Festival
Les 24h de l’INSA dévoilent les premiers noms de leur 51e édition
Trois premiers noms ont été dévoilés pour le moment.
Le plus grand festival étudiant de France amorce le lancement de sa 51ᵉ édition. Les 24h de l’INSA, qui se tiendront du 22 au 24 mai 2026 sur le campus de la Doua à Villeurbanne, viennent d’annoncer les trois premiers artistes de leur programmation. Une entrée en matière éclectique mêlant R&B, électro et pop, fidèle à l’ADN du festival.

Sonny Rave, révélation R&B sur l’Echo Stage
Le samedi 23 mai, l’Echo Stage accueillera Sonny Rave, l’une des nouvelles figures montantes du R&B francophone. Porté par une voix singulière et un univers sombre et moderne, l’artiste s’impose peu à peu sur la scène actuelle. Souvent comparé à The Weeknd ou Hamza, il collabore avec des producteurs reconnus comme STWO ou Sectra. En 2025, Sonny Rave a confirmé son ascension avec Silk & Shadows, un projet remarqué réunissant notamment Green Montana et Genezio.
Todiefor sur la Main Stage pour une soirée électro explosive
Autre annonce majeure, Todiefor fera vibrer la Main Stage le samedi 23 mai. Le producteur et DJ belge multi-certifié s’est imposé comme l’une des figures les plus innovantes de la scène électro européenne. Habitué des grands festivals comme Dour, Lollapalooza ou Les Ardentes, il développe une identité sonore hybride, à la croisée du rap, de la techno, de la trance et de la bass music. Son projet Pandemonium Reloaded, dévoilé en 2025 avec Vald et Vladimir Cauchemar, a marqué un tournant en fusionnant rap et techno dans un format inédit.
Jive Me ouvre le bal sur l’Echo Stage
Le vendredi 22 mai, c’est le duo Jive Me qui lancera les festivités sur l’Echo Stage. Composé de Tara et Baptiste, le projet séduit par une électro/french pop solaire, portée par des valeurs de fête, de liberté et de lâcher-prise. Après deux albums cumulant plus de 19 millions de streams, le duo est revenu récemment avec 120 BPM, un titre en français au refrain accrocheur.
Depuis sa création en 1972, les 24h de l’INSA ont su évoluer tout en conservant leur esprit d’origine. Organisé sur l’ensemble du campus de la Doua, l’événement rassemble chaque année des dizaines de milliers de festivaliers autour de concerts, mais aussi de nombreuses animations sportives, culturelles et ludiques proposées gratuitement en journée.
Pour cette 51ᵉ édition, plus de 30 artistes sont attendus sur les quatre scènes, confirmant la volonté du festival de proposer une programmation variée et accessible à tous les publics, étudiants ou non.
Après une édition 2025 marquée notamment par Adèle Castillon, Caballero & Jeanjass ou Lord Esperanza, les 24h de l’INSA donnent déjà le ton pour 2026. D’autres annonces devraient suivre dans les prochaines semaines. La billetterie est déjà ouverte.
Festival
Le festival Saôn’Automne de Quincieux tire sa révérence
Le festival gratuit avait notamment accueilli Zaho de Sagazan, MPL et Jabberwocky.
Après dix éditions et une décennie de concerts gratuits au bord de la Saône, le festival Saôn’Automne ne reviendra pas à Quincieux. L’association organisatrice l’a annoncé sur ses réseaux sociaux : faute de repreneurs et de réel soutien de la nouvelle municipalité, l’aventure s’arrête.

Dès la fin de l’édition 2025, les organisateurs avaient lancé un appel du pied aux associations locales pour reprendre le flambeau. Un an plus tard, aucune équipe associative n’a pu être identifiée pour assurer la pérennité du festival. Dans son communiqué, l’association pointe également l’absence de motivation de la nouvelle équipe municipale de Quincieux pour porter un projet culturel de cette envergure sur la commune. Sans perspective de reprise, les bénévoles ont décidé de ne pas poursuivre les recherches.
Une édition 2025 qui avait marqué les esprits
Le festival s’éteint pourtant sur un très beau souvenir. Les 19 et 20 septembre 2025, plus de 3 400 festivaliers s’étaient rassemblés dans le parc de la Mairie de Quincieux pour cette dixième édition, établissant un record d’affluence pour l’événement. Au programme : le rock nerveux d’Edgär, l’electro-funk de La Parade, le rap de Petite Gueule, l’énergie de MPL et l’univers plus intimiste de Nerlov. La scène ouverte avait aussi mis en lumière de jeunes talents comme Opaleene, Youngcoma et Soalo.
Depuis sa création en 2014, le festival avait su se construire une vraie identité sur la scène des rendez-vous musicaux gratuits de la région lyonnaise, en accueillant au fil des ans des artistes comme Zaho de Sagazan, Jabberwocky, Magenta Club, MB14 ou encore Naïve New Beaters.
Dans son message, l’association insiste sur ce qui a fait la singularité du festival pendant une décennie : rendre la culture accessible au plus grand nombre avec un accès entièrement gratuit et une programmation resserrée sur des artistes émergents de qualité.
« Ainsi s’achève la fabuleuse aventure du Festival Saôn’Automne à Quincieux après 10 très belles années de festivités« , conclut l’association.
Festival
La Kermesse à Lyon : un grand retour dans les années 2000 malgré la canicule et l’orage
Nostalgie pour 32 000 festivaliers à La Kermesse Festival.
Le dimanche 28 juin, le Matmut Stadium de Gerland s’est transformé en machine à remonter le temps pour la première Kermesse Festival. Après Nice, La Seyne-sur-Mer et Toulouse, le rendez-vous nostalgie faisait escale à Lyon, dans le cadre du Positiv Festival qui avait vu DJ Snake enflammer le stade la veille.

Ici, pas de programmation pointue ni de découvertes en tête d’affiche comme les festivals plus traditionnels : La Kermesse mise tout sur les tubes qui ont marqué toute une génération, ceux qu’on connaît par cœur sans même s’en rendre compte. Dès l’ouverture des portes, l’ambiance était donnée : Jordan Patural et Le Pedre ont lancé les hostilités en chauffant le stade sur les rythmes pop, eurodance et RnB qui ont bercé les années 2000 avant l’arrivée des artistes.
Sur scène, un véritable défilé de souvenirs : Colonel Reyel, K.Maro, Shy’m, Kenza Farah, Jessy Matador, Fatal Bazooka, Tragédie, Nâdiya, Lââm, O-Zone, PZK, Billy Crawford, Tribal King et Cascada. De quoi faire chanter en chœur trois générations de festivaliers, des premiers refrains de Petite sœur aux rythmes plus eurodance de Everytime We Touch.
Deux performances ont particulièrement marqué la journée (selon nous !). Nâdiya, fidèle à sa réputation de véritable showgirl, a « boosté à bloc » le public avec Roc et Cascada a clairement enflammé le stade avec son énergie et ses hits Evacuate The Dancefloor et Everytime We Touch.

Une canicule bien gérée mais un final perturbé par les orages
Autre défi de taille pour cette première édition : la chaleur. Avec un thermomètre affichant jusqu’à 39 degrés en plein après-midi, l’organisation avait anticipé le coup de chaud en arrosant régulièrement le public. Toutefois, vers 22h30, alors que le festival battait son plein, le déroulement de la soirée a été interrompu en raison d’une menace d’orages violents. Les 32 000 spectateurs présents ont dû être évacués.

Cette décision de dernière minute a eu des conséquences sur la fin de programmation : le concert de K.Maro a dû être écourté alors que le chanteur s’apprêtait à lancer son tube Femme like you, tandis que ceux de Fatal Bazooka et de Shy’m ont purement et simplement été annulés. Les organisateurs ont tenu à souligner que les consignes de sécurité avaient été respectées par tous et que la décision d’arrêter le festival avait été prise en concertation avec les autorités locales.
Un dénouement frustrant pour une partie du public mais qui rappelle une réalité de plus en plus fréquente pour les festivals : la météo reste le facteur imprévisible qui peut tout changer en quelques minutes. C’est notamment le cas de Guitare en Scène qui a dû voir une soirée écourtée il y a quelques jours.
Ce qu’il faut retenir de cette première lyonnaise
Malgré une soirée marquée par la canicule puis stoppée net par les risques orageux, cette première édition démontre tout de même le succès de La Kermesse dans le paysage festif lyonnais. Le pari nostalgie a fonctionné à plein régime et a conquis un public venu chanter, sauter et danser sur les tubes de sa jeunesse.
Reste à voir si La Kermesse reviendra à Lyon l’an prochain, avec l’espoir cette fois-ci de dérouler l’intégralité du programme jusqu’au bout.
Festival
Guitare en Scène : le grand rendez-vous rock à deux pas de Lyon
Quatre soirs à ne pas manquer pour les amateurs de rock !
Chaque été, c’est le même rituel pour les amateurs de rock : direction Saint-Julien-en-Genevois en Haute-Savoie pour cinq jours de concerts qui n’ont rien à envier aux plus grands festivals. Guitare en Scène fêtera en 2026 sa 19ème édition mi-juillet et la programmation annoncée a de quoi faire vibrer les amateurs de rock, blues, métal et folk de toute la région.

Le festival a dévoilé une tête d’affiche qui traverse les genres. Le mardi 14 juillet ouvrira les festivités avec un sommet de musicalité : Gregory Porter et sa voix de baryton inimitable puis Ben Harper and the Innocent Criminals pour une soirée entre soul, blues et folk. Le mercredi 15 juillet verra les Pixies fouler la scène, accompagnés de Manu Lanvin and the Devil Blues et Fantastic Negrito. Jeudi 16 juillet, place à Kool & The Gang pour une soirée funk indémodable, suivi de John Butler et Robben Ford. Le vendredi 17 juillet sera placé sous le signe du rock plus mordant avec Airbourne et Steel Panther, tandis que la soirée de clôture du samedi 18 juillet réunira The Inspector Cluzo et Jennifer Batten, en hommage à Jeff Beck.
Entre ces noms déjà installés, le festival continue sa tradition de dénicher des talents émergents sur sa scène Village et sa scène Quartier Libre, à l’image du jeune prodige australien Taj Farrant, repéré et soutenu par Carlos Santana et Buddy Guy ou du guitariste genevois Florian Desbaillet, capable de transformer sa guitare acoustique en véritable petit orchestre à lui seul.

Un festival à taille humaine, pensé pour la musique
Ce qui distingue Guitare en Scène des plus grands festivals, c’est sa jauge volontairement limitée à 5 000 festivaliers par soirée. Une philosophie assumée depuis sa création par une bande de passionnés qui privilégie la proximité entre le public et les artistes plutôt que la démesure. Une recette qui a quand même attiré, au fil des dix-neuf éditions, des pointures comme Mark Knopfler, Sting, Joe Satriani, Deep Purple, Scorpions ou encore Joe Bonamassa.
Saint-Julien-en-Genevois se trouve à environ 150 km de Lyon, soit un peu plus d’une heure et demie de route. Côté train, comptez généralement autour de deux heures via une correspondance à Bellegarde, en TER.
Les tarifs varient selon les soirées, de 50 € à 145 € (tarif VIP), avec des places debout généralement entre 63 € et 90 €. Il reste encore des places pour toutes les soirées.
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