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Premier concert de Charles Doré à Lyon
Premier album, première tournée, première fois à Lyon : Charles Doré a fait du Club Transbo son salon.
Pas de blague ce soir-là au Club Transbo, la petite salle du Transbordeur. Le 1er avril, Charles Doré faisait étape à Lyon dans le cadre de sa première tournée solo, quelques semaines seulement après la sortie de son premier album. Retour en images par Mathis Fonvielle.

Demi-finaliste de la douzième saison de la Star Academy, Charles Doré a traversé l’année 2025 dans une relative discrétion, préférant un temps de réflexion et de travail à la frénésie médiatique qui accompagne souvent la sortie du château. Le choix était le bon : signé sur le label Tôt ou tard, il a travaillé pendant près d’un an sur ce disque entouré de plusieurs auteurs et compositeurs dont Igit, Chiloo ou encore Noé Preszow.
La puissance et l’élasticité de sa voix sont une évidence qui avait déjà conquis les téléspectateurs. Ce qu’on découvre sur scène, c’est que le garçon sait aussi y faire en live.
Ce soir-là, il présentait donc À l’équilibre, projet très personnel sorti le 6 mars qui marque la véritable naissance de sa carrière en solo. L’album évoque le passage d’un quotidien d’adolescent à celui d’artiste, entre nouvelles responsabilités et rêves qui prennent forme. Une pop mélancolique dans laquelle le chanteur explore ce que lui apporte sa jeune carrière.

Un show intimiste et un artiste proche de son public
Le Club Transbo, c’est une salle à taille humaine. Pas d’écrans géants, pas de pyrotechnie : juste un artiste et son public, dans un rapport direct que ce type de format permet mieux qu’une grande arène.
Charles Doré a livré une prestation sobre et sincère, fidèle à l’esprit de l’album. Les titres phares comme Si demain tout s’arrête, Je pars mais je reste ou Hypersensible ont bien fonctionné en live, portés par une voix qui tient ses promesses.
Et justement, Hypersensible a eu droit à un moment un peu particulier ce soir-là : les fans avaient organisé en amont un projet collectif avec un lever de petits cœurs en papier pendant le titre. Sur scène, Charles Doré l’a visiblement apprécié.

Car c’est peut-être là la vraie marque de fabrique de Charles Doré en concert : la proximité. Pas de distance, pas de posture. À la fin du show, il est resté pour des dédicaces : un rendez-vous que ses fans attendaient et qu’il n’a pas esquivé.
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Tame Impala enchante Lyon à la LDLC Arena
Huit ans d’attente, une heure quarante de transe collective : Tame Impala a fait de la LDLC Arena son vaisseau spatial.
Il y a des concerts dont on ressort changé. Celui de Tame Impala à la LDLC Arena hier soir en fait partie. Retour en images par Loïck Andujar.

Huit ans d’attente : huit ans que le public français attendait le retour de Kevin Parker. Ce jeudi soir, à la LDLC Arena, leur patience a amplement été récompensée.
Pour les non-initiés, Tame Impala, c’est avant tout Kevin Parker, multi-instrumentiste australien qui, comme le nom l’indique, joue de tous les instruments et endosse les rôles d’auteur, producteur, mixeur et ingénieur sur ses projets. Un véritable homme-orchestre au sens littéral du terme, capable de sculpter seul des paysages sonores qui donnent l’impression d’être entouré d’un groupe entier. Sur scène, il l’est puisque Tame Impala c’est aussi Dominic Simper (guitare, synthétiseur), Jay Watson (synthétiseur, chant, guitare), Cam Avery (guitare basse, chant, synthétiseur) et Julien Barbagallo (batterie, chant).
Nommé quatre fois aux GRAMMY Awards, Parker a décroché une victoire en 2024 pour sa collaboration avec Justice sur Neverender. Son titre The Less I Know The Better dépasse aujourd’hui les deux milliards d’écoutes : autant vous dire qu’on n’est plus dans la catégorie « petit groupe confidentiel ».
Un concert qui met en lumière Deadbeat
Cette tournée européenne accompagne Deadbeat, cinquième album studio de Tame Impala, sorti en octobre 2025. L’album puise son inspiration dans la culture « bush doof » et la scène rave d’Australie-Occidentale, transformant Tame Impala en un projet rave à la fois primitif et futuriste. Un virage assumé vers le club, la transe, la basse qui vrille et qui prend tout son sens en live dans une grande salle comme la LDLC Arena.

Et ça a donné quoi ce show lyonnais ?
Pour commencer, RIP Magic a ouvert le bal avec une énergie explosive. Le quatuor londonien déjà repéré par Tyler, The Creator a su chauffer la salle sans l’épuiser avec leurs voix insolentes, leurs textures abrasives et leurs fusions audacieuses entre l’électronique expérimentale des années 90, l’indie-rock des années 2010 et la cold wave européenne.
Puis Tame Impala a pris possession de la scène en arrivant sur Apocalypse Dreams et en enchaînant directement sur un de ses plus gros tubes, Borderline. Et là, tout s’est embrasé.
Le show de lumières était clairement dingue : des lasers, des stroboscopes, des projections qui transformaient la LDLC Arena en vaisseau spatial psychédélique et une scène conçue comme un objet visuel à part entière et non comme un simple fond de décor. Chaque titre avait sa propre identité lumineuse avec ses propres couleurs et son propre monde.
Mais ce qui a peut-être le plus marqué le public lyonnais, c’est Kevin Parker lui-même. Loin de l’image de l’artiste planant et distant qu’on pourrait lui prêter, il était là, présent et proche de nous. Il a clairement exprimé son amour du public français et le public le lui a rendu au centuple. L’ambiance dans la salle était folle, une communion rare entre une arène de plusieurs milliers de personnes et un seul homme derrière ses synthés.

Elephant, Let It Happen, The Less I Know The Better… les classiques ont fait leur effet, mais c’est peut-être sur les titres de Deadbeat que la magie a opéré le plus fort. La rave australienne transposée à Décines, ça marche.
Pour ceux qui n’ont pas pu être là hier soir (ou qui veulent revivre l’expérience, car oui, on peut parler d’expérience à ce stade !), Tame Impala sera le 3 mai à l’Accor Arena à Paris.
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La légende italienne Eros Ramazzotti était de passage à la LDLC Arena
Le chanteur italien a fait chavirer les cœurs à la LDLC Arena vendredi dernier.
Le 27 mars 2026, Eros Ramazzotti était de passage à la LDLC Arena dans le cadre de sa tournée mondiale. Retour en images par Roméo Couturier.

Véritable icône de la musique italienne, Eros Ramazzotti s’est imposé depuis les années 1980 comme l’un des artistes les plus populaires au monde. Révélé au Festival de Sanremo avec le titre Terra promessa en 1984, il enchaîne depuis les succès internationaux. C’est d’ailleurs durant ce titre qu’il a décidé de descendre dans la foule pour saluer son public lyonnais. Sa voix reconnaissable entre toutes et ses mélodies mêlant pop et romantisme ont conquis plusieurs générations.
Avec plus de 80 millions de disques vendus et une carrière riche de nombreux albums et collaborations prestigieuses, il a su traverser les décennies sans perdre le lien avec son public. Sur scène, l’artiste italien continue de proposer des shows généreux, alternant ses plus grands classiques et des titres plus récents.
À Lyon, le public de la LDLC Arena n’a pas été déçu. Dans une salle comble, Eros Ramazzotti a offert un concert intense porté par une scénographie soignée et une véritable proximité avec ses fans.
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Au Radiant-Bellevue, Bekar confirme son ascension avec Alba
Après le Transbo en 2023 et Woodstower cet été, on était heureux de revoir Bekar à Lyon.
Samedi dernier, Bekar était de retour à Lyon pour nous présenter son dernier album Alba, sorti il y a maintenant presque un an. Retour en images par Mathis Fonvielle.

En octobre 2023, Bekar remplissait le Transbordeur ; sa plus grande salle à ce moment-là. Entre temps ? Un zénith de Paris et un zénith de Lille complets. Le petit rappeur roubaisien a fait bien du chemin depuis. Une trajectoire fulgurante pour un artiste qui, depuis ses débuts, s’impose avec un rap introspectif, sensible et à contre-courant des clichés du genre. Après un rapide passage par Woodstower l’été dernier, on le retrouvait cette fois-ci dans la grande salle du Radiant-Bellevue entouré de 2000 personnes qui ont fait le déplacement.
La soirée s’ouvre avec William. À seulement 20 ans, le jeune rappeur commence à faire parler de lui, notamment grâce à l’album Salon de Thé (2024) et plus récemment l’EP Skandal (Magaad). Une première partie solide, qui confirme l’émergence d’un artiste à suivre de près.

Peu avant 21 heures, la salle plonge dans le noir. Les premières notes de « L’orchestre » résonnent, le titre qui ouvre également Alba. Sur scène, cinq écrans suspendus diffusent une lumière orangée. Le public reconnaît instantanément les premières paroles et s’enflamme, alors que Bekar, qui a déjà commencé à chanter en coulisses, tarde à apparaître. Il surgit finalement par l’arrière de la scène, déclenchant une clameur immédiate.
Dès lors, le ton est donné et la machine est lancée. Plus affirmé que jamais, Bekar occupe la grande salle du Radiant avec assurance. Longtemps perçu comme discret, il semble aujourd’hui parfaitement à l’aise, transformant la scène en terrain de jeu. Après « L’orchestre », il enchaîne avec « Opinel » et « Dehors », deux titres emblématiques de son ascension.
Le concert fait la part belle à Alba, album charnière dans sa discographie. Pensé comme « la lumière après la noirceur » de ses précédents projets, il marque une évolution artistique plus apaisée sans renier la sincérité brute de ses débuts. À quelques exceptions près (« Au ralenti », « Pas du tout » et « Vont-ils s’entendre ? » n’ont malheureusement pas été retenus pour être joués sur scène), l’album est interprété presque intégralement.
Bekar n’oublie pas pour autant ses premiers fans. « La mort a du goût », « Soleil s’allume », clin d’œil aux sept ans de Boréal, son premier projet, ou encore « Hoodie », « Le film de ma vie » et « Triste » viennent ponctuer la setlist. Il n’a pas non plus oublié ses featurings : « Fisheye » avec PLK, « Finalement » avec SDM, « Hatem » avec Georgio et « Laponie » avec Gradur, également originaire de Roubaix.

Entre deux morceaux, l’artiste rappelle son attachement au rap français, notamment à ses racines boom bap. Une influence qu’il revendique en enchaînant « Bateau ivre » et « Entre quatre murs », dans une ambiance plus brute. Moment fort du concert : Bekar disparaît soudainement de la scène pour réapparaître au fond de la salle. Il traverse la fosse et termine au cœur du public, offrant un véritable moment de communion avec le public lyonnais.
Après plus d’une heure trente et une trentaine de titres, le concert touche à sa fin. Sur « Orangé », morceau dédié à son équipe, Bekar remercie ceux qui l’accompagnent depuis ses débuts avant de quitter la scène.
Alors que la tournée arrive à son terme, aucune nouvelle date lyonnaise n’a encore été annoncée. L’artiste poursuivra néanmoins son été sur les routes des festivals, avec notamment un passage au Golden Coast Festival de Dijon fin août. Une chose est sûre : Bekar n’en est plus à ses débuts, mais semble encore loin d’avoir atteint son apogée.
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