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Retour en images. Danyl à La Rayonne : l’album ZMIG déjà adopté par Lyon
Après un concert sauvage à La Commune une semaine avant, Danyl était de retour à Lyon.
Jeudi 29 février, pour la deuxième date de sa tournée ZMIG, Danyl a transformé La Rayonne en une arène bouillante. Retour en images par Gaël Bourida.

Pour chauffer une Rayonne à guichets fermés, Danyl a repris la recette gagnante de son passage au Sucre il y a un an, en confiant la première partie à Malcom Teddy. Avec des titres comme Tirer dans le ciel, Comment je vais m’en sortir ou encore Incendie, l’artiste a réussi le pari de capter l’attention de ceux qui ne le connaissaient pas encore. Une entrée en matière efficace pour préparer le public lyonnais à la suite des événements.

À 21h, les lumières s’éteignent. Danyl apparaît seul, face à son piano. Il chante Brouillon, un choix intimiste qui installe immédiatement une atmosphère suspendue. Mais le calme ne dure qu’un temps. À la fin du morceau, il est rejoint par son équipe de choc : son DJ Doumsi, son pianiste et guitariste Ilan et Gaspard, son batteur. L’alchimie est immédiate.
Un test live réussi pour son album ZMIG
La performance est d’autant plus impressionnante que son premier album n’est sorti que 13 jours avant le concert. Pourtant, le public lyonnais connaissait les paroles sur le bout des doigts. L’apport des instruments organiques comme la batterie et guitare donne une dimension vivante aux productions hybrides de l’artiste.
Dans cet album, Danyl mélange rap, pop, R&B et raï pour nous parler d’amour et de quête d’identité. Intitulé ZMIG, le disque tire son nom d’un terme péjoratif (« zmigri ») que l’artiste se réapproprie pour en faire un symbole de fierté et de rassemblement. À travers des textes introspectifs et sensibles, il explore la double culture, l’héritage et le sentiment d’entre-deux, tout en défendant une vision apaisée du vivre-ensemble, notamment sur le titre La Voisine. Un projet intime et hybride, pensé comme un manifeste personnel autant que générationnel.
Le show navigue habilement entre parenthèses suspendues et pics d’intensité brute, rappelant une nouvelle fois la dualité de ce double héritage qu’il met en avant dans ZMIG. Sur scène, ce métissage se ressent dans chaque note, mêlant habilement sonorités maghrébines et pop moderne.

Un concert maîtrisé de A à Z
Durant tout le set, l’artiste franco-algérien prend le temps d’échanger avec son public. Entre deux dédicaces de vinyles tendus depuis la fosse et des interactions improvisées, Danyl a prouvé qu’il maîtrisait l’art de la scène et de l’échange spontané.
L’un des moments forts du show : l’interprétation du titre Ti Amo, en collaboration avec Stony Stone. Fidèle à ses vidéos de composition en direct qui l’ont fait connaître sur les réseaux, Danyl a construit la prod en direct avec l’aide du public. Kick, drums, hi-hats : chaque élément sonore a été capté dans la salle avant d’être bouclé, transformant La Rayonne en un immense studio de création. Enfin, pour clore cette communion, Danyl est descendu directement dans la fosse, au milieu des fans, pour interpréter une dernière fois Brouillon dans une ambiance électrique.
Danyl peut repartir de Lyon avec la satisfaction d’avoir livré un show généreux, technique et surtout profondément humain. Si la tournée ZMIG ne fait que commencer, elle s’annonce déjà comme l’un des événements marquants de l’année pour la scène francophone.
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Retour en images. Suzane à Lyon devant un Transbordeur complet
La chanteuse originaire d’Avignon était de retour au Transbordeur, salle qu’elle connait bien désormais.
Ce vendredi 23 janvier, Suzane a brillé au Transbordeur. Devant près de 1800 personnes, la chanteuse a offert 1h15 de show. On y était, on vous raconte.

Cela faisait plus de deux ans que Suzane n’avait pas mis les pieds en terres lyonnaises. Son dernier passage remontait à fin 2023, à l’occasion des Francophonides de Pierre-Bénite. Entre-temps, la chanteuse a sorti un nouvel album, Millenium. C’est ce troisième opus qu’elle est venue défendre vendredi dernier au Transbordeur, dans le cadre d’une tournée d’une vingtaine de dates entamée en novembre.
Après une première partie brillamment assurée par Lou Dassi, plusieurs « Suzanes » arrivent sur scène, incarnées par ses danseuses. Fini le temps où l’artiste se produisait seule, avec pour seuls compagnons son Mac et son Akai Mini, qui l’ont accompagnée sur toutes les scènes de France, au point de faire d’elle l’artiste la plus programmée en festivals en 2019. Cette fois-ci, l’énergie n’est pas doublée ni triplée, mais bien quadruplée, avec la présence de quatre danseuses. De quoi promettre un spectacle total.
Suzane arrive en crevant – littéralement – l’écran, après avoir fait patienter le public sur Désenchantée de Mylène Farmer. « Mouvement, mouvement, tout est dans le mouvement », annonce-t-elle sur l’introduction de son single sorti il y a bientôt un an. Noir total. Le public crie, le Transbordeur tremble déjà avec des spectateurs qui tapent des pieds. Le concert est lancé, devant une foule clairement pas prête pour la claque qu’elle s’apprête à recevoir.
L’Avignonnaise enchaîne plusieurs titres de son nouvel album. Forte d’une solide expérience scénique, Suzane n’a même plus besoin de chauffer le public lyonnais :« Et bah, Lyon, on dirait que vous êtes en forme ! » s’amuse-t-elle. Entre chaque chanson, elle prend le temps d’échanger avec la salle. Elle se rappelle notamment que le Transbordeur fut l’une de ses premières scènes, lors de la tournée Pernod Ricard, en mai 2019. L’émotion est palpable lorsqu’elle évoque les sept années parcourues depuis. L’occasion de lancer son premier single, L’Insatisfait. Enfin, pas besoin de vraiment le lancer : le public le connaît déjà par cœur. Le premier rang entonne la mélodie, Suzane envoie le son, toute la salle chante. Une recette gagnante.
La setlist est finement rodée. Suzane alterne titres calmes remplis d’émotion, morceaux dansants et chansons engagées comme Je t’accuse ou Virile. Nos coups de cœur ? À la vie et Au grand jour, issus de Millenium, qui apportent un véritable souffle au spectacle. Les titres défilent, l’énergie monte crescendo. Seule petite frustration : aucun morceau de Caméo, son deuxième album, n’est au programme. On aurait adoré entendre Génération désenchantée ou Pura Vida.
Le pic de la soirée survient lorsque la chanteuse interprète Suzane, extrait de son premier EP sorti en 2018. Le public reprend chaque parole et l’artiste s’offre un bain de foule avant de remercier ses équipes. Fin du concert ? Pas tout à fait. Suzane revient sur scène pour un rappel de deux titres. Mais cela ne suffit pas au public lyonnais, qui en redemande encore. Surprise, la chanteuse revient une nouvelle fois, un peu embêtée de ne pas avoir prévu de rappel supplémentaire. Qu’à cela ne tienne : elle improvise avec humour et relance Suzane, que le public se fait une joie de chanter une seconde fois.
Difficile de ne pas ressortir conquis de ce concert, débordant d’énergie et d’émotions. Loin des effets pyrotechniques de Rilès, vu à la LDLC Arena il y a deux semaines, Suzane parvient à occuper la scène avec brio, sur deux étages, entourée de ses danseuses et avec une simplicité authentique qui fait son succès. Le lendemain, elle annonçait un Accor Arena à Paris. Nul doute qu’elle pourrait remplir une salle plus grande que le Transbordeur à Lyon … affaire à suivre ! En attendant, on espère la revoir très vite dans la région. Pour les plus téméraires, Suzane sera au Foreztival, entre Saint-Étienne et Roanne, le 1er août.
Retour en images par Isaac Nils.
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Retour en images. Rilès enflamme la LDLC Arena avec un show spectaculaire et engagé
Une scénographie impressionnante accompagnait le rappeur sur la scène de l’Arena lyonnaise.
Le rappeur Rilès a offert un concert inoubliable ce vendredi à la LDLC Arena, mêlant prouesses techniques et émotion brute.

Dès l’ouverture, le ton est donné. Riles s’élève depuis le sol en chantant, puis chute brutalement avant de réapparaître au sommet d’une montagne. Cette mise en scène symbolise parfaitement son parcours : des hauts, des bas, mais toujours la force de se relever.
La scénographie impressionne par son ambition. Explosions, flammes et décors monumentaux se succèdent, témoignant d’une vraie volonté artistique. L’utilisation de deepfakes de personnalités politiques controversées pendant Justice & Peace affirme clairement l’engagement de l’artiste, qui refuse de faire du rap sans message.
Le public a vibré sur les classiques. Thank God, In the Jungle, Brothers : ces titres âgés de presque dix ans résonnent encore comme au premier jour. Rilès prouve qu’il n’a jamais quitté le cœur de ses fans.
Le final atteint des sommets avec une prouesse pyrotechnique où le rappeur s’élève sur une plateforme crachant des flammes. Après cette démonstration de force, il conclut en douceur, dans la lumière. Un contraste qui illustre sa maturité artistique.
Le rappel confirme l’humanité de l’artiste : il présente ses danseurs, remercie son équipe et toute celle de la LDLC Arena. Ces gestes simples rappellent que derrière le spectacle, il y a un collectif et toute une organisation.
Cette première date de son Survival Tour marque la genèse d’une grande tournée pour un Rilès qui a su transformer ses épreuves en art vivant.
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Retour en images. Kerchak a dévoilé son premier album en exclusivité à La Marquise
Les lyonnais ont pu découvrir en avant-première « 34 », le premier album du rappeur.
Présent à Lyon le 10 janvier, Kerchak a investi La Marquise pour un showcase organisé à l’occasion de la sortie imminente de son premier album, « 34 ».

Arrivé sur scène aux alentours de 20h30, le rappeur a proposé un set d’environ 45 minutes devant son public lyonnais. Une performance rythmée, mêlant plusieurs de ses classiques comme No Lèche, Peur ou encore Calme Toi, et de nombreux titres issus de son prochain album, dévoilés en exclusivité.
Avec « 34 », Kerchak explore plusieurs styles et affirme une identité musicale plus large. Parmi les morceaux présentés, Fiak a particulièrement retenu l’attention, avec une ambiance bouyon, fidèle à son univers. L’artiste a également interprété Nirvana, son featuring avec L2B déjà disponible sur les plateformes. L’album comptera aussi des collaborations avec Naza, Himra, ElGrandeToto et Jolagreen23.
Tout au long du showcase, Kerchak a multiplié les échanges avec le public, annonçant régulièrement chaque titre comme son préféré du projet, avant de se reprendre avec humour quelques morceaux plus tard pour affirmer « non, en fait mon préféré c’est celui-là », et cela en boucle.
La soirée s’est déroulée en parallèle du match Côte d’Ivoire – Égypte, remporté 3-2 par l’Égypte. D’origine ivoirienne, Kerchak n’a pas manqué de commenter le match sur scène, partageant sa frustration et ses réactions avec le public.
Dans la fosse, sa mascotte a contribué à maintenir l’ambiance, tandis qu’à l’issue du concert, l’artiste a pris le temps de rejoindre ses fans pour une photo de groupe devant son tour bus.
Un showcase efficace et prometteur, à quelques jours de la sortie de « 34 », attendue ce vendredi. Un dernier showcase est prévu pour la release party le 15 janvier à Paris.
Retour en images par Gaël Bourida.
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