
C’est une première pour sa deuxième édition : l’Aqueduc Festival, qui se tiendra ce week-end à Chaponost, affiche complet sur les deux soirs. Les organisateurs ont annoncé la nouvelle avec enthousiasme sur les réseaux sociaux : « On n’en revient pas ! »

Niché au cœur du site du Plat de l’Air face aux arches de l’aqueduc romain du Gier, le festival avait déjà réuni 4 000 personnes lors de sa première édition en 2025. Cette année, il confirme son ancrage dans le paysage culturel lyonnais avec une programmation particulièrement séduisante.
Une affiche groove pour deux soirées
Le vendredi 5 juin, la grande scène accueillera Imagination (aux côtés de Leee John), icône de la soul britannique des années 80 aux plus de 30 millions d’albums vendus, en compagnie du guitariste nigérian Keziah Jones, inventeur du « blufunk », et de l’argentine La Yegros, reine de la nu-cumbia.
Le lendemain, place à Charlie Winston qui présentera son sixième album Love Isn’t Easy, Ben l’Oncle Soul et son nouveau projet Sad Generation, et la pétillante Satine, étoile montante de la pop française.
Funk, soul, jazz, cumbia, pop… Le festival revendique le groove comme fil conducteur, avec une programmation intergénérationnelle pensée pour rassembler autant les connaisseurs que le grand public. Une grande partie du festival est également consacrée à la food.

Des billets encore disponibles via la revente officielle
Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de prendre leurs places à temps, les organisateurs invitent à consulter la bourse aux billets officielle Reelax Tickets, une plateforme de revente sécurisée permettant également de s’inscrire sur liste d’attente. Ils appellent par ailleurs à la vigilance face aux arnaques sur d’autres plateformes ou en commentaires.
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