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Tame Impala enchante Lyon à la LDLC Arena

Huit ans d’attente, une heure quarante de transe collective : Tame Impala a fait de la LDLC Arena son vaisseau spatial.

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Il y a des concerts dont on ressort changé. Celui de Tame Impala à la LDLC Arena hier soir en fait partie. Retour en images par Loïck Andujar.

Kevin Parker, leader de Tame Impala. • © Loïck Andujar – Le Radar Lyonnais

Huit ans d’attente : huit ans que le public français attendait le retour de Kevin Parker. Ce jeudi soir, à la LDLC Arena, leur patience a amplement été récompensée.

Pour les non-initiés, Tame Impala, c’est avant tout Kevin Parker, multi-instrumentiste australien qui, comme le nom l’indique, joue de tous les instruments et endosse les rôles d’auteur, producteur, mixeur et ingénieur sur ses projets. Un véritable homme-orchestre au sens littéral du terme, capable de sculpter seul des paysages sonores qui donnent l’impression d’être entouré d’un groupe entier. Sur scène, il l’est puisque Tame Impala c’est aussi Dominic Simper (guitare, synthétiseur), Jay Watson (synthétiseur, chant, guitare), Cam Avery (guitare basse, chant, synthétiseur) et Julien Barbagallo (batterie, chant).

Nommé quatre fois aux GRAMMY Awards, Parker a décroché une victoire en 2024 pour sa collaboration avec Justice sur Neverender. Son titre The Less I Know The Better dépasse aujourd’hui les deux milliards d’écoutes : autant vous dire qu’on n’est plus dans la catégorie « petit groupe confidentiel ».

Un concert qui met en lumière Deadbeat

Cette tournée européenne accompagne Deadbeat, cinquième album studio de Tame Impala, sorti en octobre 2025. L’album puise son inspiration dans la culture « bush doof » et la scène rave d’Australie-Occidentale, transformant Tame Impala en un projet rave à la fois primitif et futuriste. Un virage assumé vers le club, la transe, la basse qui vrille et qui prend tout son sens en live dans une grande salle comme la LDLC Arena.

© Loïck Andujar – Le Radar Lyonnais

Et ça a donné quoi ce show lyonnais ?

Pour commencer, RIP Magic a ouvert le bal avec une énergie explosive. Le quatuor londonien déjà repéré par Tyler, The Creator a su chauffer la salle sans l’épuiser avec leurs voix insolentes, leurs textures abrasives et leurs fusions audacieuses entre l’électronique expérimentale des années 90, l’indie-rock des années 2010 et la cold wave européenne.

Puis Tame Impala a pris possession de la scène en arrivant sur Apocalypse Dreams et en enchaînant directement sur un de ses plus gros tubes, Borderline. Et là, tout s’est embrasé.

Le show de lumières était clairement dingue : des lasers, des stroboscopes, des projections qui transformaient la LDLC Arena en vaisseau spatial psychédélique et une scène conçue comme un objet visuel à part entière et non comme un simple fond de décor. Chaque titre avait sa propre identité lumineuse avec ses propres couleurs et son propre monde.

Mais ce qui a peut-être le plus marqué le public lyonnais, c’est Kevin Parker lui-même. Loin de l’image de l’artiste planant et distant qu’on pourrait lui prêter, il était là, présent et proche de nous. Il a clairement exprimé son amour du public français et le public le lui a rendu au centuple. L’ambiance dans la salle était folle, une communion rare entre une arène de plusieurs milliers de personnes et un seul homme derrière ses synthés.

© Loïck Andujar – Le Radar Lyonnais

Elephant, Let It Happen, The Less I Know The Better… les classiques ont fait leur effet, mais c’est peut-être sur les titres de Deadbeat que la magie a opéré le plus fort. La rave australienne transposée à Décines, ça marche.

Pour ceux qui n’ont pas pu être là hier soir (ou qui veulent revivre l’expérience, car oui, on peut parler d’expérience à ce stade !), Tame Impala sera le 3 mai à l’Accor Arena à Paris.

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Guitare en Scène 2026 : Airbourne, Steel Panther et un orage qui a tout chamboulé

On était une soirée au festival incontournable de la région pour les amateurs de rock.

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Pour sa 19e édition, le festival Guitare en Scène a une nouvelle fois posé ses amplis à Saint-Julien-en-Genevois, à une heure et demie de Lyon, du 14 au 18 juillet. Retour en images par Loïck Andujar.

Malgré les orages, l’ambiance était électrique à Guitare en Scène. • © Loïck Andujar – Le Radar Lyonnais

Cinq soirées, une jauge volontairement limitée à 5000 festivaliers et une programmation qui mélange légendes (Kool & The Gang, Pixies, Ben Harper) et pépites plus confidentielles, sur trois scènes à taille humaine. On était sur place le jeudi 16 juillet, une soirée qui restera dans les mémoires pour deux raisons bien différentes : la déferlante Airbourne et Steel Panther d’un côté et un orage retentissant qui a forcé les organisateurs à revoir leur programme de l’autre.

Une ambiance électrique avant même le premier riff

Avant de parler musique, impossible de ne pas s’arrêter sur l’atmosphère qui règne sur le site. Guitare en Scène, c’est aussi tout un village annexe qui vaut le détour : de quoi se restaurer et se désaltérer un peu partout mais aussi une vraie offre de stands qui sort de l’ordinaire avec des luthiers, des enseignes de vêtements et même des disquaires proposant des vinyles.

Sur la Scène Quartier Libre, le duo Quintana Dead Blues eXperience a lancé les hostilités. Puis, direction le Chapiteau pour Steel Panther, venu comme toujours avec son kitsch assumé, ses riffs bien gras et son humour potache et cette fois-ci un invité de marque : Ryan Roxie, le guitariste d’Alice Cooper, monté sur scène pour l’occasion. Une apparition qui a fini de mettre le feu à un public déjà bien chaud.

Mais la vraie claque de la soirée est venue d’Airbourne. Pendant que les éclairs éclairaient le ciel juste à l’extérieur, les Australiens ont livré un show d’une folle intensité : énergie débordante, riffs qui ne relâchent jamais la pression et une présence scénique qui a transformé le public en une masse compacte et hurlante comme au Transbordeur en mars dernier. Difficile de savoir qui de la météo ou du groupe générait le plus de décibels.

Joel O’Keeffe, chanteur et guitariste du groupe Airbourne. • © Loïck Andujar – Le Radar Lyonnais

Un orage qui a rebattu les cartes de la soirée

Car pendant que le Chapiteau vivait ces moments de grâce, les intempéries s’invitaient sérieusement dans la partie. Le concert d’ARH a notamment dû être stoppé en plein set à cause des conditions météo. The Inspector Cluzo, qui devait clôturer cette soirée du jeudi, n’a finalement pas pu monter sur scène, contraignant le festival à écourter sa soirée d’une heure pour se terminer autour de minuit.

De quoi laisser un petit goût d’inachevé pour ARH et The Inspector Cluzo, mais rien qui n’ait entamé l’énergie du public ni la magie de cette soirée du jeudi entre le blues-rock sans filtre de Quintana Dead Blues eXperience, le show endiablé de Steel Panther et son guest de choix et la tornade Airbourne, plus forte que l’orage. Une soirée mouvementée mais qui restera comme l’un des moments forts de cette 19e édition de Guitare en Scène.

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Trinix aux Nuits de Fourvière : pas mal non ? C’est lyonnais !

Les deux DJ lyonnais étaient de retour à Lyon.

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Le théâtre antique de Fourvière a vécu l’une de ses soirées les plus électriques de l’été. Ce samedi, dans le cadre des Samedis des Nuits, le duo vénissian Trinix a enflammé le Grand théâtre devant un public conquis d’avance venu en nombre.

Originaires de Vénissieux, Trinix a rempli aisément le Théâtre de Fourvière. • © DR (photo fournie par le groupe)

La date affichait complet depuis des semaines. Avant l’arrivée de Trinix, d’autres lyonnais avaient chauffé la scène : Dowdelin, quartet mêlant jazz, soul, électro et sonorités caribéennes et le mystérieux Plüm, producteur électro hip-hop qui se produit toujours masqué. Entre les sets, la DJ lyonnaise Cavale assurait la transition musicale pendant que les gourmands se retrouvaient du côté de l’Odéon autour des propositions du Lyon Street Food Festival.

Cette programmation 100 % locale n’est pas un hasard : pour son 80e anniversaire, les Nuits de Fourvière a fait le choix de mettre en lumière la scène musicale lyonnaise, en partenariat avec le festival Reperkusound.

Un retour à domicile pour Trinix

Interrogés par Le Progrès quelques heures avant de monter sur scène, Josh Chergui et Loïs Serre, qui se connaissent depuis l’enfance et qui travaillent toujours depuis leur studio de Vénissieux, ne cachaient pas leur émotion. Le duo a évoqué un rêve d’enfance qui se réalisait, se remémorant les sorties scolaires organisées jadis dans ce même théâtre. Ils ont également souligné leur attachement à Lyon et le sentiment que la scène locale mériterait d’être davantage mise en avant.

Josh et Loïs sont des amis d’enfance. • © DR (photo fournie par le groupe)

Habitués des plus grandes scènes internationales, de Tomorrowland à l’Olympia, les deux DJ ont confié ressentir une pression particulière ce soir-là : celle de jouer devant leurs proches, dont le grand-père de Loïs, 85 ans, qui découvrait son petit-fils sur scène pour la première fois.

Un show taillé sur mesure pour Lyon

Sur scène, Trinix a livré un set pensé spécialement pour l’occasion, à l’image de leur dernier album Origin, véritable tour du monde musical qui puise largement dans les sonorités sud-américaines. Le public a repris en chœur Emorio, tandis que la chanteuse argentine Natalia Doco est venue interpréter Quedate Luna aux côtés du duo. Le tube de l’été dernier, Vaitimbora, a également eu droit à son remix avant que le Lyonnais DJ Fly, plusieurs fois champion du monde de scratch, ne rejoigne la scène pour une véritable démonstration aux platines. La soirée s’est achevée sur un medley hommage à Daft Punk, faisant vibrer une dernière fois les 4 000 spectateurs du théâtre antique.

Après un Transbordeur complet au printemps, Trinix confirme dans sa propre ville, sa place parmi les valeurs sûres de la scène électro française.

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Un 51e anniversaire réussi pour les 24H de l’INSA

Les concerts, les courses et les animations des 24H de l’INSA ont rencontré un franc succès.

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Les 22, 23 et 24 mai dernier, le campus de la Doua a vibré tout le week-end à l’occasion de la 51e édition des 24h de l’INSA. Entre concerts, animations et courses, le festival a une nouvelle fois tenu ses promesses dans une ambiance festive dont seuls les étudiants de l’INSA ont la recette.

Au total, près de 20 000 festivaliers étaient présents aux 24H de l’INSA. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Le vendredi soir, environ 9 000 festivaliers ont répondu présent pour lancer les festivités. Le lendemain, ils étaient près de 10 000 à investir le campus pour la soirée du samedi.

Côté musique, la line-up a une nouvelle fois joué la carte de la diversité entre pop, techno, rap et électro. Carbonne a ouvert le bal le vendredi soir, accompagné de Todiefor, Zélie, Gonzi ou encore Lauwend.

Le samedi, place au duo Ascendant Vierge, Sonny Rave, Liv del Estal et Bleu Soleil, sans oublier les propositions plus underground de l’Underground Stage dans un conteneur.

Un très gros coup de cœur pour Todiefor, venu enflammer la scène vendredi soir. Le producteur et DJ belge a proposé un set entre rap, techno et bass music, remixant au passage plusieurs titres de Vald, artiste avec lequel il a collaboré aux côtés de Vladimir Cauchemar. Il a également invité le Lyonnais Kaaz à le rejoindre sur scène.

Todiefor sur la scène des 24H de l’INSA. • © Gaël Bourida – Le Radar Lyonnais

Des animations gratuites pour toute la famille

En journée, plus de 80 animations gratuites ont attiré un public familial nombreux. Village des associations, ferme pédagogique, spectacle de jonglage, sérigraphie ou encore spectacle de magie : petits et grands ont pu profiter du campus transformé en terrain de jeu géant, loin de la seule ambiance festivalière nocturne.

Comme chaque année, les traditionnelles 24 heures de courses ont rythmé le week-end : course à pied, cyclisme, duathlon et triathlon ont réuni des participants venus tester leur endurance en solo, en compétition ou en loisir. Pour sa deuxième édition, la Color Run a rencontré un joli succès avec une centaine de coureurs réunis pour une course festive et colorée dans une ambiance bon enfant.

La Color Rue s’est déroulée dans une ambiance joviale. • © Louben Prévost – Le Radar Lyonnais

Un final en apothéose

Le week-end s’est achevé sur un spectacle de bobines Tesla puis, comme le veut la tradition, un feu d’artifice a clôturé le festival en beauté, rythmé par la musique et particulièrement réussi, offrant un dernier moment fédérateur à tous les festivaliers présents.

Le rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition des 24h de l’INSA qui continuera d’écrire l’histoire du plus grand festival étudiant de France.

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