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Miki et Theodora au Printemps de Pérouges : deux univers, un seul verdict
Deux des artistes féminines les plus en vue du moment sur la même scène.
Le samedi 28 juin, le parc du château de Saint-Maurice-de-Rémens, à une heure de Lyon, accueillait une soirée pop urbaine avec deux des artistes féminines les plus en vue du moment. Retour sur une double affiche qui restera dans les mémoires.

Miki : la pop laisse place au chaos (et c’est parfait)
Fondé en 1997, le Printemps de Pérouges s’est imposé comme un rendez-vous culturel estival majeur de la région et il n’est pas du genre à jouer la carte de la facilité. Programmer Miki en première partie de Theodora, c’était prendre un risque calculé : celui d’ouvrir la soirée avec une artiste que le grand public découvre encore mais dont la réputation scénique précède largement les charts.

Sur scène, un scorpion géant trône en fond de décor, clin d’œil à son EP Scorpion ascendant scorpion sorti il y a maintenant un an. Cette franco-coréenne de 27 ans, révélée à l’été 2024 avec le clip viral d’Échec et mat devant un Buffalo Grill, débarque dans une configuration réduite : son batteur est absent, seul un guitariste l’accompagne. Mais loin de plomber le show, la contrainte devient un atout. Pendant une heure, Miki dépouille ses titres de leur vernis pop pour les réinventer dans un registre électro-rock brut et physique.
Les titres de son EP Graou défilent. Miki Cowboy passe en version rock survoltée et quand elle emprunte le chapeau d’un fan au premier rang pour l’interpréter, la salle comprend à qui elle a affaire. Jtm encore, Poly-pocket, Échec et mat commencé allongée sur la scène, dans la sueur : chaque titre est une petite performance à part entière. Le moment le plus fort ?Particule, jouée au milieu de la foule, où elle réclame un circle pit comme si elle était la tête d’affiche d’un festival de metal. Nommée deux fois aux Victoires de la Musique 2026 dans les catégories Révélation Féminine et Révélation Scène, Miki n’a décidément rien d’une popstar sage.
Le public venu pour Theodora, qui ne la connaissait pas nécessairement, repart conquis. C’est peut-être ça, le vrai succès de la soirée.
Theodora : le marathon tant attendu
Il fallait mériter cette soirée. Theodora avait dû composer avec les aléas climatiques puisque la canicule avait déjà eu raison de son concert à Europavox à Clermont-Ferrand, annulé suite à une surchauffe de son matériel technique. On croisait les doigts pour Pérouges.

Aucun incident : la Boss Lady est au rendez-vous et le dispositif scénique impose d’emblée le ton avec une BBL Tower qui trône en fond de scène, des écrans géants qui habillent les côtés avec un effet vitrines d’Amsterdam assumé. Plusieurs danseurs et danseuses l’encadrent, deux musiciens assurent le live. Dès les premières secondes, Theodora prévient le public : « Je vais pas beaucoup parler pour qu’on puisse faire le maximum de morceaux. »
Theodora a remporté quatre Victoires de la Musique lors de la dernière cérémonie, établissant un record pour la soirée. Sur scène, elle justifie chaque trophée. L’oiseau rose perché sur son micro, elle entame le concert sur les titres les moins évidents de son album MEGA BBL. Une entrée en matière volontairement progressive qui joue sur la patience du public. Les médias décrivent son style comme extraordinairement varié, fusionnant bouyon, hyperpop, rap français, pop, afrobeat, zouk, dancehall et R&B. Ce soir, tous ces genres coexistent dans un même élan.
Puis les hits arrivent en cascade, sans respiration : Do U Wanna, Kongolese sous BBL, Mon Bébé, Pay, Zou Bisou, tous enchaînés. Lorsque la partie de Disiz sur Melodrama retentit, Theodora quitte brièvement la scène pour aller dédicacer le CD d’un fan au premier rang. Sur Ils me rient tous au nez, elle descend dans la foule. Les flashs de téléphones s’allument par dizaines dans les gradins. Elle a également profité de la soirée pour interpréter pour la toute première fois Be My Valentine, dont le clip avec Adèle Exarchopoulos venait tout juste de sortir la veille.
Le rappel enfonce le clou : Miss Kitoko et Fashion Designa referment une setlist sans faiblesse. « C’était génial. Elle a une bonne énergie sur scène et elle a joué tous ses plus gros titres », résume Camille, étudiante venue de Lyon spécialement pour l’occasion.
Seule fausse note de la soirée et elle est cocasse : à la fin du concert, l’écran affiche « Merci Europavox ». Un couac technique qui rappelle l’annulation de Clermont-Ferrand et qui fera sourire les amateurs d’ironie. Pérouges méritait son propre merci mais le public, malgré tout, a bien compris que la soirée était pour lui.

Le festival se clôturera demain, dimanche 28 juin, avec Louane, Luiza et Mentissa. Il reste encore des places.
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Gros succès pour le pop-up store de La Fève à Lyon
Le public de La Fève était au rendez-vous.
On était présents au pop-up store de La Fève ce mardi à Lyon. Le public était lui aussi au rendez-vous. Retour en images par Nils.

La Fève était à Lyon ce mardi 15 septembre, le temps d’un pop-up store exclusif au 6 rue d’Enghien. Le rappeur a organisé l’ouverture de quatre boutiques éphémères dans plusieurs villes françaises (Paris, Marseille, Lille et Lyon) à l’occasion de la sortie prochaine de son tout prochain album, « FINIS-LES », attendu d’ici la fin de l’année 2026.
À son arrivée, l’artiste a personnalisé les lieux en graffant « FINIS-LES LYON » sur une bâche, sous les yeux d’un public déjà venu en nombre. La file d’attente s’est rapidement allongée devant le pop-up. Certains fans ont patienté plus de quatre heures pour l’occasion. La récompense en valait la peine : entre photos avec le rappeur et dédicaces de vinyles, les échanges se sont multipliés tout au long de l’après-midi.
Comme annoncé, un t-shirt exclusif était proposé à la vente chaque jour de la tournée, en quantité limitée. Le stand merchandising présentait plusieurs modèles dans une ambiance volontairement minimaliste avec des bornes dédiées aux commandes. Les visiteurs ont également pu précommander l’album et repartir avec différents goodies exclusifs.
Fidèle à sa réputation, La Fève s’est montré disponible et accessible en prenant le temps d’échanger avec chaque fan présent. Une belle énergie régnait aussi entre les fans eux-mêmes, dans une ambiance conviviale portée par le DJ set qui animait le lieu.
Le rendez-vous est déjà pris pour la suite : La Fève sera à la LDLC Arena le 12 février 2027, pour son « FINIS-LES ZÉNITH TOUR ».
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Esmée et Theodora réunies à la Fiducial Astéria pour un showcase Radio Scoop
La Boss Lady a offert un moment privilégié aux auditeurs de Radio Scoop avec Esmée en première partie.
Ce lundi, Radio Scoop organisait à la Fiducial Astéria un enregistrement d’émission doublé d’un showcase exceptionnel avec en tête d’affiche la « Boss Lady » Theodora. Retour en images par Louben Prévost.

Esmée en ouverture, entre confidences et nouveaux titres
C’est Esmée qui a ouvert le bal, interviewée par Stéphanie Loire, animatrice du 16-18h de Radio Scoop. La chanteuse, révélée en 2023 avec le titre « Mémento » coécrit avec Hoshi, a évoqué son actualité : un nouvel album en préparation qui sera suivi d’une tournée passant par Lyon. Après avoir collaboré sur son premier disque « Vers les jours heureux » avec des noms comme Yodelice, Hoshi ou Joseph Kamel, elle s’entoure cette fois de Julien Lieb et de son équipe pour ce nouveau projet, dont le titre « Dopamine » donne le ton.
L’échange avec Stéphanie Loire a aussi pris une tournure plus personnelle. Esmée est revenue sur des épisodes difficiles de son parcours puisqu’elle raconte avoir été victime d’harcèlement lors de sa scolarité. Une prise de parole sincère et touchante dans laquelle la jeune femme s’est réellement dévoilée et qui lui a permis de développer ce fil rouge qu’elle partage déjà dans ses chansons.
Sur scène, elle a enchaîné ses titres phares : « Mémento », sorti il y a quatre ans maintenant, « Mamie » en hommage à sa grand-mère, plusieurs morceaux de « Vers les jours heureux » ainsi que deux titres encore plus récents, « Insomnie » et « Dopamine » qui laissent présager la couleur de son prochain album.
Theodora, la Boss Lady se livre (un peu) avant d’enflammer la scène
Place ensuite à celle que tout le monde attendait. Theodora s’est imposée en un temps record comme l’une des voix les plus singulières de la scène française avec son style bien à elle entre chanson, rap et pop urbaine. Révélée en 2024 avec « Kongolese sous BBL », premier titre bouyon certifié single d’or en France, elle enchaîne depuis les succès : mixtape disque d’or, quatre Zénith de Paris complets en quelques minutes et un duo remarqué avec Disiz sur « melodrama ».
Face à Stéphanie Loire, l’artiste s’est d’abord montrée timide, visiblement peu à l’aise dans l’exercice de l’interview. Mais au fil des questions, la Boss Lady a fini par se livrer : sa propre définition de ce qu’est une « boss lady », ses projets à venir, sa relation avec Disiz et la genèse du featuring « melodrama », son regard sur l’industrie musicale… Elle en a même profité pour donner quelques conseils pour les jeunes artistes qui débutent. Un moment unique qu’elle a elle-même souligné en proposant à ses fans de lui poser directement leurs questions pour finir l’interview : « C’est rare que je puisse m’adresser à mon public comme ça », a-t-elle confié.
Avant de retrouver Theodora sur scène, Vyktor Nova, DJ de Radio Scoop, a chauffé la salle avec une quarantaine de minutes de mix. Miss Rhône Julia Grid-Costantino, bientôt en lice pour l’élection de Miss Rhône-Alpes avec l’espoir de représenter la région à Miss France en décembre, est également montée sur scène pour saluer le public.

Un karaoké géant pour clôturer la soirée
Puis Theodora est montée sur scène, visiblement bien plus à l’aise à l’idée de chanter qu’à répondre aux questions. En moins d’une dizaine de titres, elle a enchaîné les hits : « Melodrama », « Kongolese sous BBL », « SPA » (son titre avec Gims), « Fashion Designa », « Miss Kitoko »… Le public de la Fiducial Astéria était à fond.
Sur « Melodrama », Theodora est descendue dans le public pour faire chanter les auditeurs de Radio Scoop. Elle a également adressé un joyeux anniversaire à Noémie, une fan installée au premier rang, sous les applaudissements de la salle.
Une soirée qui aura confirmé, s’il le fallait encore, le statut de Theodora : sur scène, la Boss Lady n’a plus rien de timide.
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Guitare en Scène 2026 : Airbourne, Steel Panther et un orage qui a tout chamboulé
On était une soirée au festival incontournable de la région pour les amateurs de rock.
Pour sa 19e édition, le festival Guitare en Scène a une nouvelle fois posé ses amplis à Saint-Julien-en-Genevois, à une heure et demie de Lyon, du 14 au 18 juillet. Retour en images par Loïck Andujar.

Cinq soirées, une jauge volontairement limitée à 5000 festivaliers et une programmation qui mélange légendes (Kool & The Gang, Pixies, Ben Harper) et pépites plus confidentielles, sur trois scènes à taille humaine. On était sur place le jeudi 16 juillet, une soirée qui restera dans les mémoires pour deux raisons bien différentes : la déferlante Airbourne et Steel Panther d’un côté et un orage retentissant qui a forcé les organisateurs à revoir leur programme de l’autre.
Une ambiance électrique avant même le premier riff
Avant de parler musique, impossible de ne pas s’arrêter sur l’atmosphère qui règne sur le site. Guitare en Scène, c’est aussi tout un village annexe qui vaut le détour : de quoi se restaurer et se désaltérer un peu partout mais aussi une vraie offre de stands qui sort de l’ordinaire avec des luthiers, des enseignes de vêtements et même des disquaires proposant des vinyles.
Sur la Scène Quartier Libre, le duo Quintana Dead Blues eXperience a lancé les hostilités. Puis, direction le Chapiteau pour Steel Panther, venu comme toujours avec son kitsch assumé, ses riffs bien gras et son humour potache et cette fois-ci un invité de marque : Ryan Roxie, le guitariste d’Alice Cooper, monté sur scène pour l’occasion. Une apparition qui a fini de mettre le feu à un public déjà bien chaud.
Mais la vraie claque de la soirée est venue d’Airbourne. Pendant que les éclairs éclairaient le ciel juste à l’extérieur, les Australiens ont livré un show d’une folle intensité : énergie débordante, riffs qui ne relâchent jamais la pression et une présence scénique qui a transformé le public en une masse compacte et hurlante comme au Transbordeur en mars dernier. Difficile de savoir qui de la météo ou du groupe générait le plus de décibels.

Un orage qui a rebattu les cartes de la soirée
Car pendant que le Chapiteau vivait ces moments de grâce, les intempéries s’invitaient sérieusement dans la partie. Le concert d’ARH a notamment dû être stoppé en plein set à cause des conditions météo. The Inspector Cluzo, qui devait clôturer cette soirée du jeudi, n’a finalement pas pu monter sur scène, contraignant le festival à écourter sa soirée d’une heure pour se terminer autour de minuit.
De quoi laisser un petit goût d’inachevé pour ARH et The Inspector Cluzo, mais rien qui n’ait entamé l’énergie du public ni la magie de cette soirée du jeudi entre le blues-rock sans filtre de Quintana Dead Blues eXperience, le show endiablé de Steel Panther et son guest de choix et la tornade Airbourne, plus forte que l’orage. Une soirée mouvementée mais qui restera comme l’un des moments forts de cette 19e édition de Guitare en Scène.
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